‹ Histoire de ChartresChapitre 3 sur 21 · V. Bonnet, avocat · texte numérisé non relu

V. Bonnet, avocat

Joseph

Arrondissements de Dreux et de Nogent-le-Rotrou.

Général Lebreton 21,286 suffrages, élu.

Bosselet 6,321 —

Vingtain 5,442 —

A la fin d'octobre 1861, le préfet Joubert est remplacé par le vicomte de Chamailles.

Le 23 juillet 1865, élections municipales. Sont élus:

MM. Fontaine, ancien constructeur 2,170; Leviez 2,102; Doullay-Gillot 1,992; Francfort, ing. en chef 1,921 ; Rabinel

1,831 ; Bourgeois, entrepreneur 1,738 ; Mouton, chaufournier 1,660; Fessard 1,628; Isambert-Lefebvre 1,595; Doullay-Guérin 1,591; Billard de Saint-Laumer 1,504; Leroy 1,452; Bonnet, cultivateur 1,441; Castel, ancien notaire 1,412; Brault, constructeur 1,391; Famin, président de la Société archéologique 1,316 ; Devaureix, avoué 1,293; Delacroix, pharmacien 1,243.

Au deuxième tour de scrutin.

MM. Nicole, négociant 1,878; Lefebvre, juge 1,674; Durand Félix, ancien imprimeur 1,392 ; Isambert, ancien notaire 1,280; Boy, ancien notaire, 1,131; Leprince 1,112; Marchand 1,050; Sédillot, maire 988; Boutet, vétérinaire 959.

Par décret du 26 août 1865, sont nommés : MM. Sédillot, maire, Billard de Saint-Laumer et Lefebvre, adjoints.

Le 28 septembre, décès de M. Sédillot, maire.

M. Billard de Saint-Laumer, s'exprime ainsi, au Conseil. « Messieurs,

« Une circonstance douloureuse nous a mis dans la nécessité d'ajourner la réunion du Conseil municipal, qui devait avoir lieu jeudi dernier. M. Sédillot nous a été enlevé, encore plein de force et d'activité, après avoir dirigé pendant treize années, avec un zèle incessant, l'administration de notre ville. Il nous a quittés, laissant les finances de la commune dans une situation prospère, au moins égale à celle qui existait lors de son entrée en fonctions, et supérieure à celle de bien des villes de l'Empire.

» Cependant, sous sa direction, des améliorations considérables ont été réalisées... »

Des regrets unanimes sont votés, à l'occasion de la mort de M. Sédillot, et le Conseil décide que l'expression en sera transmise à la famille.

A la séance du Conseil, du 25 octobre 1865, M. Fontaine, premier conseiller, président, lit le décret impérial du 14 octobre, nommant maire, M. Billard de Saint-Laumer; adjoints, MM. Lefebvre et Isambert-Lefebvre; il reçoit leurs serments et les installe dans leurs fonctions.

En août 1866, don à la Ville du portrait de l'Empereur, ii 4

peint en pied, d'après Winterhalter, par l'État; le portrait sera placé dans la salle des délibérations.

En 1860, guerre d'Autriche, dite de sept jours, terminée par la victoire des Prussiens à Sadowa, qui préparait la concentration des divers Etats germaniques.

Après l'attentat du 6 juin 1867, contre l'Empereur de Russie, aux Champs-Elysées, adresse à S. M. l'Empereur: « Sire,

« Le Conseil municipal de la ville de Chartres, partageant l'indignation générale excitée par l'attentat qui, dirigé contre un Souverain, hôte delà France, pouvait atteindre les jours précieux de V. M., s'empresse de lui faire parvenir ses plus vives félicitations, de ce qu'elle a heureusement échappé à cette tentative criminelle.

» Le pays vous a confié ses destinées ; la Providence ne pouvait pas permettre qu'un forfait aussi odieux vint interrompre leur cours glorieux et prospère, sous l'égide de V. M.

» Le Conseil municipal vous prie d'agréer l'hommage de son respectueux dévouement. »

Le 26 juin, le préfet adresse au maire la lettre suivante, pour la communiquer au Conseil :

« Monsieur le maire,

« L'Empereur a été vivement touché des manifestations unanimes qu'a provoquées, sur tous les points de l'Empire, l'attentat du 6 juin. Il désire que des remerciements soient adressés, en son nom, aux signataires de ces nombreuses adresses, qui, en présence d'un réel danger commun, ont confondu dans un même hommage d'attachement et de respect, le souverain de la France et le chef d'une nation amie, qu'elle avait accueilli comme un hôte.

» Je viens, Monsieur le maire, vous transmettre l'expression des sentiments de Sa Majesté, et vous prier de vous en faire l'interprète ofliciel, auprès des personnes qui ont signé avec vous l'adresse qui, après avoir été placée sous les yeux de l'Empereur, a été mentionnée au Moniteur du 9 août.

» Recevez, etc. « Le préfet d'Eure-et-Loir,

» Comte de Chamailles. »

En avril 1868, ont lieu les élections au Conseil général, pour le canton de Chartres-Sud, M. Leviez-Huet étant décédé en janvier: M. Leviez Ernest, 1,447 suffrages, Jumeau 1,298, Desbonnet 567. Ballotage.

Au deuxième tour de scrutin: MM. Jumeau, candidat de L'Union agricole, 2,398 voix, élu, Leviez Ernest 1,578; Desbonnet 182.

Le 1 er mars 1869, à l'Hôtel de France, premier banquet du centenaire de Marceau: 140couverts. Toasts par MM. Bosselet, Roquel, étudiant en droit et Gatineau ; une quête, faite par M. Sellèque pour les pauvres, produit la somme de 38 francs.

Le 1 er avril, M. Brassier, est nommé préfet, en remplacement de M. le comte de Chamailles.

En 1869, au mois de mai, Concours régional agricole, très intéressant ; une Exposition chartraine et départementale y est annexée.

L'Empereur et l'Impératrice, viennent visiter le concours et l'exposition. Réception à la Cathédrale et à la mairie ; grande aflluence de monde.

L'Empereur remet la croix de la Légion d'honneur à MM. Billard de Saint-Laumer, maire de la Ville, A. Brault, industriel, Lelong, de la Folie, président du Comice agricole, Collier-Bordier, Courtois, Poullain.

L'Empereur accorde une subvention de 20,000 fr., pour le dégagement de la Cathédrale.

A l'élection législative de mai 1869, les voix, dans la Ville, se répartirent comme suit: vicomte Reille, 1,777, élu; E. Labiche, 1,057; Gatineau 675.

Le Pape Pie IX ouvrit solennellement, le 8 décembre 1869, le concile du Vatican, où la proposition principale, l'infaillibilité personnelle du Pape, fut adoptée.

Le 2 janvier 1870, le ministère Ollivier est formé.

De toutes parts, l'espoir renaît; la liberté va être rendue à la nation; mais il était trop tard. La mort de Victor Noir, tué par le prince Pierre Bonaparte ; la condamnation de Rochefort, directeur du journal la Marseillaise, député ; l'acquit-

tement de Pierre Bonaparte, par la Haute Cour de Tours, avaient troublé le pays.

Le plébiscite du 8 mai 1870, sur le sénatus-consulte, inaugurant l'Empire libéral, donna bien, sur 10,939,384 électeurs inscrits, 9,044,703 oui, contre 1,571,939 non, et 113,978 bulletins nuls.

L'armée donna 275,657 oui et 46,210 non, ensemble 321,867 suffrages; c'était donc là le chiffre de l'effectif militaire. En Allemagne, on l'enregistra avec satisfaction.

En juin, élection au Conseil général, pour le canton Sud.

M. Jumeau, conseiller sortant, 2,175 voix, élu; MM. Michel Isambert 1,109, Desbonnet 164.

Elections municipales, les 6 et 7 août 1870.

Elus, au premier tour, MM. Billard de Saint-Laumer 2,037 voix; Brault 1,846; Fontaine 1,765; Delacroix 1,736; Boutet 1,660; Leroy -Toussaint 1,498; Lefebvre Auguste 1,492; Nicole 1,480; Doullay-Gillot 1,402; Bonnard notaire 1,253.

En juillet, la candidature, au trône d'Espagne, d'un prince de Hohenzollern, produite par le Roi de Prusse, et enfin, malgré les discours de Thiers et des libéraux, la guerre déclarée à la Prusse, le 15 juillet 1870.

Après la chute du ministère Ollivier, ministère du général comte de Palikao. L'Empereur est fait prisonnier à Sedan, la République proclamée à Paris, le 4 septembre.

Le gouvernement de la défense nationale est composé de MM. le général Trochu, président, Em. Arago maire de Paris, Crémieux, Jules Favre, Jules Ferry, Gambetta,Garnier-Pagès, Glais-Bizoin, Pelletan, Ernest Picard, Henri Rochefort et Jules Simon.

M. Emile Labiche est nommé Préfet d'Eure-et-Loir.

Gambetta, parti en ballon de Paris avec Spuller, atterrit à Amiens ; de Tours, le 9 octobre 1870, il lance une proclamation véhémente, pour la défense de la Patrie.

Combat d'Épernon ; incendie et prise de Chàteaudun.

Marchés, bouchers, boulangers, octrois. — La foire de septembre, en 1853, est transférée, des alentours de Notre-Dame, sur la promenade des fossés Sainte-Foy.

Pétition sur le prix du placage des menus grains. •

» La perception des droits de place, dit le rapporteur, a été la source des principaux revenus de la commune, de 1827 à 1852; la moyenne des trois dernières années est de 47,084 fr.

« Les marchés, loin de diminuer d'importance, sont en voie de prospérité, puisque la totalité des droits perçus qui, en 1827, n'était que de 28,730 fr., s'est élevé, en 1852, à 48,297 fr. C'est une augmentation de 19,567 fr. par an, ou de 59 0/0.

» Les foires aux moutons qui, en 1827, rapportaient 4,130fr., sont aujourd'hui affermées pour 7,105 fr. Augmentation de 2,975 fr. ou 57 0/0.

» Les marchés ordinaires étaient affermés en 1827, 7,600 fr.; aujourd'hui, 12,500 fr. Augmentation de 4,900 fr., ou plus de 60 0/0.

» Pour les grains, en 1827, le droit de place sur la halle a été de 17,000 fr. ; en 1852, il a apporté 28,692. Augmentation de 11,692 fr. ou 59 0/0.

» Le marché n'a donc pas perdu de son importance.

» Il est vrai que l'on amène moins d'avoine ; cela tient à ce que l'on vend au poids, et non plus au volume. Ce mode s'étendra aussi au blé ; déjà, on vend sur témoin, et ce mode se généralisera.

» Il existe d'autres droits, qui ne sont que la généralisation des services rendus. Ils s'élèvent à quatorze centimes et demi par hectolitre, ou 21 3/4 cent, par sac, pour salaires des portefaix, mesureurs et leveuses.

» Il ne faut pas toucher à cette belle organisation, qui fait la réputation de notre marché. De plus, un grand nombre de familles vivent des produits de la halle.

» Les portefaix sont au nombre de plus de deux cents ; les leveuses et leurs suppléantes sont, au moins, 60 ou 70.

» Il a été vendu, en moyenne, pendant les trois dernières

années, 344,325 hectolitres de grains de toutes espèces, sur le marché. Chaque hectolitre a été vendu environ 16 fr., ce qui fait une somme totale, par an, de 5,509,200 fr., pour les quels il a été payé, pour tous droits, 77,483 fr. 12, c'est-àdire, moins de 1 1/2 0/0. »

La pétition est rejetée.

En novembre 1854, examen des marchés aux bestiaux.

Les marchés aux veaux, porcs, moutons, se tiennent sur la place des Epars, déjà envahie par le marché aux fourrages, aux navets, les boutiques des petits étalagistes. Le nombre des veaux augmente beaucoup; on les vendra sur le marché aux chevaux. »

A partir de la suppression, en 1851, du règlement établissant une heure de faveur, au profit des bouchers de la ville, la moyenne des bestiaux amenés, qui était de 5,000 tètes pour Tannée, est montée à 13,561, en 1854.

A la foire de mai 1857, il a été présenté 36,000 moutons; la superficie étant trop restreinte, 6,000 n'ont pu être placés. Le Conseil décide Tachât de terrains, boulevard de la Courtille, pour agrandir le marché.

Les droits de place ont été, en 1857, de :

Foires aux moutons .... 7,105 fr. » J

Foires et marchés . . . . 12,500 » 51,101 fr. 44

Marché aux grains .... 31,496 44 )

Le tarif existe depuis 1817 ; il y a lieu de le réviser.

En décembre 1861, le prix du placage est réglé ainsi: Par mètre carré, pour un veau

— — veau de lait. . .

— — mouton, enclayage compris

— — porc

— — cochon de lait

La construction de la halle aux veaux est votée en juin 1866;

la dépense sera de 22,142 fr. 82. La moyenne des cinquante-deux marchés de Tannée précédente est de 319 veaux amenés.

Le fermage du placage des moutons, est fixé à 10,100 fr., au lieu de 12,610 fr., que portait le précédent bail. Les

fr.

parcs sont insuffisants pour 80 ou 100 moutons; il y a des plaintes fondées; il est accordé l m 50 de longueur, en plus, pour 100 moutons.

Le Conseil décide, au mois de juillet 1866, d'accepter les avoines en franchise sur les marchés ; il vient moins de grains aux halles, par suite de la vente par échantillons.

En mai 1869, l'évaluation des produits des halles, foires et marchés, comprend : 34, lOOfr. pour les traités et 15,180 fr. pour la régie du marché aux grains; en totalité 49,280 fr.

En 1854, révision de l'octroi. La recette moyenne

des boissons, des trois dernières années, était de 62,362 fr. 69 ; elle descend à 34,129 fr. 27, d'où déficit de 28,232 fr. 42. Cette différence sera répartie sur différents articles.

En août 1855, la viande de bœufs, taureaux, vaches, moutons, payait un droit d'entrée de fr. 37 par 10 kilog; la viande de veaux, génisses, porcs, Ofr. 28; toute viande dépecée, fr. 37.

Le droit est unifié pour tous, à fr. 33 par 10 kilog.

« J'ai recherché, dit le maire Sédillot, les motifs de l'élévation du prix de la viande de boucherie. Bien des villes de la même importance que Chartres sont dans le même cas ; ce prix ne semble pas en rapport avec la valeur des bestiaux, sur les marchés de Sceaux et de Poissy, et môme sur notre place.

» En octobre 1855, la Ville de Paris a établi la taxe.

» Le nombre des bouchers à Paris est de 500 (1212 pour le département de la Seine) ; à Chartres, il est de 19, sans limitation.

» Le cautionnement, exigé à Paris, n'est pas moindre de 3,000 fr. ; à Chartres, il n'existe plus depuis 1827.

» La moyenne des frais d'habitation, à Paris, pour les locataires d'étaux de boucherie, n'est pas moindre de 2,000 à 2,500 fr. A Chartres, les dix-neuf bouchers sont imposés pour leurs boutiques (défalcation du loyer d'habitation;, sur une évaluation de 6,830 fr., dont la moyenne est de 359 fr. pour chacun.

» La moyenne des bouchers de Paris (première catégorie)

a 20,000 fr. de frais généraux; son bénéfice est de 30,000 fr. ; il lui reste 10,000 fr. de profit.

» La deuxième catégorie a 14,000 fr. de frais généraux ; ses bénéfices sont de 18,000 fr., d'où, profit de 4,000 fr.

» La troisième catégorie, qui est la moins nombreuse, a 12 à 13,000 fr. de frais ; son bénéfice est presque nul ; ce sont plutôt des débitants ; ils achètent des quartiers à la criée, pour compléter la minime quantité qu'ils ont des chevillards ; ils débitent des viandes de qualité inférieure.

» A Paris, chaque boucher occupe, en moyenne, trois garçons qui, nourris et logés, gagnent 14 fr. la semaine.

» A Chartres, on doit supposer deux catégories pour les bouchers : ceux qui sont imposés pour leurs boutiques, de 600 à 1,000 fr., et ceux dont le loyer est estimé au-dessous de 600 fr.

» Les premiers ont 6,000 fr. de frais ; les seconds 3,200 fr. ; moyenne 4,600 fr.

» Le personnel de la boucherie, patrons et garçons, est de 88 personnes, ou plus de quatre par étal ; les garçons sont payés de 25 à 40 fr. par mois, nourris et logés.

» Les frais d'octroi et d'abattoir, réunis, sont à Paris de fr. 13 par kilog. de viande, à Chartres, deOfr. 05^-y, d'où résulte, pour les bouchers de la Ville, une économie de fr. 07 £ par kilog.

» Il a été abattu en 1854, 1,098 bœufs, pesant brut. . 700,222 kg. j

380 vaches, — . 176,016 ( ...

~aQ ,on Vu/ } 1,554,827 kilog.

3,o68 veaux, — . 329,684 l °

3,516 moutons, — . 157,226 ]

» Les droits d'abattoir se sont élevés à. 13,016 fr. 40

» Ceux d octroi à 30,030 38

» Total des droits. . 43,046 fr. 78

» Des prix de revient certains, ajoute le maire, ont donné pour Tachât de viande, au commencement de ce mois, chaque bœuf ayant produit 664 kilog. de viande brute : bœuf

1 fr. 19 le kilog; vache 1 fr. 05; veau 1 fr. 05; mouton 1 fr. 42.

» Les frais généraux des 19 bouchers s'élèvent à : Personnel 19 X 4,600 = 87,500 fr. » ) 130 546 fr 78 Octroi, abattoir . . 43,046 78 j » Le produit des abats, discuté en présence des bouchers, peut être évalué, par tète de bétail, comme suit :

Bœuf 89 fr.

Vache 63 Veau 16 Mouton 6

abattu en 1854. 1,098 x 89 fr. = 97,722 fr.

Total 196,846 fr.

» En déduisant les frais généraux 130,546

» Reste, valeur du produit net des abats . . 66,300 fr.

» Le prix de vente de toute espèce de viande a été, en 1854 et 1855, en moyenne, de 1 fr. 50 à 1 fr. 60 le kilog; il s'est produit une diminution depuis la fin de l'Exposition.

» Le prix moyen du bétail, entrant à l'abattoir, est, d'après la mercuriale :

Prix moven Bénéfice par kilog.

Bœuf 1 fr. 27 le kilog. fr. 28

Veau 1 51 —

Mouton 1 41 —

» Produit tle la vente, d'après le bénéfice

présumé :

Bœuf 420,133 kilog. à fr.

28 d'écart =

117,637 fr.

Vache 79,205 —

Veau 197,810 —

Mouton 76,613 —

Totaux. 773,761 kilog.

170,333 fr.

» Bénéfice sur les abats.

» Produit annuel totalisé. .

. 236,633 fr.

» De plus le bénéfice de 3,333 kilog. de viande abattue, introduite.

» Mais il y a une perte, par suite d'évaporation dans les vingt-quatre heures ; il reste de la viande qui, moins fraîche, est vendue un prix moindre : il y a du rabais dans les établissements publics ; il faut faire crédit à la clientèle.

» Admettant une différence de fr. 10 sur le prix moyen de 1 fr. 50 à 1 fr. 60 le kilog., on obtient, sur une quantité de 773,761 kilog., une diminution de 77,376 fr. 10, à retrancher du produit de 170,333 fr. 61, ce qui donne un restant de bénéfice de 92,957 fr. 51

» Avec celui des abats 66,300 »

» Le produit total sera de 159,257 fr. 51

qui, partagé entre 19 bouchers, assure à chacun 8,382 fr.

» La viande sur pied se traite, dans les marchés, à un prix modéré ; les bouchers semblent vouloir maintenir les prix élevés ; un devoir est imposé à l'administration : elle le remplira.

« En 1772, la cherté des bœufs mettait la livre à 7 sols 6 deniers, et à 5 sols 6 deniers la vache et le taureau. La taxe s'établissait pour trois mois ; les doléances des bouchers étaient constantes. Le dernier arrêté de la taxe est du 13 avril 1830.

» La valeur des os, dans la taxe, est comprise pour le prix de fr. 10 à fr. 30 le kilog., d'où il résuite que les os peuvent généralement être comptés pour le quart de la bête.

» Le système de la taxe est adopté par le Conseil. »

Taxe par catégories, pour le mois de mai, en 1856.

Première Deuxième Troisième Quatrième

Bœuf, t fr.80 le kilog. ; 1 fr. 40; 1 fr. ; Ofr. 69

Vache, taureau, 1 32 — 89 49 28 Veau, I 86 — 1 46 1 25

Mouton, I 57 — 1 16 82

En novembre 1854, le Conseil s'occupe des boulangers.

« Le nombre des boulangers, expose le maire Sédillot, est de 28 ; ils sont divisés en trois classes, depuis 1845 : l re classe 7, en magasin 50 sacs 7,950 kilog. de farine. T — 5, — 40 — 6,360 —

» La population de Chartres s'élève à 18,234 habitants ; la consommation moyenne de chaque individu est évaluée à un demi-kilog. de pain par jour; la totalité de la consom

mation peut être de 8,000 kilog. ; cette quantité, divisée par 3 kilog. 08 de farine par pain de 4 kilog., nécessite l'emploi de 6,160 kilog. de farine, ou 39 sacs.

» Chaque boulanger, ajoute le maire, ne cuit pas plus d'un sac et demi ; on ne cuit guère que pour 16,000 habitants, car il existe dix fours banaux, utilisés par 306 ménages, et dans les faubourgs, la population fait son pain.

» Les boulangers estiment les frais généraux à 10,000 fr. pour une cuisson de trois sacs, à 9,000 fr. pour une cuisson de deux sacs; ils disent que le crédit, à la classe ouvrière, est de 88,000 fr. et à la classe indigente, de 35,400 fr. ; en totalité 124,200 fr.

» A Paris, on alloue llfr. par sac de cuisson ; à Chartres, ce devrait être 9 fr., en déduisant 2 fr. de transport; or, la taxe n'alloue que 5 fr. 50 d'où, une perte de 3 fr. 50 pour eux.

» Les boulangers semblent indiquer des frais généraux presqu'égaux à ceux de Paris ; mais le tableau des contributions donne à Chartres une moyenne de 710 fr., pour le loyer d'habitation et des locaux servant à l'industrie; à Paris le minimum est de 2,500 fr. Il n'y a aucune similitude pour les gages des ouvriers geindres. Cependant le bénéfice est minime ; un boulanger, cuisant 2 sacs par jour, à raison de 5 fr. 50 te sac, gagnerait 11 fr. par jour, et 4,015 fr. en une année, somme insuffisante; pour trois sacs, il gagnerait 5,822 fr.

» On adoptera le chiffre de fr. 02 par kilog. (0 fr. 08 par pain de 4 kilog. au lieu de fr. 11), comme différence entre Chartres et Paris. Ceci est en faveur des boulangers.

En 1866, au mois de mars, par une revision de l'octroi, il est prévu une augmentation de 22,367 fr. 25 sur divers articles, notamment les liquides.

Une enquête sur la suppression des octrois, en mars 1870, est faite par le Conseil.

Après avoir fait valoir toutes les raisons qui militent en faveur de la suppression, le maire. Billard de Saint-Laumer, fait remarquer que :

« L'octroi rapporte à la Ville 202,292 fr.

» La perception coûte 40,920

» Le produit net est de 161,372 fr.

» Il faudra donc remplacer cette somme de 160,000 fr., provenant de l'octroi, par des centimes additionnels.

» Le total des quatre contributions est de 393,215 fr. 65; il faut les augmenter de 41 °/o ou 161,299 fr. 92; le centime étant de 2,200 fr., il faudrait donc ajouter 73 centimes par franc, ce qui porterait le total des contributions de Chartres à 553,815 fr., ou 27 fr. 75 par habitant, en supposant la population de 20,000 âmes. »

Plusieurs membres du Conseil font valoir divers arguments : la propriété bâtie est déjà assez chargée; on ne peut grever davantage la terre, ni augmenter les patentes, ni toucher aux cotes mobilières ; un cinquième de l'octroi est supporté par les étrangers qui viennent à Chartres, ce qui monte à 32,000 fr., pris à juste titre sur eux; les bureaux d'octroi empêchent l'introduction des viandes malsaines.

— La suppression, dit un conseiller, ne ferait pas baisser le prix des denrées ; la petite différence ne serait pas appréciable ; le commerce seul en profiterait ; les habitants paieraient aussi cher qu'avant.

— On consommera plus, riposte un autre, tout augmentera.

— On boira davantage, on fera le mardi après le lundi.

— Il faut payer les dépenses, réplique un autre; il y a une sorte d'hypothèque de l'octroi pour les emprunts.

Le 20 mars 1870, reprise au Conseil de l'enquête.

L'octroi a commencé par lettres patentes de l'année 1459, confirmées par d'autres, du 28 décembre 1632. C'était un droit de lever un dixième sur les vins; un tarif sur denrées et marchandises fut arrêté, le 27 décembre 1637.

« Le mode actuel de perception, expose le maire, est la régie simple; la recette, en moyenne, est de 199,309 fr. 08, soit 51 , 03 % <'es revenus ordinaires, s'élevant à 385,967 fr. 99; la population étant de 19,442 habitants, la part contributive, par individu, est de 10 fr. 25 ; un quart de l'octroi est supporté par les étrangers qui fréquentent la Ville. »

— Cela n'est pas démontré, dit un membre, et la charge n'en retombe pas moins sur les débitants.

— La taxe est trop élevée pour les vins à bon marché.

— Les taxes ne nuisent pas à la consommation, ni par conséquent à l'agriculture.

Les marchands seuls profiteront de la suppression des octrois, ajoute un conseiller.

— Non, dit un autre.

— Un étranger paye la taxe ; il contribue donc aux embellissements de la Ville.

— La ville dépense 98,000 fr. par an, qui profitent aux étrangers aussi bien qu'aux habitants; le collège a plus d'élèves du dehors que de la ville ; la police protège les étrangers; lesbibliothèque, musée, rues, promenades, théâtre, fêtes publiques, éclairage, leur profitent. Ils doivent payer comme nous.

Le taux de perception est fixé à 17,50 0/0, et la suppression des octrois n'est pas votée ; on ne peut les supprimer sans mettre d'autres impôts ; il faudrait 71 centimes par franc, ou 43 0/0, à ajouter au total de l'impôt, qui a déjà 22 centimes additionnels.

— C'est la classe nécessiteuse qui paye tout, dit un conseiller.

— Non, réplique un autre ; l'indigent achète au détail ; il paiera aussi cher.

— Cependant, riposte un autre conseiller, la viande à Lucé se vend fr. 20 de moins qu'à Chartres, par kilog.

— Cela attirera encore plus les habitants des campagnes. Le Conseil décide que le remplacement ne peut être

demandé qu'à des centimes additionnels. Ainsi finit la discussion.

Travaux, voirie. — En 1856, vote de 3,000 fr. pour réparer la Porte-Guillaume ; puis étude du dégagement de la Cathédrale.

« Une place et une rue, expose le maire Sédillot, seraient faites en face de la porte royale ; la largeur de la place serait

62 RMPIRE. NAPOLEON III

doublée; la rue aurait 20 mètres de largeur ; elle se continuerait jusqu'à la rue Sainte-Même. L'achat des maisons à démolir coûterait 330,000 fr. ; le Cercle chartrain est compris dans cette somme, pour 72,000 fr. ; la ville revendrait 2,125 mètres à 20 fr., soit 42,500 fr. ; la dépense réelle resterait donc de 287,500 fr. »

La proposition est repoussée par le Conseil.

En février 1862, projet de rue centrale

Une rue serait percée en face le théâtre, pour aboutir au carrefour de la Croix-aux-Moines. Le théâtre serait ainsi rapproché du centre de la Ville ; il y aurait une grande amé-' lioration de voirie, par un débouché large et direct vers le centre ; les rues de commerce n'auraient rien à redouter ; les propriétés atteintes sont, pour la plupart, des habitations bourgeoises.

La largeur de la rue serait de 12 mètres ; son parcours, de 170 mètres ; elle traverse quinze propriétés bâties.

La dépense, en déduisant la revente des terrains, est évaluée à 213,000 fr. ; la Ville aliénerait des terrains près le théâtre, pour une somme de 80,000 fr.

Le projet est ajourné, sur la demande du maire.

Le Conseil étudie, en août 1863, le projet de M. de Bertheville, président du tribunal civil. Une rue serait percée, du théâtre à la Cathédrale ; une autre, de la place Châtelet à la place Napoléon III, qui serait le parvis de Notre- Dame.

Ce parvis aurait 75 mètres de largeur, 60 mètres de profondeur ; sa forme serait celle d'une ellipse tronquée.

« L'exécution de ce plan coûtera 12 à 1,300,000 fr., ajoute le rapport; des salaires seront assurés aux ouvriers, pendant un grand nombre d'années; il y aura plus-value pour les propriétés, augmentation du produit de l'octroi, aussi de la population.

» On pourra faire une loterie de un million, au point de vue religieux et artistique, pour la cathédrale ; on obtiendra une subvention du Conseil général. »

Le Conseil ne donne pas de suite à la proposition, la

dépense, mal calculée, devant atteindre au moins la somme de 1,800,000 fr.

A la session de mai 1866, la question du dégagement de la cathédrale est reprise ; mais d'autres travaux sont aussi demandés ; la dépense globale serait de 467,000 fr.

» Le plan de la ville est à refaire, explique le maire Billard de Saint-Laumer ; l'ancien date de plus de quarante ans, il y a plusieurs séries de travaux successives à étudier. »

La salle des fiévreux, au cloître Notre-Dame, sera démolie; de ce fait, dépense de 40,000 fr.

C r est une des plus utiles améliorations de la viabilité chartraine ; le passage de l'Ane-qui-Vielle est un des plus dangereux de la ville, par l'étranglement qu'il présente et les tourmentes de vent qu'on y rencontre si fréquemment.

Les terrains aux abords du théâtre seront vendus.

En septembre 1866, une drague avec bateaux est achetée à MM. Béthouart et F. Brault de la fonderie, pour le curage de la rivière. Le travail pourra alors être fait pendant l'hiver, et non plus dans les chaleurs de l'été.

A la session de mai 1868, les études d'alignement atteignaient une dépense globale de 1,403,000 fr., dont 414,000 fr. à exécuter de suite ; la plus grande partie de ces travaux est ajournée, sauf la suppression de l'îlot de la rue du Cygne pour 60,000 fr., et l'agrandissement du parc aux moutons, pour 20,000 fr.

En février 1870, le Conseil vote une somme de 14,139 fr. 60 pour travaux dans la rue des Petits-Blés, chaussée et trottoirs, en considération de l'accroissement rapide de ce quartier.

Mairie, budgets. — Le 21 septembre 1860, installation du Conseil élu. MM. Sédillot maire, Bonnard premier adjoint; MM. Anctin, Cordeau, Doullay-Gillot, Fontaine, Genêt, Greslou, Guillaume de Bassoncourt, Isambert-Lefebvre, Lefebvre Auguste, Leprince, Leroy, Leviez-Huet, Mauzaize, Maurice Coquard , Rabinel , Varéliaud, Doullay - Guérin

deuxième adjoint, Amy, Bellier de la Chavignerie, Billard de Saint-Laumer, de Boisvillette, Boy, Brochand-Lafosse, Doublet de Boisthibault, Durand Auguste, Voyet.

M. Auguste Durand, maire pendant une période de quelques mois, en 1848, adjoint pendant 17 ans, conseiller pendant 33 ans, meurt en lévrier 1864.

Au décès de M. Ghasles, ancien maire, survenu en février 1868, le Conseil exprime ses regrets unanimes ; le boulevard Saint-Michel, qu'il a créé, portera désormais son nom.

Les deux journaux de Chartres sont autorisés, en 1865, à publier les délibérations du Conseil.

En 1865, la compagnie des pompiers, qui devait comporter 86 hommes, n'en comprenait que 51, répartis ainsi:

3 officiers, 6 sous-ofïiciers, 10 caporaux, 28 sapeurs, 4 clairons et tambours.

M. Besnard, capitaine, vient de donner sa démission; il y a lieu de procéder à la réorganisation, au renouvellement de l'uniforme, que Ton prendra semblable à celui de Paris: tunique en drap bleu, 42 fr. ; pantalon, 20 ; casque et plumet, avec olives et tulipes, 14 fr. 50; équipement, ceinturon noir en cuir verni, giberne, porte-baïonnette, 6fr. 50, en totalité 83 fr. ; pour 60 hommes, la dépense sera de 4,980 fr.

Le Conseil vote une somme de 5,000 fr. Il vote en outre, 150 fr. au lieutenant et autant à chacun des deux sous-lieutenants, pour le renouvellement de leur uniforme.

Le clos Saint-Jean est acheté en 1865, à M l|e Pichot; la contenance est de 3 hectares 82 ; le prix d'achat, de 80,000 fr. ; les droits, de 6,<H)0 fr. environ ; le paiement aura lieu en deux annuités, de 40,000 fr. chacune, payables en 1870 et 1871. L'égout, appelé le Couasnon, fut couvert quelques années après.

Le budget de 1852, donne un excédent de 28,128fr. 73.

In impôt sur les chiens va être perçu, à partir de 1856; pour un chien de chasse ou d'agrément, 6 fr. par an ; un chien de garde, 3 fr. ; cette taxe municipale donne 7,506 fr.

Le rapport de la commission, en juin 1862. constate que: les concessions des cimetières, évaluées à 6,000 fr., ont pro-

duit 13,370 fr. pour 75 concessions: l'octroi a donné une plus-value de 14,295 fr. ; la vente de l'eau, prévue pour 19,000 fr., a donné 18,370 fr. Il y a eu une diminution de 2,500 fr. sur les droits des marchés ; la glacière a produit 394 fr. 60, au lieu de 200 fr. ; la glace est vendue, à raison de fr. 20 le kilog.

Pour Tannée 1863, les recettes ordinaires sont prévues à # 238,405 fr. 56

Les dépenses ordinaires à 213,620 35

D'où un excédent de 24,783 fr. 21

Cet excédent monta à 31,535 fr. 27, à cause de l'octroi.

En 1863, dix huit centimes additionnels ont été perçus; d'où, expose le maire Sédillot, boni réel de 11,815 fr.

En 1864, augmentation de 15,844 fr. 40, sur l'octroi, due aux boissons, surtout aux cidres, et sur le combustible ; plusvalue sur les droits d'abattoir, 1,673 fr. 64 ; sur les eaux, 849 fr. 88; sur la rétribution collégiale, 1,760 fr.

Le produit des halles, foires et marchés, évalué à 50,000 fr., n'a donné que 43,127 fr. 12, en 1866; les dépenses les plus importantes ont été la réfection de la voûte de l'église Saint-Aignan, 6,000 fr., et les halles couvertes du marché aux veaux, 10,000 fr.

Budget primitif de 1869 :

Recettes 496,733 fr. 18

Dépenses 495,194 »

Excédent 1,539 fr. Tè

Budget du bureau de bienfaisance pour 1869, prévu :

Recettes 34,575 fr.

Dépenses 33,906

Excédent 669 fr.

En 1869, l'examen des comptes de l'annnée précédente, fait ressortir une plus-value de 18,475 fr. 98, des produits de l'octroi, qui se sont élevés à 207,091 fr. 65; la plus-value, sur la moyenne des cinq dernières années, est de 42,353 fr. 43; Jes nouvelles taxes y figurent, pour moitié, sur les vins et cidres ; il y a augmentation sur l'entrée des viandes, dimi- II 5

nution sur le fourrage, à cause de la sécheresse ; il est entré aussi beaucoup de poisson; il y a augmentation sur l'entrée du charbon, à cause de la rigueur de l'hiver. Budget primitif des hospices pour 1870 :

Recettes 254,424 fr. 06

Dépenses 249,675 11

Excédent 4,748 fr. 95

En décembre 1869, le maire expose que le montant de la dette communale, est de 535,409 fr., jusqu'en 1882, annuités comprises.

A la session de mai 1870, le budget primitif ordinaire et supplémentaire de 1871, est voté comme suit :

Recettes 529,620 fr. 18

Dépenses 527,634 v »

Boni 1,986 fr. 18

Service des eaux, éclairage au gaz. — En mai 1853, il est reconnu que l'appareil de filtrage, établi à grands frais, est impropre à sa destination ; il n'a pas même satisfait à celle de dégrossisseur simple. Il sera démonté et vendu.

En 1854, un crédit de 3,000 fr. est voté pour l'amélioration des appareils hydrauliques, et en 1858, le Conseil décide l'exhaussement de O m 50 7 du réservoir de la Ville, dont la la capacité sera ainsi augmentée de 33,000 litres.

Le nombre des concessions en 1860, est de 297 ; le produit, de 18,500 fr. ; la dépense d'exploitation se chiffre à 10,289 fr. 52; en 1861, elle est de 9,516 fr. 61 ; le combustible a coûté 6,002 fr. en 1860 et seulement 4,950 fr. en 1861.

Il a été élevé, en 1861, 124,490 m 3 d'eau; sur 300concessions, 121 sont jaugées et 179 libres.

La machine à vapeur a été réparée par M. Bourdon, ingénieur à Paris; la dépense en charbon, qui avait atteint 30 kilog. à l'heure, garantie à 24 kilog., est tombée à 21 kilog. ; la dépense a été de 2,637 fr. Le rapport favorable de M. l'ingénieur Brianchon, pour la réception de ces travaux, est accepté.

Le prix de vente de l'eau, qui était de 1 fr. 25 le ni 3 , jusqu'au dixième, puis de fr. 75 par mètre, sera en 1866, de 1 fr. pour chacun des dix premiers mètres cubes, de Ofr. 40 jusqu'à 100, de fr. 30 pour le surplus.

En novembre 1864, projet Hubert sur les eaux.

Ce projet comporte trois points principaux : la force motrice, les réservoirs, la canalisation. Il recherche aussi l'amélioration de la qualité de l'eau.

Il faut changer le point de prise d'eau, adopté en 1844 ; l'abreuvoir, les voitures troublent l'eau; le lavoir envoie des eaux savonneuses. L'eau de l'Eure est de bonne qualité, mais, elle n'est pas fraîche en été ; elle contient quelques matières végétales en dissolution, qu'aucun filtrage ne pourrait retenir.

M. Hubert propose de poser un tuyau d'aspiration, de 350 mètres, sur le lit de la rivière, pour aller chercher de l'eau plus pure ; la dépense serait de 8,942 fr. ; en reportant la prise d'eau à 100 mètres seulement, la dépense serait de

Il faudrait une machine nouvelle de seize chevaux ; celle de huit chevaux actuelle, servirait en cas de réparation; la dépense du projet complet est évaluée à 130,000 fr.

Il serait établi des réservoirs sur un terrain, sis au coin de la rue des Petits-Blés et de la rue Saint-Thomas; la superficie de ce terrain est de 640 mètres ; le prix de ce terrain est évalué à 7,000 fr., soit à 10 fr. le mètre, plus les frais de contrat. Les deux réservoirs, établis sur ce terrain, auraient ensemble une capacité de 300 m 3 ; celui du collège est de 234 m 3 ; ensemble 534 m 3 . Si Ton voulait, ce qui vaudrait mieux, donner aux réservoirs une capacité de 400 m 3 ; la dépense supplémentaire serait de 5,300 fr.

Une Commission, nommée par le Conseil, comprend MM. Fontaine, Billard de Saint-Laumer, Leviez-Huet, Mauzaize, Isambert.

Au mois de mars 1866, M. Coiret fait à la Ville une proposition, pour l'adduction des eaux de Fontaine-Bouillant; il demande une concession de 50 ans; le prix du mètre cube

serait de IV. 10 pour les 250,000 m 3 montés les premiers dans Tannée ; de fr. 08, pour l'excédent.

Une société chartraine, en formation, n'a pas abouti.

M. Hubert propose une autre solution. Il recherche un banc de graviers, rempli d'eau, au-dessous du lit de la rivière ; ce serait une dérivation souterraine des eaux d'amont, des pertes de la rivière.

Des expériences à l'hydrosimètre marquent de 40 à 62 degrés; les eaux viennent de la craie. En creusant plus profondément dans le gravier, elles marquent le même degré qu'à Fontaine-Bouillant, ou dans l'Eure. Les eaux se réunissent à Fontaine-Bouillant : en creusant à Chartres, on aurait la même. M. Hubert demande un crédit de 4,000 fr., pour l'installation d'une locomobile et le forage. Si Ton rencontre la nappe de Fontaine-Bouillant, elle sera inépuisable.

« L'existence de cette nappe est douteuse, explique un membre du Conseil, et l'épreuve de courte durée insuffisante ; pour démonter nettement la vérité de la théorie, l'expérience devrait être continuée pendant des mois, et même des années. »

Nouvelle proposition de M. Hubert. Il augmentera l'usine, dans un délai de six mois ; il demande à traiter pour une période de 18 mois; sa production en eau montée serait de 225,000 m 3 (minimum) à Ofr. 10, au lieu de 150,989 m 3 ; le surplus payé, à raison de fr. 08 le m 3 .

« Nous pensons, expose le maire, qu'il existe un courant souterrain, aboutissant à Fontaine-Bouillant, alimenté par les eaux fluviales qui s'infiltrent dans la plaine de la Beauce, entre la vallée de l'Eure et celle d'Oisème prolongée.

» Il y a aussi, au-dessous de la rivière, dans un lit de galets, des eaux que Ton pourrait élever; l'essai de M. Hubert ne coûterait à la ville que 2,000 fr., en cas d'insuccès. »

« Un membre du Conseil propose la captation des sources de Barjouville et de Luisant, qui donnent un débit de quinze litres par seconde; Teau est de bonne qualité; elle vaut celle de Fontaine-Bouillant.

En avril 1866, un conseiller présente deux projets; il propose des essais, en creusant un puits près de la rivière, sur la rive gauche, en amont de la Courtille.

» Cette eau sera claire, de bonne qualité et suflisamment abondante; on creusera jusqu'à ce que Ton obtienne trente litres à la seconde. Ce puits, de quinze mètres de diamètre, pourra de plus recevoir les eaux des fontaines de Barjouville et de Luisant. La dépense est évaluée à la somme de 110,000 fr. ; il en résulterait un boni pour la ville, de 3,791 fr.

» Le projet d'adduction de Fontaine-Bouillant, ajoute le conseiller, constituerait une perte de 6,678 fr. ; il doit être repoussé, comme onéreux pour la ville. Moyennant une dépense de 50,000 fr., on amènerait les eaux de Barjouville, par une conduite en béton de 4 kilomètres. »

11 veut aussi s'emparer des eaux de Luisant.

M. Hubert fait une nouvelle proposition, pour une quantité d'eau montée de 350,000 mètres cubes ; il forerait aussi un puits près de la rivière, et amènerait les eaux au puisard actuel.

« Un conseiller dit qu'il n'est pas convaincu que le puits donnera constamment une eau limpide, de bonne qualité, et en abondance suffisante ; il ne faut donc faire qu'une expérience ». Adopté.

Le projet de Fontaine-Bouillant est ajourné.

l T ne nouvelle commission, pour l'étude de la question des eaux, est nommée, en novembre 1866. Elle comprend MM. Boutet, Delacroix, Brault, Fontaine, Francfort, Bourgeois, Mouton.

Il a été déjà fait des sondages, des puits, pour la recherche de l'eau aux Trois-Ponts ; le résultat n'a pas été satisfaisant .

<( En se basant sur les épuisements faits, pour les travaux des ponts, certains conseillers pensent que les forages proposés ne donneraient pas suflisamment d'eau, d'une manière continue. On ne peut établir une théorie certaine en cette matière ; l'eau souterraine, provenant de la rivière, le sable sert de filtre naturel qui, traversé par des matières, cessera après un certain temps, de fonctionner. »

Les eaux de sources coûtant fort cher à amener, le Con-

seil vote un crédit de 3,000 fr., pour continuer les expériences aux Trois-Ponts.

Au mois de décembre 1869, le programme est de nouveau posé; la quantité d'eau, élevée en 1865, a été de 151,000 m 3 ; du 15 juillet 1868 au 15 juillet 1869, le nombre de mètres cubes montés s'est élevé à 241,000.

Le projet consiste à élever 28 litres par seconde, à une hauteur de 42 mètres, au réservoir du collège, soit 100,800 litres par heure : en douze heures 1,205,600 litres, et par année de 365 jours, 441,504 mètres cubes.

La dépense par jour serait de 27 fr. 58 ; par an, de 10,074 fr. ; le prix de revient du mètre cube d'eau monté ressortirait à 2 centimes 3.

Dans la séance du 12 janvier 1870, l'établissement de l'usine à la Courtille est critiqué; Teau est mauvaise, on ne ferait que du provisoire, en augmentant l'importance du matériel.

— Aux Trois-Ponts, ce serait mieux, mais encore médiocre.

— Il ne faut pas se placer près de la route de Voves, mais près du chemin des Perriers ; l'eau serait montée au carrefour des Capucins, dans un second réservoir.

La dépense serait de 75,000 fr. ; l'administration est priée d'étudier un projet dans ce sens.

Le projet est présenté le 25 janvier ; avec vingt chevaux, on élèverait 90 à 100 m' d'eau.

Discussion confuse. Aucune décision n'est prise.

Enfin le 8 mars 1870, le Conseil adopte l'installation d'une usine hydraulique, au chemin des Perriers.

La dépense est évaluée à la somme de . . 90,000 fr.

A déduire la vente de l'ancienne usine . . 18,000

Reste comme dépense réelle. . . . 72,000 fr.

Des propositions sont faites au maire, pour le renouvellement du traité du gaz d'éclairage, en 1862, par la compagnie Lebon.

La durée du traité admise pour cinquante années; le prix du mètre cube de gaz serait immédiatement réduit, deOfr. 60 à fr. 50, et abaissé de un centime par an jusqu'à Tannée 1871, où le prix deviendrait à fr. V2, sans changement.

M. Rebut offre le prix de fr. 40, pour toute la durée du traité, et celui de fr. 25 pour l'usage de la ville; les préférences sont pour ce dernier.

En janvier 1863, des renseignements pris, il résulte que le prix moyen du bec public de gaz, relevé dans onze villes voisines, est de fr. 32 et celui du mètre cube particulier, d'un peu moins de fr. 45. A Versailles, Orléans, le Mans, Alençon, les prix sont de fr. 30 et fr. 40.

M. Arson, ingénieur en chef de la Compagnie parisienne du gaz, vient à plusieurs reprises à Chartres, sur la demande de M. Fontaine, directeur de la Fonderie, comme conseil de la Ville.

En février 1864, les plans et devis de M. Rebut sont établis ; la dépense est évaluée à 375,000 fr. ; un traité d'amodiation préparé est soumis à l'examen d'une commission, et accepté.

L'usine sera construite sur le plan de M. Leroux ; l'exploitation faite par M. Rebut et la dépense de 400,000 fr., couverte par un emprunt au Crédit foncier ; la consommation annuelle est de 150,000 m. c.

MM. Foucart et Lavenant font une proposition un peu plus avantageuse ; l'économie pour la ville atteindrait la somme de 3,000 fr. par an. Malgré certains petits avantages, le Conseil préfère traiter avec M. Rebut, avec qui il y a engagement pris.

En septembre de la même année, le ministre de l'Intérieur refuse l'autorisation de contracter l'emprunt de 400,000 fr. au Crédit foncier, remboursable en trente annuités, sur le produit du fermage, qui est estimé 35,000 fr. à l'année.

« La question va être reprise, dit le maire Sédillot, et de nouvelles propositions seront faites bientôt. »

Le 24 février 1865, un traité est passé avec la compagnie Lebon ; après une consommation de 300,000 m 3 par année, le prix du mètre cube sera abaissé de fr. 34 à fr. 26.

Le Conseil vote une somme de 10,000 d'indemnité à donner à M. Rebut, dont 3,000 fr. à la charge de M. Lebon. Le

préfet trouve que cette indemnité est trop élevée ; il la réduit à 0,000 fr. en faveurde M. Rebut, directeur de l'usine de Vitry-le-François ; le Conseil adopte.

Agriculture, concours régionaux, chemins de fer. — Au mois de novembre 1853, la Société d'horticulture, récemment fondée, reçoit du Conseil un encouragement de 200 fr. ; son exposition de septembre a été très réussie. La société comprend 50 jardiniers sociétaires ; avec les membres honoraires, le total est de 155.

En 1855, la Société d'horticulture possède moins de 15,000 fr. ; elle voudrait être reconnue d'utilité publique ; vote d'une subvention de 2,000 fr.

Le concours régional général doit avoir lieu, les 14 et 15 mai 1856, sur la butte des Charbonniers.

On prévoit l'aménage de : taureaux et vaches, 100 têtes; béliers et brebis, 150 ; porcs et porcines, 60.

Le devis de l'installation est prévu à. . . . 4,000 fr. La nourriture des animaux pendant trois jours, à 320

L'aménage de l'eau 200

Le salaire des serviteurs, frais accessoires. . 100

Réserve pour les imprévus 380

Dépense totale 5,000 fr.

Au mois d'août 1862, le Conseil avait voté un crédit de 15,000 fr., pour le concours régional de 1863; le préfet fait observer que cette somme est trop faible: le crédit est porté à 20,000 fr. ; il sera ajouté un concours d'étalons. On espère une recette de 5,000 fr., pour les entrées.

Le Conseil traite avec M. Jallot Thaboureux, comme en 1856, de l'installation, moyennant 16,440 fr.

11 sera donné un certain éclat aux fêtes:

Concert au théâtre 2,200 fr.

Fiai au foyer du théâtre ; achat de lustres . . . 5,900 Carrousel par le 5 e régiment de chasseurs . 1,100 Jeux publics, récompenses 800

.4 reporter 10,000 fr.

Report 10,000 fr.

Dîner officiel, cent invitations 2,000

Illuminations 2,500

Feu d'artifice 1,200

Impressions, imprévu 500

Société d'horticulture 1,000

Frais d'installation .

17,200 fr.

33,640 fr.

Le total des prévisions est de .

Pour pourvoir à cette dépense :

Crédit alloué sur le budget de 1863. 20,000 frJ

Produits prévus : bal 1,500 \ 24,750 fr.

Carroussel 3,250

D'où il résultera un déficit de . . . 8,890 fr.

Le inaire espère une subvention du Conseil général. Un détachement d'infanterie fera le service d'honneur du concours ; les indemnités seront réglées suivant l'usage :

officiers

. à 2fr.

17 sous-officiers à 40

28 caporaux . . à 20 157 hommes . à 15 Pour dix jours 10 x 45,95 .

Transport du détachement En plus 40 hommes de gendarmerie

10 fr. »

23 55 459 fr. 50 i

45 fr. 95

A l'occasion du comice agricole de 1867, les commerçants demandent à faire une fête ; le Conseil vote un crédit de 2,600 fr., dont 2,000 pour la fête et600fr. pour récompenses et primes.

Une Exposition artistique et industrielle a lieu, au moment du concours régional, en 1869.

' Les résultats financiers du concours et des fêtes sont examinés, dans la séance du 17 juin 1869.

« Les dépenses prévues se sont élevées à 59,100 fr.

Concours agricole 23,893 fr.

— hippique 7,528 75

Illuminations, feu cTartifice, jeux. . . . 3,520 fr.

Concert 3,096

Bal 3,782

Banquet 4,425 ]

Réception de Leurs Majestés 9,310 fr.

Société d'horticulture, subvention. l,500fr. » / Directeur du théâtre, subvention. 2,000 » j 3 > 500 Frais divers, gratifications 1,314

14,823 fr. »

Total des dépenses. . 60,368 fr. 75 Les recettes ont été de 27,354 25

Différence passive. 33,014 fr. 50

En novembre 1867, un projet pour rétablissement d'un canal de la Loire, vers Paris, à travers laBeauce, est étudié. M. Sellier, représentant de la Compagnie, présente l'étude au Conseil, qui vote un avis favorable.

Mais, en 1868, le Conseil reconnaît que cette dérivation n'a aucun intérêt pour la ville, à moins que les eaux ne soient claires et potables et que le tarif soit très modéré.

« Or, explique le maire, pour 50 mètres par jour, chaque mètre coûterait 50 fr. à Tannée, ou en totalité 2,500 fr. par an. Avec l'amodiataire M. Hubert, le mètre coûte 22 fr. 08 par an, ou 1,104 fr. pour la totalité des 50 mètres proposés. » Rejeté.

Marchés. — Foire de mai 1853; l,000chevaux:5à6ans,

trait, 800 à 1,000 fr.; 5 à 6 ans, omnibus, 550 à 600 fr.

28,000 moutons : antenais, 30 à 35 fr.

200 porcs : gras, 1 fr. 10 à 1 fr. 20 le kilog.

400 vaches : génisses, 150 à 500 fr. ; grasses, fr. 90 à I fr. 20 le kilog.

227 veaux : I fr. 20 à 1 fr. 30 le kilog.

A la Saint-Barthélémy 1854, 24,000 moutons.

Foire de mai 1858; 1,230 chevaux : 5 à Sans, trait, 3 à 700 fr.

27,000 moutons : antenais, 26 à 40 fr. ; baisse de 6 à 8 fr.

A la foire de mai 1868; 1,076 chevaux : 5 à 6 ans, limon, 12 à 1,600 fr. ; omnibus, 700 à 1,000 fr.

298 vaches : génisses, 410 à 750 fr. ; grasses. 1 fr. 20 à t fr. 30 le kilog.

35,500 moutons : antenais, 21 à 40 fr. ; moitié vendus.

Au landi du 14 juillet 1870; 5,200 moulons : antenais, 12 à 23 fr. ; laine : 32,555 kilog. ; laine mère de 1 fr. 20 à 1 fr. 60.

Cours du blé. — En octobre 1853, 30 fr. ; en novembre, 33 fr. ; le pain blanc, 1 fr. 85 les quatre kilog., le pain bis, 1 fr. 67.

En juillet 1854, blé élite 23 fr. 50; à la fin d'août, 28 fr.

En août 1855, blé élite 33 fr. 50; avoine, 8 fr. 45.

En octobre 1859, blé 18 fr. ; en novembre, 19 fr.

Le cours en janvier 1860 est de 19 fr.

Au mois de mars 1863, blé 21 fr. 25; avoine 7 fr. 10.

En janvier 1868, blé 31 fr. ; avoine 10 fr. 50. A Paris, farine, les 157 kilog. 85 à 88 fr. ; son, 16 fr. 50 les 100 kilog.

Fin juillet 1870, blé élite 26 fr. ; avoine 12 fr. 25; farine à Paris 71 à 72 fr. ; son, 22 fr. 50 les 100 kilog.

Au mois d'août 1860, concours de moissonneuses.

Chemins de fer. — En mai 1854, inauguration de la

ligne Chartres au Mans.

En novembre 1853, télégraphe ouvert de Chartres au Mans, 124 kilomètres: pour vingt mots, 3 fr. 30 et fr. 50 pour le porteur. En avril 1854, le télégraphe est continué jusqu'à Rennes; la distance de Paris est de 362 kilomètres; le coût de la dépêche est de 5 fr. pour vingt mots.

En août 1855, ouverture du chemin de fer du Mans à Laval.

Le 27 avril 1864, le maire expose le projet d'un chemin de fer vicinal, de Chartres à Voves; avis favorable. En décembre de la même année, vœu en faveur de la ligne projetée d'Orléans à Rouen, par Chartres.

En 1866, il est question d'un chemin de fer d'intérêt local, de Chartres à Bonneval ; le chemin de fer continuerait sur Châteaudun.

« Le département, expose le maire. Billard de Saint-

ifc.

Laumer, abandonnerait gratuitement le sol. La dépense est évaluée à 10,000 fr. par kilomètre, en passant sur l'accotement de la route; à 25.000 fr., pour un chemin spécial de 4 mètres; soit, pour les 31 kilomètres de parcours, 1,085,000 et 1,550,000 fr.

» Nous proposons, ajoute le maire, une subvention de la Ville de 100,000 fr., qui serait versée après la mise en exploitation. »

Le Conseil vote la subvention, à la condition expresse, que cette ligne se reliera, sans rompre charge, avec le chemin de l'Ouest à Chartres, et à Bonneval avec la ligne de Tours à Paris.

En août de la même année, le Conseil, sur la demande du maire de Senonches, émet un vœu en faveur du chemin de fer de Senonches à La Loupe.

En 1868, le Conseil vote une subvention de 100,000 fr., en faveur du chemin de fer d'Orléans-Rouen; le département le subventionne pour 2,075,000 fr. et l'Etat, pour 1,087,500 fr. ; en totalité 3,262,500 fr. La construction doit revenir à 37,500 fr. par kilomètre, suivant évaluation de la Compagnie.

Au mois de février 1870, le Conseil est saisi du projet de chemin de fer de Chartres à MelunetàMeaux, par Angerville, et de Pithiviers à Chartres, par Voves. Le Conseil ne croit pas devoir voter de subvention pour ces lignes.

Une autre, de Chartres à Illiers, Brou, Saint-Calais, paraît utile ; les marchés de Brou et d'Illiers sont importants ; il n'existe pas de projet; le Conseil pense que le Conseil général devrait l'inscrire dans ses prévisions.

Religion, hospices. — M* r Clausel de Montais donne sa démission, le 26 novembre 1852; M* r Regnault lui succède.

A la session de mai 1855, le maire propose au Conseil de voter une somme de 1,500 fr., pour les travaux de la crypte de la cathédrale. La proposition est repoussée, la cathédrale étant un monument historique, dont la charge et l'entretien incombent à l'Etat.

Les statuts de la Société de secours mutuels de Saint- Roch sont approuvés par le préfet, le 17 juillet 1856.

En avril 1862, un concert pour les pauvres produit 1,631 fr. 50; dépense 625 fr. 50; reste net 1,006 fr.

En février 1862, le pasteur de l'église réformée de Marsauceux demande au Conseil une salle, pouvant contenir une centaine de personnes, destinée à l'exercice du culte. Le nombre des adhérents à l'église réformée est de dix, à Chartres; la confession d'Augsbourg en comprend dix-sept; il n'y a pas lieu d'accorder la demande, pour un si faible noyau de protestants.

La voûte de l'église Saint-Aignan avait été refaite en 1865, sous la direction de l'architecte diocésain Boeswihvald. L'année suivante, il est question de rétablir le style primitif; les frais resteront à la charge de la fabrique.

En 1867, un projet de dégagement de la cathédrale est soumis au Conseil; une commission est nommée; elle comprend MM. Isambert, Mouton, Bourgeois, Francfort et Famin.

L'architecte Violet-Leduc, voudrait que, de la place du parvis, la totalité du parvis put être embrassée par l'œil du spectateur ; la place serait limitée par le mur de l'Hotel-Dieu et par une ligne symétrique de l'autre côté ; la maison de M. Marchand reste presque intacte.

Le Conseil autorise le maire à acheter les terrains à l'administration des hospices, à raison de 25 fr. le mètre, pour l'alignement de ce côté ; l'achat de la salle des fiévreux revient à 40,000 fr.

L'Empereur, lors de son voyage, au Concours Régional, accorde une subvention de 20,000 fr., pour le dégagement.

Le budget des hospices, pour l'année 1854, est prévu

comme suit :

Recettes 211,178 fr. 21

Dépenses 211,140 »

Excédent 38 fr. 21

Le legs, fait par M. de Reverdy aux Hospices de Chartres, est approuvé par décret du 25 octobre 1853.

M. Ferdinand de Reverdy, décédé à Bruxelles, le 27 avril 1852, par un testament olographe, du 1 er janvier 1845, laissait une somme de cent mille francs aux Hospices et conditionnellement à la Ville.

Ce legs est fait, à la condition expresse que la Ville fondera à Chartres une Ecole, qui devra être dirigée par les frères de la doctrine chrétienne, et qui portera le nom de Saint-Ferdinand. Cette école sera exclusivement destinée à l'éducation et à l'instruction de la classe indigente.

Une autre somme de 85,000 fr., plus les intérêts accumulés, est aussi léguée, si, après six années d'épreuve, l'École fondée est en voie de prospérité.

L'hiver de 1853-54 est rude, le blé très cher ; le pain monte au prix de 1 fr. 88 les quatre kilog. ; il est distribué pour 24,000 fr. de bons de pain à 1,620 familles, dont 1,007 appartiennent à la classse ouvrière.

A la session de mai 1856, une subvention de 300 fr. est votée par le Conseil, en faveur des Petites sœurs des pauvres.

Le nouvel Hôtel-Dieu doit être installé, rue du Pavé de Bonneval ; la superficie du terrain est de quatre hectares ; ce terrain est acquis depuis 12 ans. Après de nombreuses études, l'Hôtel-Dieu est bâti.

A la session de mai 1867, « M. Bœswilwald, architecte diocésain, expose le maire, a réglé les travauxdunouvel Hôtel-Dieu, du 30novembre 1857 au 27 mars 1865, à 977,886fr. 46 ; aujourd'hui, par addition de crédits, le total des dépenses atteint l,207,l."îOfr. »

Le maire expose, en 18<>8, la situation des Hospices.

A l'Hôpital, en 1867, se sont présentés au dispensaire:

Hommes 1,204 1

Femmes 1,211 3,612

Enfants 1,197 )

La moyenne des dix années précédentes était de 3,820.

Il a été reçu:

Malades civils 1,289 j . ft

— militaires 229 i '

En moyenne 94 par jour, restant 22 jours chacun.

A l'Hospice des pauvres, (Saint-Brice) existent :

Lits de vieillards, hommes. . . 47 \

— femmes. . . 62 [

Travailleurs ayant dépassé 50 ans et (

recevant un salaire 14 ;

Il existe en plus 34 lits d'aveugles, dont 4 entretenus par le département, à raison de 400 fr. chacun; la fondation de trois de ces lits remonte à Tannée 1291.

Enfin, 52 lits d'orphelins.

La population de Saint-Brice est de 237 personnes.

Le budget pour 1869, est établi comme suit :

Recettes 195,195 fr. 06 j m ^

— extraordinaires. . 4,000 » ( '

Dépenses. ■••.,■• «M03 74 j fr ^

— extraordinaires. 4,000 » I

Excédent . . . 7,091 fr. 32

Collège, Lycée, Ecoles. — La transformation du collège en lycée est posée en février 1854, par une étude, longue et consciencieuse du recteur. Le recteur évalue la dépense à la somme de 300,000 fr. Une commission est nommée ; elle comprend: MM. Levîez-Huet, Genêt, Durand, de Boisvillette et Billard de Saint-Laumer. Au mois de mai, la commission est d'avis de suspendre provisoirement cette étude, à cause des événements graves qui se préparent (la guerre de Crimée), et l'élévation du taux de l'intérêt des capitaux.

Une nouvelle commission, composée de MM. Leviez-Huet, Billard de Saint-Laumer, de Boisvillette, Boy et Voyet, est nommée, en 1855 ; elle expose que le collège coûte à la Ville la somme de 18,000 fr., moyenne des six dernières années.

« Cette somme ne peut suffire par la suite; la dépense pèse à perpétuité sur les revenus, et Chartres sera en état d'infériorité avec les villes voisines.

« En écartant les terrains trop coûteux, restant sur l'em-

80 l.m;>iiu:. napoléon m

placement actuel, le devis des bâtiments est de. . 641,800 fr.

Celui du mobilier 80,000

Le prix du terrain à acquérir 25,000

Ensemble 746,800 fr.

» L'architecte croit pouvoir réduire à 700,000 fr.

» A Saint-Quentin, la construction a coûté. . 370,000 fr.

Le mobilier 80,000

Total 450,000 fr.

» A Bar-le-Duc, le prix de la construction a

été de 301,000 fr.

Celui du mobilier, de 81,000

Total 381,000 fr.

» La Commission pense qu'on ne peut dépasser 500,000 fr. »

Le projet du maire, s'élevant à 700,000 fr., est repoussé.

Un cours de gymnastique est créé au collège, en 1856; le professeur, M. Gerrebeuk, recevra, de la Ville 150 fr. et du Principal, également 150 fr. par an. Ce cours est le premier créé. La même année, le Conseil vote un crédit pour la construction d'un bâtiment dans le grand préau et l'appropriation des anciens locaux. Le compte de ces travaux exécutés, s'élevant à 59,400 fr. 94 est adopté par le Conseil, en mars 1861.

En mai 1862, M me V e Roux, fait don à la Ville de la bibliothèque de son mari, ancien professeur de rhétorique ; la quantité est de 10 à 12,000 volumes; le Conseil accepte.

En août 1866, la transformation du Collège en Lycée est reprise par un conseiller, qui critique ceux qui ne veulent rien changer; il ajoute:

« En un mot, on se bat les flancs, pour chanter sur tous les tons les bienfaits du statu quo.

» De grâce, Messieurs, je le répète, un peu de bienveillance pour le chétif, qui a l'audace de se heurter aux gros bataillons et qui battrait en retraite, s'il ne tenait à honneur de défendre une thèse qu'il caresse avec amour.

» Depuis trois siècles, notre collège fonctionne ; il a été constamment en grande réputation ; il serait même à ce

jour en première ligne. Cette longue période de prospérité tient à une cause dont nous devons nous réjouir.

» Mais à laquelle ?

» La cause, Messieurs, la cause ! eh bien î cette unique cause est inhérente à notre sol ; il est constant que nos contrées ont toujours fourni et fournissent toujours une foule de bonnes intelligences, d'heureuses organisations.

» Est-il surprenant dès lors, que la saine semence ait réussi en un terrain propice ? Pleine justice d'abord, au milieu favorable que nous occupons ! honneur aussi à ceux qui ont semé ou qui sèment si bien ! Je ne suis pas ingrat.

» Plusieurs lycées ne valent pas notre collège. Ai-je besoin de vous dire pourquoi ? Vous le savez parfaitement. C'est que le sol y produit moins de natures propres à l'inoculation du savoir... »

Malgré ces éloges, l'orateur demande la transformation. « Parce que le lycée est de plein exercice, parce que son personnel enseignant est au grand complet, parce qu'il féconde plus libéralement les germes.

» Nos succès passés, nos succès présents tiennent à notre terrain, à notre cru. Avec un niveau d'études plus élevé, les bonnes intelligences, maniées avec plus d'ampleur dans un lycée, deviendraient parfois des intelligences d'élite, destinées à tracer un sillon impérissable.

» Ici, horizon borné ; là, horizon sans limites î »

La dépense est de 500,000 fr. ; l'emprunt, au Crédit foncier, sera remboursé en trente annuités, au taux de 6, 47 %•

La motion est renvoyée à la municipalité.

En août 1867, le Conseil distribue des ouvrages aux lauréats du coucours général des lycées de France. MM. Joseph Maunoury, fils du docteur, a remporté un premier prix de chimie; Julien Barrois fils du professeur, un premier accessit de physique, et Edmond Piébourg, un prix de discours latin.

En 1853, en prévision de l'emploi du legs Reverdy,

pour la création de l'école Saint-Ferdinand, la statistique des écoliers est présentée au Conseil ; l'école Saint-Pierre en a 540, celle de Saint-André, 245, en tout 785.

ii 6

11 y a insuflisance de local ; on refuse des enfants, les classes étant encombrées. La nouvelle école donnera satisfaction à la population.

Le Conseil décide l'acquisition d'un terrain sur le boulevard Saint-Michel, d'une contenance de 3,675 mètres carrés; le prix d'achat est de 63,000 fr. ; les bâtiments coûteront 68,000 fr. ; chaque classe recevra cent élèves.

Le règlement des comptes des travaux de l'école Saint- Ferdinand, soldés en 1859, montre que la dépense a été de 200,014 fr. 12 ; le produit des legs Reverdy est de 217,328 fr. 34 intérêts accumulés compris.

La charge annuelle d'enseignement sera de 3,600 fr.

En février 1859, les prix sont fixés à 2 fr. 50 par mois, pour les enfants fréquentant l'École Mutuelle ; l'école primaire de garçons de Saint-Ferdinand est gratuite ; l'instruction y est donnée par les frères de la doctrine chrétienne.

Le budget total des écoles primaires est de 22,300 fr., y compris 3,400 fr. pour salles d'asile. En 1861, les enfants indigents viennent gratuitement aux écoles communales.

En septembre 1865, le Conseil fixe les taux de rétribution mensuelle, pour les écoles primaires, à 1 fr. 50 et 2 fr. 50 pour les enfants, suivant les âges, au-dessous et au-dessus de neuf ans.

Deux conseillers voudraient que l'enseignement fut gratuit, pour arriver pas à pas à l'enseignement obligatoire.

» La gratuité partielle ne vaut rien, disent-ils ; un ouvrier hésite à dire qu'il est indigent. »

En 1868, admissions réparties dans les écoles :

gratuites pavante» totales

École mutuelle . .

Écoles chrétiennes .

Écoles des filles . .

Il vient aux écoles chrétiennes 25 élèves des communes voisines.

Arts, fêtes, musique, théâtre. — Une plaque indicatrice est posée, en août 1853, sur une maison de la rue Mathurin- Régnier, avec cette inscription:

« Ici naquit, Mathurin Régnier, le 21 décembre 1573. »

En octobre 1859, le peintre Edouard Moulinet, dont la ville de Chartres avait encouragé les débuts par une subvention, est reçu avec le n° 7, à l'Ecole des Beaux-Arts. Sur 350 concurrents, 100 ont été reçus.

Au mois de février 1864, M. Laye, professeur, lègue au Musée des armures évaluées à 6,355 fr., des tableaux, à 1,147 fr. etc., etc.; la valeur totale est de 16,712 fr. L'appropriation du local coûtera 3,000 fr. ; les frais de mutation, de port, etc., 3,000; un crédit de 6,000 fr. est voté.

Par un legs de 1865, M. Adolphe de Marbot, ancien maître des requêtes au Conseil d'Etat, donne au musée la collection de ses armes anciennes et de ses armures, évaluée à 3,507 fr.

Au mois de mars 1860, une cavalcade, représentant

Tentrée de Henri IV, à Chartres, est organisée par les habitants et les officiers et sous-ofïiciers du 3* régiment de hussards ; il faut des costumes et des décorations ; l'aperçu des dépenses est de 2,800 fr. l T ne souscription aura lieu, une quête sera faite; la ville accorde 1,500 fr.; la collecte a produit 3,603 fr. 90 pour les pauvres.

Une autre cavalcade historique a lieu, le 3 mars 1864 ; l'entrée de Louis XIII dans la ville, en 1619. Le conseil vote une subvention de 3,000 fr. ; la quête produit 3,160 fr. 20, pour le bureau de bienfaisance.

En mars 1866, la cavalcade : Les Enfants de la France.

En 1853, la Société philharmonique reçoit de la Ville

une subvention de 1,400 francs; l'École de musique, organisée en 1847 pour le chant et l'instrumentation coûte 1,900 fr.

Par réorganisation, il est créé un corps de musique vocale et un corps de musique communale; le Conseil alloue l,400fr. pour l'ensemble.

La musique de la garde nationale est supprimée.

La Société philharmonique se reconstitue ; l'ancienne, créée en 1844 n'existe plus; subvention de 1,500 fr.

En 1867, la Société chorale et fanfare, récemment formée, obtient un grand succès au concours d'Epernon ; vote d'une subvention de 300 fr. Président, M. Bonnard, notaire; viceprésident, M. Béthouart, ingénieur.

Le 7 juin 1868, concours musical, organisé par la Société chorale et fanfare ; succès énorme. Peu après, le Conseil lui vote une subvention de 500 fr. pour achats d'instruments.

En juin 1870, vote de 1,000 fr., après le concours de Dreux, avec le nouveau directeur musical Escudié.

En janvier 1853, le théâtre donne, le même jour,

La Bergère des Alpes, drame en cinq actes, par Desnoyers et Dennery, La Dame aux Camélias, cinq actes, de Dumas, fils.

Le directeur, Fresson, clôture la saison par Le Cocher ou La Cabane aux Genêts, en cinq actes ; puis Lazare le pâtre, en cinq actes, de Bouchardy:

M llc Rachel vient à Chartres, le 17 avril, avec des artistes du Français et de l'Odéon ; la représentation comprend Phèdre et Le Dépit amoureux. Les prix des places sont fixés comme suit : loges, premières galeries, orchestre, 7 fr. ; baignoires 6 fr. ; orchestre des musiciens, 5 fr. ; parterre 3 fr. 50; secondes 2 fr. 50; troisièmes lfr.

En mai, La Case de l'Oncle Tom, par Dumanoir et Dennery.

En novembre, le directeur Fresson, joue Philiberte, comédie en trois actes, d'Emile Augier : premières loges 2 fr. 20 ; premières galeries et orchestre 2 fr. ; baignoires 1 fr. 60; parterre 1 fr. 30; secondes fr. 80; troisièmes fr. 60.

En décembre, La Mendiante, grand succès pour M** Lacressonnière ; La petite Fadette, de Georges Sand.

La saison continue, par Grandeur et Décadence de Joseph Prudliomme, en cinq actes, avec Henry Monnier. Hugues du Puiset, 1 1 W-lllt?, ou Ce que Famé volt, Diex le volt, drame historique en cinq actes et sept tableaux, de Roguier et (jillet-Damitte.

Encouragé, l'auteur veut faire V Epaule de Gallardon.

Pour la clôture, le 2 avril 1854, Le Juif de Venise, drame en 7 tableaux, par Ferdinand Dugué.

En mai, à la saison de musique, Le Songe d'une nuit d'été, d'Ambroise Thomas ; la Philharmonique, sous la direction de Guille, figure à l'orchestre. Pour la clôture, Galathée, le quatrième acte de Lucie, Les Noces de Jeannette.

En décembre, La Closerie des Genêts, en neuf actes, de Frédéric Soulié, avec M. et M mc Lacressonnière ; puis Fiaminio, quatre actes de Georges Sand ; Le Gendre de M. Poirier.

En mai 1855, Les Diamants de la Couronne, trois actes, d'Auber , Les Pilules du Diable, seize tableaux, etc.

L'hiver, Fresson donne Les Orphelins de Valneige, La Tour de Londres, Forte Spada l'Aventurier ou V Italie en Vt-it), drame moyen-âge, en cinq actes, de Félicien Malleville ; Le Pasteur ou IJ Evangile et le Foyer, en six actes ; rideau à six heures : la soirée comprend onze actes.

Le 27 janvier 1856, chaque cavalier, en prenant un billet au bureau, aura le droit d'amener, sans rétribution, une dame avec lui. La représentation comprend : L'Hiver d'un homme marié, un acte ; César Borgia y drame moyen-âge en cinq actes ; Le Massacre d'un Innocent, vaudeville comique en un acte ; rideau à 6 heures.

De 1850 à 1860, il a été donné de nombreux concerts.

A la saison de mai 1856, Le Donjon de Vincennes, drame en 10 tableaux, par Dennery; Les Noces de Jeannette, La Dame Blanche-, La Favorite, de Donizetti ; Les deux Aveugles, d'Offenbach, etc.

En avril 1857, Les Mousquetaires, par des amateurs.

En 1858, le mime Debureau donne La belle Espagnole, avec diverses opérettes et chansons.

Debureau revient encore deux fois en quinze jours.

Dans la salle de l'Ecritoire, au Casino lyrique, vaudevilles, drames. Au théâtre provisoire, Madame Droux renouvelle sa troupe ; représentations ordinaires.

En février 1857, la salle de spectacle de Sainte-Foy est à

vendre ; le Conseil décide de ne pas Tacheter ; une commission, pour l'étude du nouveau théâtre, comprend MM. de Boisvillette, Durand, Billard de Saint-Laumer.

Des terrains sont proposés : à l'angle du boulevard Saint- Michel et de la rue des Petits-Blés ; sur la place Châtelet et la promenade Sainte-Foy, par le maire Sédillot, sur les plans de M. Piébourg, architecte, avec une dépense de 250 à 300,000 fr.

Le Conseil accepte le terrain, boulevard Saint-Michel.

Une salle provisoire, sous une tente, est repoussée.

On vote 800 fr. pour les quatre mois de l'hiver, une représentation par semaine étant assurée.

En janvier 1858, le Conseil étudie le projet du théâtre.

<i La salle sera élégante et commode, expose le maire; elle pourra contenir de 7 à 800 spectateurs. Il y aura une grande salle pour les réunions publiques, les concerts, etc.

» La façade aura 20 mètres de largeur, la profondeur sera de 40 mètres ; la superficie de 800 m*.

» Le devis comprend :

Construction principale 202,000 fr. »

Décoration de la salle, 14 décors de la

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