ÉPISCOPALE, AU MOÏEN-AGE
L'évèque nommé, après avoir informé par lettre le Chapitre et le clergé, du jour de son entrée, se rendait, la veille de la cérémonie, au prieuré de Saint-Martin-au-Val et y passait la nuit en prières. Le Prieur et lo couvent de ce lieu étaient tenus, par jugement arbitral de 1265, de donner au Prélat, pour sa dépense et son droit de procure, la somme de 160 livres ».
Le lendemain, de grand matin, les députés du Chapitre venaient congratuler l'Evêque et l'inviter à prêter le serinent approuvé par les bulles des papes et par un usage constant. Ce serment, si 1 on en croit le procèsverbal rapporté en 1260, lors de l'entrée de Pierre de Mincy », était prononcé publiquement dans la salle capitulaire de Saint-Martin-au-Val- il obligeait l'Evêque élu à garder les privilèges et les coutumes de l'égliso de Chartres, tant écrites que traditionnelles. Après ces préliminaires, la
f>rocession se mettait en marche dans l'ordre suivant : le clergé de toutes es paroisses et les religieux des ordres mineurs sur deux files, l'abbé de bain t-Jean-en- Vallée, chanoine-né de Notre-Dame, monté sur une haquenée blanche et portant la crosse; puis le Prélat, vêtu de ses habits épiscopaux et assis dans une chaire que le vidame de Chartres, le baron dAlluyes, les seigneurs du Chêne-Doré et de Longny soutenaient sur leurs épaules. De chaque côté de ce groupe marchaient les religieux de Saint-Père, de Saint-Jean-en-Vallée, de Josaphat et de Saint-Cheron. Le maire de Saint-Martin-au-Val était tenu, à raison de son tief, d'escorter l'Evêque; lu chaire ambulatoire lui appartenait pour son assistance.
L'Evêque trouvait à la porte Saint-Michel les ofllciers du Comte et les gens de la ville qui, après avoir fait leur harangue, se joignaient au cortège. On se dirigeait par les rues Saint-Michel , Saint-Aignan et des Changes, tendues de tapisseries, jusqu'à la tour du Roi où le Prélat entrait; il se rendait à la chapelle Saint-Blanchard et jurait sur l'autel de ne jamais aller à ('encontre des droits du comte de Chartres. Le bailli ou son lieutenant dressait procès-verbal de ce serment qui était prêté en présence des avocats et procureurs du Roi et du Comte, des autres officiers de la justice et des membres du corps de ville 4.
i M. Janvier de Flainville a fuit imprimer en 1780 une relation des cérémonies de l'entrée des évèques de Chartres dan9 leur ville épisropale. — Voir aussi , sur le même sujet, des procès-verbaux et mémoires manuscrite conservés dans les papiers du Chapitre, caisse 2, Z, première et deuxième liasse*. (Archives départementales.)
» Litre noir de févéché, P>- 19 et 20.
» lb., f* 36.
* L'évèque Philippe de Boisgiloud, dont l'entrée eut lieu le 14 juillet 1417, fit son serment , lui estant en chaire , au col de quatre personnes , devant la tour le Hou , le% la grosse pierre vu se tennent quelquefois les plaids du Bailly ; lequel serement estoit escript en une tablette derrière Vuustel monsieur Saint-Blanchard. — Et ce fust faicl en présence M"** Claude de Vendosme , vidame, Lotjs sieur de Longny, Hector de Chartres, sieur d'Mlonnes, Gilles Cholet , seigneur de Dangeau, Jehan de Chartres, seigneur de Ver, Gilles de Chonvilliers , bailly de Chartres, Hobert Poignant, advocat du Roy, Hegnault Sequart , capitaine de Chartres. (Pièces recueillies par Pin tard et extraites du registre de Laurent Cornière , tabellion a Chartres ; coll. Lejeune.)
M* Claude Bouvart, greffier en chef du bailliage, donne en ces termes la relation du cérémonial observé par MM. les officiers de justice. lor> de l'entrée de M. l'évèque de
La procession continuait su marche jusqu'au cloître et s'arrêtait devant la porte royale, qui était fermée. Là, l'Evêque répétait le serment qu'il avait déjà prête à Saint-Martin-au-Val, puis le Chantre en dignité du Chapitre frappait à la porte avec son bâton cantoral; alors l'église s'ouvrait et les chanoines en ehappes, conduits par le Doyen, recevaient le nou-
Fleury, le 5 décembre 1746: CejourdTiuy cinq décembre, ledit seigneur Evèque
■ étant sorti du prieuré de Saint-Martin-au-Val et étant arrivé entre huit et neuf heure»
• du matin prés la porte de Saint-Michel, y a été reçu par MM. les Maire et Echevins,
> et s'étant revêtu de ses habits pontificaux dans une loge que la vilU* avait fait cons-
• truire au dehors de ladite porte, il a commencé sa marche précédé du clergé sécu-
• lier et régulier le long de la grande rue de Saint-Michel , du carrefour de l'Etapc- . du-Yin, de la rue des Grenets et d'une partie de la rue des Changea, jusqu'à la tour » du palais Royal.
• A la porte du Palais, en dedans, il y avoit quelques cavaliers de la maréchaussée
• d'Orléans, du département de Chartres. Au bas des marches du grand escalier les . sergents roiaux demeurant à Chartres, avoient été placés. Au haut de l'escalier, sur
• les dernières marches, étoient encore d'autres cavaliers; le surplus, avec le sieur » Lambert, leur lieutenant, etoit en deux files depuis l'entrée de la grande salle jus-
• qu'à la porte de la chapelle de Saint-Blanchard. Dans la chapelle il y avoit six cier- » ges allumés sur l'autel, avec un prie-Dieu couvert d'un tapis où l'on avoit mis un
> carreau.
» Ledit seigneur évèqoc , accompagné de ses officiers ordinaires et du sieur abbé de » Saint-Jean qui portoit sa crosse, avec deux archidiacres tenant chacun un coin de » sa chape, a été reçu a la grande porte du palais par MM. Bouvart, lieutenant par- » ticulier, assesseur criminel, Mathieu de la Malmaison, Challine, Brouilbet de la . Carrière, Parent et Bertin, conseillers, qui pour cet effet avoient pris leurs bonnets . carrés.
» MM. Parent et Bertin étoient au lieu des deux avocats du Roy, M" Brochard et
• Lemaire, dont le premier étoit en la ville de Paris et le second dangereusement
> malade.
• Le prélat, ainsi reçu par les susnommés, a été conduit par eux jusqu'à la grande
• salle où le reste de la Compagnie l'attendait, et, sans y avoir été harangue, il a
• traversé le passage et s'est rendu dans la chapelle. Ce passage étoit tapissé des deux » cotés et la grande salle en entier. Kn entrant dans la chapelle, il a pris de l'eau . bénite qui lui a ete présentée par le Père Etienne Roussclct , prêtre religieux jaco-
• bin, l'un des chapelains de cette chapelle
• Ledit seigneur Evèque s'est mis à genoux et a Tait sa prière; s'étant relevé le » Chapelain lui a présenté le livre des Evangiles tenu à la droite par M. Marc-Antoine
• Nicole, Lieutenant général, et à la gauche par M. Garnier de Marigny, Procureur » du Roy, et , en cet état , ce l^rélat ganté , avant la main droite posée sur le livre , a » lu la "formule du serment ordinaire que inoy Claude Bouvart, greffier, lui ai pre-
• sentée , laquelle est conçue en ces termes :
■ Nous Pierre Augustin Hernardin de Musset de Rocnzel de Fleury, par la per- » mission divine , éréque de Chartres , jurons et promettons au Roy que ne ferons , » procurerons , consentirons , ne ferons procurer et consentir que Sa Majesté et Mnr » le duc de Chartres perdent la ville de Chartres nu le pays rhartrain, ny que . ladite ville et ledit Pays chartrain soient mis ou délaissé* entre les main* des » ennemis du Roy et de ce Royaume.
. Il n'y avoit dans la chapelle que MM. les Lieutenant général et Procureur du Roy, » le Père Rousselet et le greffier, les deux archidiacres étant derrière ledit seigneur
> Evèque.
• Ce serment prêté , toute la Compagnie est descendue , et , assistée des quatre huis- » siers audienciers et des sergents roiaux , l'a conduit jusque dans la nef de l'église » cathédrale au-dessous des orgues, où elle s'est séparée sans être entrée dans le
• chœur, de même qu'il avoit été pratiqué à l'entrée de M. de Monstiers de Merinville,
• le î juin 1710, y ayant été présent, par le refus qui luy a été fait de cette entrée » aussi bien qu'aux officiers de l'hôtel de ville par le Chapitre de cette église; pour
• raison de quoy ces deux Compagnies ont le même jour fait signifier par Gauchard , » huissier à cheval au Chatelet de Paris , audit Chapitre , des protestations de se pour- » voir au sujet de ce refus de la manière qu'elles aviseront bon être.
. L'aprés-midv, à trois heures, la Compagnie s'est assemblée en la chambre du » Conseil et , sur les quatre heures . assistée des quatre huissiers audienciers et des
veau prélat et l'introduisaient au chant du Te Deum. L'installation de l'évôque sur son trône épiscopal était ordinairement faite par l'archidiacre de Sens et deux chanoines de son église, procureurs de 1 archevêque métropolitain. Ces dignitaires recevaient pour leur office en cette circonstance, savoir: l'archidiacre une once d'or et les deux chanoines deux marcs d'argent.
Après la Dénédiction solennelle de l'Evoque au peuple et l'office divin, un grand festin réunissait au palais épiscopal les chanoines et les autres assistants de distinction. A ce repas, le seigneur des fiefs de la Plisse et de la Coupe remplissait les fonctions d'échanson du Prélat; la coupe dont ce dernier s'était servi, appartenait à l'échanson, pour son service.
Tel était, au Moyen-Age, le cérémonial de 1 entrée des évôques de Chartres dans leur ville épiscopale. On fait remonter cet usage à 1 époque de Saint-Aignan (circa 245), qui, trouvé en prières à Saint-Martin-au-val au moment de sa nomination, aurait été porté de force jusqu'à l'église sur les épaules de quelques fidèles. Plus tard la charge de porteur ou chairier incomba aux seigneurs d'Alluves, d'Authon, de Brou, de Montmirail et de La Bazoche, barons du Perche-Gouet et grands vassaux de l'Evèque, et enfin, par représentation, au vidame de Chartres, au baron d'Àlluyes et aux seigneurs du Chéne-Doré et de Longny. Le dernier prélat qui se fit porter fut René d'illiers (1495); ses successeurs se contentèrent de l'offre de ce devoir faite par les seigneurs en personne ou par leurs procureurs fondés. On remarque, qu'à l'exception de Mf de Latil (1821), tous les évéques se conformèrent à la coutume de passer à Saint-Martinau-Val, aujourd'hui Saint-Brice, la nuit qui précède le jour de leur entrée solennelle.
• sergents rolaux , elle est allée à l'hôtel épiscopal complimenter ledit seigneur évéque , « M. d'Avignon, premier Président, portant la parole. Elle a été reconduite jusqu'à la
• porte de la grande salle qui ouvre sur la cour.
• J'ai remarqué ce que dessus , comme témoin oculaire , pour servir de mémoire à » l'avenir de ce qui doit être pratiqué par la Compagnie aux entrées des Evéqucs de » Chartres, le surplus des autres cérémonies ne la concernant point. •
(Extrait d'un recueil de pièces sur l'histoire, la politique et la jurisprudence, composé par M. Marchand, avocat, et communiqué par M. Emile Bellier de la Chavignerie.)
ESTIMATIONS DU BLÉ DE LOENS. — GAGES DES GENS DE SERVICE ET PRIX DE DIVERS OBJETS AU XIV« SIÈCLE.
1° Estimations du bit
En 1300, au chapitre général de la Purification blé fut estimé. .
— 1301, id
— 1302, — Ascension (en mai)
— id. — Saint-André ( en novembre i
— 1303. — Ascension.
— id., — Saint-André
— 1304, — Ascension.
— id., — Saint-André
— 1305, — id.
— id., — Purification
— 1300, — Saint- André
— 1307, — Ascension.
— id., — Saint-André
— 1308, — Ascension.
— id., — Saint-André
— id., — Purification
— 1309. — Pentecôte.
— id., — Saint-André
— 1310, - id. .
— id., — Purification
— 1311, — - Ascension.
— id., — Saint- André
— 1312, — Ascension.
— id., — Saint-André
— 1313, — Ascension.
— id., — Saint-André
— 1314, — Ascension.
— id., — Purification
— 1315, — Saint-André
— id., — Purification
(en février), 6 sous
le setier de 5 deniers 1 .
fi
1 Toutes ces estimations sont prises dans les registres capitulaires. En 1800, le denier ebartrain valait > fr. 06 cent. 342 de notre monnaie, ce qui mettait le sou de 12 deniers à » fr. 76 c. 104, et la livre de 20 sous ou 240 deniers a 15 fr. 22 c. Le setier, douzième du muid , avait la contenance de 1 hectolitre 27 et pesait, annr*; moyenne, 97 kil. 9. Voir, pour les mesures, l'excellente brochure de M. Benoit, intitulée Anciennes mesures d'Eure-et-Loir; Chartres, Garnicr, 1843.
* A cette époque, les boulangers de Loéns rendaient, par setier de blé, 50 pains, du poids de 26 onces chacun. (Heg. capitulaires)
8 L'année commençant à Pâques , la Purification (2 février) se trouvait dans le dixième ou le onzième mois.
* Moyenne des trois derniers marchés, f Reg. capital.,
En 1316, — Ascension go sous » deniers.
— id., — Saint-André 2Q —
— id., — Purification 22 —
— 1317, — Ascension 30 —
— id., — Saint-André lfi —
— id., — Purification 21 —
— 1318, — Ascension [± —
id., — Saint-André (i —
— id.. — Purification 6 —
— 1319, — Saint-André 3 —
— i(L, — Purification 3 —
— 1320, — Ascension 3 —
— id., — Saint-André i —
— id., — Purification 3 —
— 1321, — Ascension 5 —
— id.. — Purification 10. —
— 1322, — Ascension lfi —
— id., — Saint-André m —
— id., — Purification ià —
— 1323, — Ascension 12 —
— id., — Saint-André J —
— 1324, — Ascension 5 —
— id., — Saint- André 5 —
— id., — Purification 5 —
— 1325, — Saint-André i —
— id., — Purification 3 —
— 1326, — Ascension 5. —
— id., — Saint-André 4 —
— id., — Purification 4
— 1327, — Ascension 3 —
— id^, — Purification 5 —
— 132», — Ascension 7 —
— id., — Purification 2 —
— 1329, — Ascension 9 —
— id., — Saint-André 11 —
— 1331, — Purification 5 —
— 1332, — id fi —
— 1333, — Ascension 2 —
— id., — Saint-André lfl —
— id., — Purification 6 —
— 1334, — Ascension lfi —
— id., — Saint-André fi —
— id.. — Purification fi —
— 1335, — id S —
— 1336, — Saint-André fi —
— id., — Purification fi —
— 1337, — Ascension 5 —
— id., — Purification 4 —
— 1338, — Ascension 4 —
— id., — Purification 4 —
— 1339, — id 9 —
— 1340, — id 5 —
~ 1341, — id 6 —
— 1342, — id. 24
— 1&43. — id. lfi
— 1344, — id. 4.
— 1345, — id. 3 - 2 —
fi -
» — fi fi — » —
fi -
fi -
fi -
fi —
fi -
^fi
En 1347, — Purification 22 sous 2 deniers.
— 1348, — id. 6 — 2 —
— 1349, — id 15 — » —
— 1350, — id. 24 — » —
— 1352, - id 20 - » -
— 1353, — id 4 - 4 -
— 1354, — id. 3 — 8 —
— 1355, — id 3 — 6 —
— 1358, — id 8 — 4 -
— 1359, — id. 50 — > —
— 1360, — id. 37 - » —
— 1361, — id. 17 — 6 —
— 1362, — id. 14 — » —
— 1363, — id. 14 — »
— 1365, — id 22 — » —
— 1366, — id. 20 — » —
— 1367, — id 15 — » —
— 1368, — id. 11—8 —
— 1369, — id. 15 — 8 —
— 1370, — id. H — » —
— 1371, - id 4 - 6 -
— 1372, - id 2 - 10 -
— 1373, - id 3 — » -
— 1374, - id. ' 9 - 4 -
— 1375, - id 5 — 6 -
— 1376, - id 3 - 6 -
— 1377, - id 2 - 6 -
— 1378, - id 2 - 6 -
— 1379, - id 5 - 6 -
— 1382, - id 5 - » -
— 1383, — id 3 - 6 —
— 1384, - id 7 - » -
— 1385, - id 8 - 4 -
— 1386, — id. 5 — » —
— 1387, — id 3 — 4 —
— 1388, - id 6 - » —
— 1389, - id 10 - » -
— 1390, - id 8 - 4 -
— 1391, - id 7 - » —
— 1392, — id 5 - 5 —
— 1393, — id 3 — 9 —
— 1394, — id 3 - 4 —
— 1395, — id 4 — 2 -
— 1396, — id 8 — » -
— 1397, - id 6 — 8 —
— 1398, - id B — S —
1309, - id 7
- 1400, - id 6 - 8 -
i On fit, à ce chapitre, un partage «le* prébendes pour trois ans, et le blé fut évalué, suivant l'estimation antique, à 60 sous le muid (S sons le setier).
2° Gages de gens de. service et prix de marchandises
Cir ta 1360, id., id.,
- id.,
- id.,
- id.,
- id.,
- id.,
- id.
id.
- id.,
- id.,
- id.
- id.,
id.,
- id.
id.,
id.
id.,
id.
id.
id.,
id.,
id.
id.
id.,
id.,
id.,
id.
id.
id.
id.,
id.
id.
id.,
Gages d une serv ante ....
— id. d'une petite servante . .
— id. d'une cuisinière. . . .
— id. d'un berger
— ii . d'un vacher ou porcher .
— id. d'un charretier ....
— ù . d'un porteur d'eau. . .
— id. d'un barbier
— id. d'un bourrelier, par abonnement
— Salaire quotidien d'un bineur de vignes
— id. d'un couvreur et de son aide
— id. d'un maçon et de son aide .
— id. d'un charpentier et de son aide
— Salaire pour porter deux morts au cimetière
— Prix fait pour la moisson d'un muid d< blé «
— — pour faucher trois muids d'à voine
— Prix moyen du setier d'avoino (mesure
de capacité) . . .
— id. du muid de vin de la Croix
Thibault »...
— id. du baril de vin du Goudray
— id. du pot de vin . . .
— id. du setier de pois . . .
— id. du setier de fèves . .
id. du setier de vesces . .
id. d'une jallaie d'huile 4
— id. d'une rondelle de harengs id. d'une raselle de sel . .
id. d'une once de safran. .
— id. d'une livre de canelle .
id. d une livre d'amandes sèches
— id. d'une livre de beurre
— id. d'une livre de gingembre id. de deux roues de bois, ferrées
— id. du ferrement de deux roues
— id. d'un seau de bois. . .
— id. du ferrement de ce seau, id. d'une bêche de fer . .
id. d'un entonnoir ferré . .
3 liv. 10 s. > den.
1 Extrait de divers comptes de l'Hôtel-Dieu, de la seconde moitié da XIV> siècle.
> Le muid agraire de Chartres contenait 12 setier» de 80 perches ; la perche avait 21 pieds 8 pouces, soit, au carré, 469 pieds 4/9 ou 49 centiares 54. Le setier de 80 perches valait donc 89 ares 63 centiares 20 , cl le muid , de 12 seticre , 4 hectare» 75 arcs 58 centiares 40.
3 Le muid , mesure des liquides , contenait 6 barils de 28 pote ; le pot valait 2 pintes , soit 2 litres 024. Le baril était donc égal à 56 litres 672 , et le muid à 340 litres 032
* Ancienne mesure de l'Orléanais, contenant 16 pintes.
Circa 1360, — Prix muven d'un millier de charniers.
pour les vignes . . . 5 liv . • s.
— id., — id. d'une paire de sabots . . » — 3 —
— id., — id. d'un soufflet et d une cré-
maillère » — 5 —
— id., id. d'un petit cheval de bât. . 3 — HJ —
— id., — id. d'un porc 3 — » —
— id., — Louage d'un cheval, pour trois jours . > — 5 —
— id., — Prix de 20 charretées de bois, en forêt. 2 — » —
— id., — id. de 150 sacs de charbon, en foret . 1 — 10 —
— id., — id. d'une maison devant le pont Mo-
rard 30 — » —
— id., id. d'une petite maison au même lieu . 9— > —
den.
NOTK SUR 1/APPROPRIATlON DE LOE.NS A L'USAGE DU CULTE,
Par M. Lejeune i.
Après l'incendie de 1194 qui détruisit l'église et le cloître, le Chapitre demeura dans la ville pour présider à la réparation de ce grand désastre. Où se logea-t-il? où célébra-t-il journellement ses offices? l'histoire est muette sur ce point ; toutefois il est certain que le culte ne fut pas interrompu. On doit penser que les chanoines cherchèrent à se procurer un asile et un temple sur leur propre terrain. C'est ainsi qu'il est rationnel de concevoir I appropriation du vaste souterrain de Loëns à l'usage du culte. Cette opinion se fonde sur l'existence, au fond de cette immense crvpte, d'un autel isolé dont on voit encore les restes. Derrière l'autel et à 'huit pieds de distance, une porte dont le seuil est au niveau du sol supérieur, s'ouvrait au nord-ouest et donnait entrée dans le révestiaire construit au dehors. C'était probablement par là quo les chanoines descendaient au chœur; ils se divisaient en deux files au moyen d'un double escalier en pierre et allaient occuper leurs places tracées à droite et à gauche par les piliers qui séparent la nef des latéraux. Le grand escalier actuel, donnant sur la cour, était destiné au public.
Telle est l'explication la plus naturelle de la disposition intérieure de cette crypte, restaurée ou reconstruite au XIII» siècle.
Après la rcinstallation du Chapitre dans son église, le souterrain de Loëns devint une cave. Alors l'autel fut démoli en partie, ainsi que le double escalier, et les bâtiments du dehors reçurent des appropriations en rapport avec leur destination nouvelle.
1 Je n'ai pas besoin de dire que j«« laissa à mon honorable ami la responsabilité de son opinion. (Note de l'Auteur.)
FIN l>r TOMK PHKMIKR