NOTRE-DAME SAINT-PIERRE
trenten. perpét. trcnten. pcrpét.
Antérieures à 1845. . . 394 m 154 m
De 1845 au 31 déc. 1854. 90 m 311 38 m 150
De 1855 — 1864. 340 397 70 177 50
De 1865 — 1874. 456 452 266 397 80
Totaux. ... 886 «■ 1,55't"' 374 m 879 m 30 « Il y a une progression très notable, ajoute le maire Billard de Saint-Laumer, dans les demandes de concession ; cela prouve que les prix sont maintenant à la portée du plus grand nombre de personnes.
» Sans chercher à apporter des entraves au sentiment qui
porte la population à conserver et à respecter la mémoire des morts, nous pensons que la Ville doit chercher à mettre le prix des concessions un peu plus en rapport avec l'élévation des fortunes individuelles ; nous vous proposons de les élever :
Perpétuelles de 300 à 450 fr.
Trentenaires de 150 à 180 fr. »
En mars 1876, une pétition au Conseil demande la désaffectation du cimetière Notre-Dame; des habitations 6ont bâties autour des murs de clôture. Acceptée.
Le préfet, par une lettre du 4 décembre 1878, invite le maire à comprendre la question de la translation du cimetière Notre-Dame, dans Tordre du jour de la séance extraordinaire de janvier.
« 11 s'appuie, explique le maire Delacroix, sur les dispositions du décret du 23 prairial an XII, sur l'ordonnance du 6 décembre 1843, qui lui donnent le droit d'ordonner cette translation, même si la nécessité en est contestée par l'administration locale.
» Le maire propose donc cette translation, en prenant les mesures pour la rendre le moins onéreuse pour les finances de la Ville. Il ne sera plus accordé à Notre-Dame aucune concession de terrain, temporaire ou perpétuelle ; un emplacement égal sera accordé, à Saint-Cheron, aux familles, qui y feront transporter les restes de leurs parents.
» Aucun autre terrain ne convient mieux que Saint-Cheron malgré le sol glaiseux, qui oblige à ne renouveler chaque sépulture qu'après huit ans.
» La superficie de Saint-Cheron est de 2 h. 32. 11 y a lieu d'acheter cinq hectares. J
Prix 50,000 fr. ( 70 ,212 fr.
La clôture coûtera 20,212 )
Une discussion s'établit.
« Le conseiller Lefebvre voudrait que l'on fixât, dès aujourd'hui, un délai de 50 ans, par exemple, pour l'enlèvement des constructions élevées sur les terrains concédés
à Notre-Dame ; il faut éviter les réclamations d'indemnité dont un délai, quel qu'il soit, n'éteindra pas l'action. »
u Le conseiller Maunoury craint qu'à Saint-Cheron, il en soit comme à Notre-Dame ; le terrain sera bientôt rempli ; l'opération sera à recommencer : l'argent de la Ville aura été dépensé en pure perte. En outre, le sol de Saint-Cheron est dans de très mauvaises conditions. »
« Le conseiller Doullay-Gillot appuie le docteur Maunoury, et propose de rechercher un terrain, entre Saint-Jean et Mainvilliers. »
« Le conseiller docteur Rabuan estime, qu'en principe, il est peut-être au moins inutile, sinon périlleux, de décider dès maintenant cette dépense considérable.
» Il peut se faire, ajoute-t-il, que le système d'inhumation vienne à être, dans un avenir plus au moins rapproché, remplacé par celui de la crémation, qui est en ce moment l'objet d'expériences très sérieuses. Sans être partisan de ce nouveau procédé, il faut cependant prévoir que cette idée peut faire son chemin. »
« Le conseiller Amiot se rallie à la proposition de l'administration, c'est-à-dire à l'agrandissement du cimetière Saint-Cheron. Cet emplacement est propice ; son orientation est bonne ; il permet de réaliser une économie de 25 à 30,000 fr., en évitant la construction d'une maison de garde et d'une grande partie des murs de clôture ; on pourra, de plus, successivement agrandir suivant les besoins. »
Une commission est nommée ; elle comprend les conseillers : Doullay-Ciillot, Maunoury, Amiot, Lefebvre, Rabuan.
La solution définitive ne fut acquise qu'en 1881.
Constitution ; 24 mai 1877 ; Grévy. — Au mois d'octobre 1875, la Constitution est votée, à une voix de majorité, celle de M. Wallon, ministre de l'Instruction publique.
En décembre 1875, élection, par l'Assemblée nationale, de 75 sénateurs inamovibles. Le premier élu est le duc d'Audiffret-Pasquier, par 551 voix, sur 688 votants ; puis M. Wallon.
120 THOISIEME REPUBLIQUE
Le 16 janvier, élection par le Conseil d'un délégué sénatorial. Le conseiller Doullay-Gillot est élu par 19 voix, contre 4 à M. Lefebvre et 3 à M. Billard de Saint-Laumer. Le docteur Maunoury est élu délégué suppléant, par 19 voix, contre 4 à M. Billard de Saint-Laumer, 2 à M. Brault.
Elections sénatoriales du 30 janvier 1876. Votants 488.
MM. Delacroix, 311 voix, Labiche 309, élus. Obtiennent: MM. le marquis de Pontoi-Pontcrtrré 182, Vingtain 173.
Elections législatives du 20 février 1876. Elu à Chartres, M. Noël Parfait 6,833 voix, contre M. Fontaine 2,261; deuxième circonscription, M. Pol Maunoury 7,632 voix, contre M. le marquis de Gouvion Saint-Cyr 5,237 voix.
En mars, le préfet Letendre de Tourville est remplacé par le baron de Nervo. En juin, M. Riencourt-Longpré est nommé préfet, au lieu du baron de Nervo, révoqué.
Le 27 juin 1876, la nouvelle administration municipale est installée ; par décret du 24 juin, le Président de la République a nommé maire M. Delacroix, adjoints MM. Doullay-Gillot et Boutet.
Suivant une loi nouvelle, en septembre, M. Delacroix est élu maire par le Conseil.
Le 1 er mars 1877, a lieu un banquet de Marceau, à propos du 108 p anniversaire de la naissance du général. Le président du Comité est M. G;\tineau, député de Dreux qui, en 1869, organisa la fête du centenaire; le banqueta lieu à Sainte-Foy, il réunit 150 convives.
18 mai 1877, chute du ministère Jules Simon; ministère duc do Broglie, de Fourtou.
Le 2 / i mai, prorogation des Chambres; puis dissolution par le maréchal de Mac-Mahon, votée à 17 voix de majorité, par lo Sénat.
M. de Cnzes, est nommé préfet en juillet.
Gnmhctta est condamné à trois mois de prison, pour offenses, au Maréchal, Président de la République, dans un discours prononcé à Lille, le 15 août, pour cette phrase mémorable « Le Président doit se soumettre ou se démettre. »
TROISIÈME RKPl'BLIQl'E 121
Elections législatives, le 14 octobre 1877; M. Noël Parfait est élu à Chartres par 8,792 voix, contre 3,834 à M. Guillaume de Bassoncourt, ancien préfet.
Le 8 novembre, réélection de M. Delacroix, sénateur, conseiller général dans le canton nord.
Le 15, M. (irévy est réélu président de la Chambre.
Le 23 novembre, ministère du général de Hochebouët et le 13 décembre 1877, ministère Dufaure, consacrant la victoire définitive des Républicains.
Le 21 janvier 1871), installation du nouveau Conseil :
MM. Delacroix, maire 2,331 voix; Houtet adjoint 2,266, Doullay-Gillot 2,251, docteur Maunoury 2,230, Nicolle 2,210, docteur Salmon 2,204, Mouton 2,201, Habinel 2,160, Amiot 2,140, Durand G. 2,142, Bourgeois 2,126, Lelong G. 2,1<>1, Blondel 2,088, Amblard 2,085, François Legras 2,004, Petit 2,055, Foreau 2,000, Gaillard 1,956, Levassor 1,944, Minard 1,894, Lefebvre 1/i31.
2 e tour, Bonpas, huissier 1,903, Coudray, 1,170, Brault 1,149, Bobinet 1,138, Fessard 1,136, docteur Babuan du Coudray 1,080.
Après l'allocution du préfet, le maire le remercie de sa gracieuse visite et lui témoigne le plaisir qu'on a eu d'entendre des paroles, auxquelles depuis longtemps on n'était plus habitué.
Le 13 février, M. Fessard est nommé deuxième adjoint.
En janvier 1878, mort de Victor-Emmanuel, roi d'Italie.
En février, décès du pape Pie IX.
En novembre 1878, M. Fontaine est nommé préfet.
L'assurance des bâtiments communaux est réorganisée en 1875, sur le rapport de M. Coudray. La valeur des 47 immeubles assurés est de 1,268,400 fr., plus le théâtre.
L'assurance tout entière est donnée aux quatre grandes compagnies la Nationale, la Générale, le Phénix etlTnion. On a dû mettre de côté les mutuelles ; on paie, avec elles, moitié plus qu'avec les compagnies à primes fixes et, en cas de sinistres très graves, elles seraient dans l'impossibilité de payer.
Sur réclamations des cafetiers, et d'après le rapport du conseiller Boutet, les droits d'établir des chaises et tables sur les trottoirs, seront de 10, 6 et 3 fr. par mètre carré, au lieu de 15, 10 et 5 fr., droits anciens, appliqués depuis deux ans seulement.
l rc classe : cafés du Commerce, de France, Français.
2' classe : cafés de la Gare, du Duc de Chartres, Toute, Escombar, de l'Ouest et l'Hôtel de l'Ouest, de l'Univers, du Grand-Monarque, de Paris, de Chartres.
3 e classe : tous les autres cafés et débits de boissons.
En juin 1876, une souscription est faite, pour élever une statue colossale en l'honneur de l'indépendance américaine et de la vieille amitié des deux peuples, au moment du centième anniversaire de son indépendance; vote de 100 fr.
Au mois d'août 1876, le Conseil vote des indemnités aux familles des réservistes des classes 1868, 1869; sur 90 appelés, 33 ne vivent que de leur travail. Il est alloué, à une femme seule 1 fr. ; par chaque enfant fr. 50 par jour. Il y a seulement 30 enfants; la dépense journalière est de 48 fr.: pour 28 jours, 1,344 fr.
En 1877, la classe 1870 est appelée ; il y a 54 hommes. Le nombre des femmes est de 12, celui des enfants de 5 ; la dépense totale sera de 25 fr. par jour ; le Conseil vote 600 fr. ; il n'y a qu'une classe appelée, au lieu de deux.
Il y avait en 1859, pour l'enlèvement des boues et immondices, 60 boueurs, desservant chacun une petite section; il en reste 28, plusieurs sections sont donc confiées au même boueur. Au mois d'avril 1878, une tentative d'adjudication a échoué; le maire propose 8,000, puis 10,000 fr. L'adjudication ne réussit pas encore au mois de juin. Enfin, le maire traite à l'amiable avec M. Rabourdin-Bouju, de La Folie, à 10,000 fr., pour un an, la Ville fournissant une balayeuse mécanique pour les places. L'année suivante, un traité, moyennant 13,000 fr. par an, est passé avec M. Boussard, pour une période de neuf ans.
En 1878, révision de la série des prix des travaux. Le rapport du conseiller Mouton est adopté.
Série de Anciens —
prix Nouveaux
Ofr.39
0fr.40
Heure de travail de jour ; terrassier à sec
Journée d'une voiture à un cheval, conduite par un charretier, 12 heures .
Pour chaque cheval en sus du premier.
Fouille au m 3 , en rigoles, tranchées ou trous, jusqu'à 2 m. de largeur au fond.
Jet de terre fouillée, jusqu'à 2 m. .
Chargement au m 3 ; en brouette. . .
— en tombereau. . .
Transport, à la brouette à un relai de
30 m. en plaine, ou de 20 m. en
rampe d'une inclinaison supérieure
à 5 cent., à 4 relais inclus. . . .
Transport au tombereau, après 4 relais,
jusqu'à 200 m
Chef paveur, travail de jour, à l'heure Compagnon paveur — —
Dresseur — —
Garçon — —
Un mètre cube de sable emmétré . 1,000 pavés, gros échantillon 0,20x0,20
— préplats 0,13x0,20x0,20
— bâtards, 1 er choix. . .
— petits de trottoirs. . .
Cailloux au calibre de 0,05 ; le m 3 .
Gravier, mêlé d'un peu de sable. .
Mortier de chaux hydraulique ; le m 3
Au mois de novembre 1878, vente des peupliers des grands Prés ; l'estimation totale est de 8,800 fr. Les arbres du boulevard Chasles étant morts, seront remplacés par des platanes; la dépense est évaluée à 1,430 fr.
L'escalier du tertre Saint-Eman, en 1881, coûtera 14,300 fr.
En 1878, les Villes de Belfort et de Saint-Germain font des souscriptions pour la statue de M. Thiers, décédé en 1877; le Conseil vote 100 fr., ou 50 pour chaque ville.
fi
Vote en 1880, delOOfr., pour la statue de Rouget de Tlsle, auteur de la Marseillaise, à Choisy-le-Roi.
Une demande du maire de Palaiseau, pour la statue de Joseph Bara, engagé volontaire à treize ans, tué petit tambour, un an après, dans une embuscade, est rejetée.
En 1879, M. Boutet, adjoint, M. Béthouart, ingénieur de la fonderie, sont décorés de la légion d'honneur.
Le 30 janvier 1879, démission du maréchal Mac-
Mahon, président de la République. Le même jour, assemblée nationale réunie à Versailles, présidée par M. Martel, président du Sénat. M. Jules Grévy, président de la Chambre des députés, est élu président de la République, par 563 suffrages, contre 99 au général Chanzy.
Election de Gambetta, président de la Chambre.
En 1879, le prince impérial est tué au Zoulouland.
En juillet, nomination de M. Mouton, adjoint.
En 1880, M. Baron est nommé préfet d'Eure-et-Loir.
Décrets, suspendant l'inamovibilité de la magistrature; en avril, décrets sur les congrégations ; en juillet, expulsion des jésuites.
Au commencement d'août, élections au Conseil général du canton Nord de Chartres: le docteur Maunoury 1,573 suffrages, Boutet, adjoint sortant, 1,379; Raoul de Saint- Laumer 1,114. Ballottage.
Au deuxième tour, M. Boutet se désiste; le docteur Maunoury 1,955 voix, élu; Raoul de Saint-Laumer 1,494.
MM. Delacroix maire, Boutet et Mouton adjoints, donnent leurs démissions.
Le 14 juillet, M. Doullay-Gillot, président du tribunal de Commerce, est décoré de la légion d'honneur.
Les Chambres, ayant voté que la fête nationale aurait lieu le M juillet de chaque année, jour férié, le Conseil vote un crédit de 3,000 fr., pour célébrer cette fête.
Le 25 juillet 1880, fête pour la présentation des drapeaux aux troupes de la garnison ; il n'y aura pas de feu d'artiiice ; le crédit de la fête nationale du 14 juillet a déjà été dépassé.
Sur la proposition du conseiller Bourgeois, un crédit de 500 fr. est voté pour cette fête.
La fête du 14 juillet 1881 coûte 3,745 fr. Revue des troupes, passée aux Grands-Prés ; feu d'artifice au clos Saint-Jean.
Sur le rapport du conseiller Delaunay, le crédit pour la fête du 14 juillet 1900, est fixé à 3,380 fr. et le programme accepté.
La veille, à 8 h 1/2 du soir, retraite aux flambeaux.
Le jour, distribution de vivres aux indigents, 1,000 fr.
A 9 h. 1/2, revue des troupes et des pompiers; 2 h. 1/2, place Saint-André, audition par l'harmonie Saint-Ferdinand et exercices par l'Avenir de la Heauce.
4 h. 1/2, au kiosque de la buttç des Charbonniers, auditions par l'Harmonie Chartraine, par la Lyre Chartraine ; exercices par l'Alliance Chartraine.
9 heures, grand feu d'artifice au clos Saint-Jean.
Illuminations, places des Epars, Billard, Morard et édifices communaux.
Le 20 août 1880, M. Doullay-Gillot, président, lit la lettre du préfet en date du 15 août.
« Monsieur le conseiller municipal.
« M. Delacroix, sénateur, maire de Chartres et MM. Boutet et Mouton, ses adjoints, ont donné leur démission. Le gouvernement, ne pouvant se faire juge de la question de dignité sur laquelle ces démissions étaient fondées, et en présence de la détermination irrévocable de ces messieurs, ma autorisé à accepter ces démissions en son nom.
» Je viens de leur notifier cette acceptation.
» Par son article 4, la loi du 5 mai 1855, a prévu le cas de vacances de fonctions municipales, et décidé que l'administration provisoire des communes serait assurée par les conseillers, premiers inscrits dans l'ordre du tableau du Conseil municipal.
» Vous êtes, Monsieur le conseiller, le premier inscrit après MM. Delacroix et Boutet, démissionnaires. C'est donc à vous qu'incombe le devoir d'assurer l'administration, par intérim, de la Ville.
» En me faisant connaître si vous acceptez ou non cette charge, je vous prie de m'indiquer les noms des conseillers municipaux, qui consentiraient à vous seconder dans l'accomplissement de votre mission.
» Agréez, etc.
M. Doullay-Gillot accepte, et les deux conseillers inscrits après lui sur le tableau, le docteur Maunoury et M.Nicolle, feront fonctions d'adjoints.
En janvier 1881, élections municipales: 4,869 électeurs inscrits, 3,244 votants au premier tour; 75 candidats.
Sont élus: MM. Doullay-Gillot 2,097, Brault 1,981, Fessard 1,912, Foiret Gustave 1,781, Bellamy 1,647, Massé, ingénieur ordinaire des ponts et chaussées, 1,642.
Au 2 ,ne tour, 3,160 votants.
Sont élus : MM. Delacroix 1,837, Nicolle 1,798, Bourgeois 1,747, Mouton 1,696, Béthouart 1,693, Boutet 1,607, Fleury- Hequet 1,604, Levassor Armand 1,532, docteur Lelong Marcel 1,519, Billard de Saint-Laumer 1,439, Amiot 1,431, docteur Salmon 1,410, François Legras 1,388, Adam 1,338, Lefebvre Auguste 1,333, Coudray 1,301, Bellier de la Chavignerie 1,301, Caillard 1,283, Robinet 1,277, Bonnard 1,277, Bonpas 1,272.
A la fin de février 1881, sont nommés : maire, M. Doullay-Gillot; adjoints MM. Brault et Mouton.
13 mars 1881, assassinat de l'Empereur de Russie.
7 juillet, assassinat de M. Garfield, président de la République des États-Unis.
Elections législatives d'août 1881. Chartres: Noël-Parfait, 7,774 voix, élu; de la Land^ 2,008 voix.
2 nie circonscription : M. Maunoury Pol 8,443 voix, élu, M. Roussille 3,800.
Au milieu de novembre 1881, formation du grand Ministère ; Gambetta, président de la Chambre des députés, est nommé président du Conseil des ministres, ministre des affaires étrangères; intérieur, M. Waldeck-Rousseau ; instruction publique, Paul Bert; postes et télégraphes, M. Cochery. A la fin de janvier suivant, démissions du ministère
Gambetta,et formation du ministère de Freycinet, qui prend les affaires étrangères.
En mars, mort de M. Garnier, à l'âge de 76 ans; il avait fondé, puis dirigé le Journal de Chartres et l'imprimerie pendant 45 ans.
Au milieu d'avril 1881, pour une élection partielle de deux conseillers, un comité est formé, sous la présidence de M. Béthouart, conseiller. Ce comité porte MM. Massot et Blondel, qui sont élus par 1,420 et 1,409 voix; MM. Rabuan et Egasse obtiennent 966 et 952 voix.
Suivant la loi nouvelle, les municipalités doivent être élues par les Conseils; en avril, élection.
Maire, M. Doullay-Gillot 18 voix, élu, Delacroix 8.
l or adjoint, M. Brault 19 voix élu, Mouton 6, Adam 2.
2 f adjoint, M. Mouton 23 voix élu, Amiot 1, Adam 2.
Dans la séance du 19 décembre 1882, démission de M. Doullay-Gillot, à cause de la question du lycée.
« Permettez-moi, Messieurs, dit le maire, de vousadresser mes remerciements les plus sincères, pour la marque de confiance que la majorité du Conseil a bien voulu me donner, en m'appelant à la tète de l'administration; ces remerciements, je suis heureux de pouvoir les adresser à tous les membres du Conseil, sans exception, qui ont bien voulu me donner leur bienveillant et éclairé concours.
» Ce sera pour moi le meilleur souvenir que j'emporterai de mon passage à l'administration, et que je n'oublierai jamais. »
Le 29 décembre 1882, élection de la municipalité: 26 votant?, 2 bulletins blancs, majorité 13.
Maire, M. Brault 15 voix, élu ; MM. Robinet 4, Boutet 2.
1 er adjoint, M. Mouton 15 voix, élu ; M. Amiot 2.
2 e adjoint, M. Bellamy 8 voix, Fleury 5, Robinet 2,
Au deuxième tour: M. Bellamy 13 voix, élu, M. Fleury 4.
La séance est présidée par M. Doullay-Gillot, maire, doyen d'âge; secrétaire, le docteur Marcel Lelong.
Le 4 janvier 1883, M. Brault, maire, s'exprime ainsi:
« Mes collègues et moi, remercions le Conseil de la con-
fiance qu'il a bien voulu nous accorder, en nous nommant membres de l'administration municipale.
« En ce qui me concerne, je regrette qu'il n'ait pas fait un meilleur choix ; il y a dans son sein beaucoup de mes collègues qui me sont supérieurs et qui rempliraient certainement mieux que moi les fonctions qu'il m'a confiées. Quoiqu'il en soit, je tacherai d'atténuer mon insuffisance par ma bonne volonté.
» Vous trouverez près de nous, messieurs, le meilleur accueil, et tous les conseils que vous voudrez bien nous donner, en faveur de la bonne marche des affaires municipales, seront toujours accueillis avec empressement. »
Gambetta était mort le 31 décembre 1882. Le Conseil, voulant honorer la mémoire du grand citoyen qui, en 1870-71, a si ardemment servi la cause de la défense nationale.
« Décide qu'une délégation de cinq membres assistera à ses obsèques, qui auront lieu le 7 janvier. »
Sur 26 votants, la proposition est adoptée par 22 voix; il y a quatre abstentions. Le Conseil nomme délégués, les conseillers : Salmon, Boutet, Amiot, Gaillard, Béthouart.
Le 8 janvier 1883, souscription pour élever une statue au général Chanzy, et un monument à Gambetta.
« Nous pensons, dit M. Brault, maire, que la ville de Chartres doit s'associer, par le versement d'une souscription, à l'œuvre entreprise pour glorifier la mémoire de ces deux hommes qui, par leur dévouement à la patrie et leur énergique résistance à l'ennemi, sont restés les deux figures les plus marquantes de l'œuvre de la défense nationale. »
Le maire propose d'allouer, pour chacun des monuments, une somme de f>0 fr. Adopté.
21 février 1883, ministère Jules Ferry.
5 avril 1883, mort de M. Edouard Garnier, imprimeur, directeur du Journal de Chartres.
A la fin de mai, le commandant Rivière est tué au Tonkin; l'expédition du Tonkin commence.
En août 1883, élection au Conseil d'arrondissement,
pour le canton sud de Chartres; inscrits 6,115, votants 2,359:
MM. H. Bourgeois 1,853 voix; Béthouart 1,744, élus; MM. Egasse 319, Paty 290.
A la fin d'août 1883, mort de M. le comte de Chambord, à Goritz, Autriche ; ses funérailles ont lieu à Frohsdorf. Le comte de Chambord était né le 29 septembre 1820; il était fils du duc de Berry, héritier du trône de France, assassiné le 13 février précédent par Louvel. Sa mère, Caroline, duchesse de Berry, était princesse des Deux-Siciles. Il avait été surnommé à sa naissance, l'enfant du miracle.
En mai 1884, le traité de Tien-Tsin met fin à la guerre du Tonkin.
Elections municipales de mai 1884.
Electeurs inscrits 5,130, votants 3,171.
Sont élus au premier tour, MM. Doullay-Gillot 2,272, Delacroix 1,968, Fessard 1,957, Massot 1,916, Brault 1,808, Bourgeois 1,754, Amiot 1,730, docteur Salmon 1,721, Adam 1,717, Poirier 1,690, Mouton 1,641, Boutet 1,639, docteur Lelong 1,623.
Au deuxième tour, MM. Hardouin 1,557, François Legras 1,554, Fleury 1,546, Robinet 1,543, Blondel 1,530, Caillard 1,521, Le Vassor 1,518, Billard de Saint-Laumer 1,452, V. Gilbert 1,433, Lefebvre 1,254, Bellier de la Chavignerie 1,231, Maunoury-Delavallée 1,209, Bonnard 1,197, Gaullier 1,112.
Le 18 mai, la municipalité est élue parle Conseil.
Maire: M. Boutet 15 voix élu, M. Brault 10.
1 er adjoint M. Amiot 15 voix, élu ; M. Mouton 5.
2 e adjoint M. IL Bourgeois 20 voix élu, M. Mouton 4.
Secrétaire: M. Le Vassor 16 voix élu; M. Gilbert 6.
En octobre 1884, le préfet Floret quitte Chartres pour Màcon, laissant dans le pays un très sympathique souvenir; il est remplacé par M. Desprez.
Le 21 décembre, le Conseil nomme douze délégués, pour l'élection sénatoriale du 25 janvier 1885.
Sont élus : MM. Doullay-Gillot 25 voix, Boutet 21, Massot 21, Mouton 20, François-Legras 18, docteur Lelong 18, Hardouin 18, Amiot 18, Le Vassor 17, Blondel 17, Caillard 17, Robinet 16.
Suppléants : MM. Fleury 17, Adam 17, Gilbert 17.
Elections sénatoriales; inscrits 731, votants 723.
Elus, MM. E. Labiche 501, Jumeau 418; ensuite MM. Delacroix, sénateur sortant, 269, Roussille 163, divers 164.
Au mois d'août 1885, élection au Conseil général, dans le canton nord de Chartres. MM. Letellier, maire de Lèves, conservateur 1,275 voix; H. Bourgeois républicain 946, Alleaume, cultivateur, républicain 938 ; ballotage.
Au 2 e tour, M. Letellier 1,664, élu, H. Bourgeois 1,373.
Le 22 mai 1885, décès de Victor Hugo, à 1 h. 35 de l'aprèsmidi, à Paris.
En août, mort de l'amiral Courbet, dans les mers de Chine.
En octobre 1885, élections législatives, par le scrutin de liste. 81,294 inscrits, 62,999 votants, majorité absolue 31,203.
1 er tour, M. Milochau 34,646 suffrages, élu.
Suivent MM. Pol Maunoury 28,579 voix, P. Deschanel 24,149, Noël Parfait 23,996, R. de Saint-Laumer 24,575 voix, Lefebvre-Pontalis 24,126, Petit-Mangin 23,420, baron Pron 23,910, Isambert 15,107, Terrier 13,378, Morin 7,104.
Au second tour, MM. Pol Maunoury 37,659 voix, P. Deschanel 37,598, Noël Parfait 37,330, élus.
Viennent ensuite MM. R. de Saint-Laumer 25,704 voix, Lefebvre-Pontalis A. 25,139, baron Pron 24,824.
Par suite du décès de M. Jumeau, sénateur, des délégués sont nommés par le Conseil, le 8 novembre 1885 :
MM. Doullay-Gillot 22 voix, Mouton 22, Delacroix 21, Hardouin 21, Blondel 20, Fleury 20, Boutet 19, François Legras 19, Le Vassor 19, V. Gilbert 19, Robinet 18, Amiotl8.
Délégués suppléants, MM. Caillard 18, Adam 18, docteur Lelong 17.
13 décembre 1885, élection sénatoriale.
1 er tour MM. Roussille 284 voix, Dreux-Linget, ancien député 216, Isambert 142, Fouqué 47, Corbière 23.
2 e tour, Dreux-Linget 392 voix, élu ; Roussille 302, Isambert 19.
La période du mandat de M. Jules Grévy, de sept années,
étant expirée, il est procédé, à la fin de Tannée, à l'élection par le Congrès réuni à Versailles, du Président de la République.
Nombre d'électeurs 867 ; votants 589.
M. J. Grévy, 457 suffrages, élu ; MM. Brisson 68, de Freycinet 14, Anatole de la Forge 10, divers 27, nuls 13.
Le 1 er janvier 1886, M. Proudhon, préfet d'Eure-et-Loir, est nommé chevalier de la Légion d'honneur.
7 janvier, ministère de Freycinet, sénateur, avec M. Goblet, à l'Instruction publique.
31 janvier, décès de M. Coudray, de l' Union agricole.
En août 1886, élection au Conseil général dans le canton de Chartres-Sud; M. Bourgeois 1,973 voix, élu ; M. R. de Saint-Laumer 1,590.
Canton-Nord, Conseil d'arrondissement : M. Alleaume 1,487 voix, réélu sans concurrent.
En septembre, M. Fleury, républicain, élu conseiller d'arrondissement dans le canton sud, 1.390 voix; M. Isambert, conservateur, 1,210. En octobre, mort de M. Fleury.
En décembre, ministère Goblet qui prend l'Intérieur; Dauphin aux finances, le général Boulanger à la guerre.
M. Watrin avoué, est élu conseiller d'arrondissement du canton sud, par 1,914 voix, comme républicain.
En 1887, M. Desprez sous-préfet de Cambrai, est nommé préfet d'Eure-et-Loir. M. Proudhon va à Laon.
Après les manœuvres, le général Allan, commandant la brigade, est mis en non activité ; il est remplacé par le colonel Grosjean, promu général un mois après.
A la suite de l'affaire Caffarel-Wilson, le Président de la République Grévy donne sa démission.
En décembre 1887, Congrès de Versailles, sous la présidence de M. Le Royer, président du Sénat. Inscrits 852, suffrages exprimés 849, majorité absolue 425.
Au premier tour, obtiennent : MM. Sadi-Carnot 303 suffrages, Jules Ferry 212, général Saussier 148, de Freycinet 76, général Appert 72, Brisson 26, Floquet 5.
Au deuxième tour, Jules Ferry se démet, en faveur de
Sadi-Carnot, qui est élu par 616 voix sur 827 votants; obtient le général Saussier 188.
Cinquantenaire du Journal de Chartres,
Janvier 1888, ministère Tirard.
Mars 1888, mort de l'empereur Guillaume. Frédéric est proclamé Empereur d'Allemagne.
Le général Boulanger est mis en non activité.
En avril, nomination de M. Reibell, trésorier général.
En mai 1888, élections municipales.
Sont élus au premier tour: MM. Doullay-Gillot 2,867, Delacroix 2,757; docteur Salmon 2,037, Amiot 1,916, docteur Maunoury fils 1,787.
Au deuxième tour, MM. Mouton père 1,961, Brault père 1,852, Victor Gilbert 1,781, Poirrier avoué 1,719, Fessard 1,675, Blondel 1,674, Boutet 1,664, Vachey-Caflin 1,612, Billard de Saint-Laumer 1,592, Adam 1,586, H. Bourgeois 1,568, Geoffroy 1,485, Robinet 1,449, Egasse 1,440, A. Lefebvre 1,412, Bellier de la Chavignerie 1,407, A. Le Vassor 1,393, Bonnard 1,310, Gaullier 1,301, Watrin 1,282, Le Vallois 1,279, François Legras 1,245.
Le 20 mai, élection de la municipalité.
Maire: M. Boutet 15 voix, élu, M. Doullay-Gillot 7.
1 er adjoint : M. Amiot 22 voix, élu, M. Bourgeois 1.
2 e adjoint: M. Bourgeois 17 voix, élu, M. Blondel 3.
En septembre 1888, mort de M. Brault ingénieur,, ancien maire; en décembre, décès de M. Delacroix, ancien maire, ancien sénateur. Le sénateur Dreux-Linget, étant décédé, le Conseil nomme en septembre les délégués : MM. Boutet, Amiot, Mouton, Delacroix, Doullay-Gillot, Geoffroy, Robinet, François, Egasse, Maunoury, Le Vassor, Adam; suppléants Le Vallois, Vachey, Gaillard.
Le 14 octobre 1888, élection; 734 votants.
1 er tour, MM. Vinet agriculteur, républicain, 215 voix, marquis d'Argent monarchiste 21 1, G. Isambert, républicain, 185, Noël Parfait député 103, Hubner 19.
2 e tour, MM. Vinet 333 suffrages, Marquis d'Argent 237, G. Isambert I6't.
3 e tour, M. Vinet 481, élu ; marquis d'Argent 217.
Au mois de novembre 1888, le Conseil liquide la pension de retraite de Duval, concierge de la mairie. Duval est âgé de 74 ans; il est entré à la mairie comme garçon de bureau, le 21 décembre 1836; il a été nommé concierge le 1 er août 1853 ; il a 52 ans de services ; la pension de retraite ressort à 044 fr., et le fond de réserve n'a rien à verser. En tenant compte du logement, évalué à 400 fr., la retraite est augmentée de 200 fr.
Election du général Boulanger à Paris.
A la fin de février 1889, le ministère Floquet tombe ; il est remplacé par le ministère Tirard. Le ministère à poigne, tel fut son surnom, abattit le général Boulanger.
Le 5 mai 1889, ouverture de l'Exposition universelle de Paris, par le Président de la République Carnot.
Au centenaire du 5 mai 1789, fêtes à Chartres.
A 6 heures du matin, les cloches sonnent ; le canon devrait tonner, mais il n'y a pas de poudre, par oubli du ministère de la guerre.
A 7 heures, distribution de vivres aux indigents.
De 8 à 11 heures, tir public et gratuit.
De 3 à 5 heures, exercices de gymnastique, par l'Avenir de la Beauce et l'Alliance Chartraine, sur la promenade des Charbonniers, avec intermèdes musicaux.
A 5 heures, audition par l'Harmonie Chartraine.
Illuminations; feu d'artifice au Clos Saint-Jean.
Le Conseil vote un crédit de 4,200 fr., pour la fête.
En juillet, pendant l'exposition, le dîner des maires réunit 12 à 13,000 convives à Paris.
Le 14 août 1889, le général Boulanger, le comte Dillon, Henri Ilochefort, sont condamnés par la Haute-Cour, siégeant à Tours, à la détention à perpétuité, dans une enceinte fortifiée, pour attentat contre la sûreté de l'Etat.
Elections législatives du 22 septembre 1889: I er tour, MM. de la Salle, conservateur 3,726 suffrages, Noël Parfait, républicain 3,433, Pol Maunoury, républicain radical 3,304, Willenich, boulangiste 671, Durand conservateur 415; ballottage.
2 e tour, MM. Noël Parfait 6,053 suffrages, élu; de la Salle 4,630.
2 e circonscription, MM. Milochau sortant 6,931 .voix, élu ; M. Chabrillat, boulangiste 4,949.
En octobre 1889, élection au conseil d'arrondissement, dans le canton nord ; MM. Vauglin, cultivateur, républicain 1,618 voix, élu; Doullay, avoué, conservateur. 1,079.
Quelques jours avant le premier mars 1879, M. Delacroix, maire, s'exprime ainsi: « Le général Marceau est, sans contredit, l'un des plus illustres enfants de notre cité. En vue d'honorer sa mémoire et à l'occasion du cent dixième anniversaire de sa naissance, nous avons pris l'initiative d'une fête qui, pensons-nous, sera accueillie avec faveur par toute la population chartraine... »
Le Conseil nomme une commission.
En 1880, nouveau vote de 2,000 fr. pour cette fête.
Pompiers, inondations, tirs; Carnot. — A la session de mai 1882, proposition du ministère de la Guerre, d'abandonner la jouissance de Saint-André et de Loëns. La nue propriété avait été réservée à la Ville, en 1818, lors de la prise de possession pour la guerre ; la Ville rachète, par une indemnité de 20,000 fr., l'usufruit perpétuel. Loëns pourra servir à installer une caserne de passage, une caserne supplémentaire pour les rassemblements de réservistes et de territoriaux ; Saint-André pourrait être approprié pour une crèche, un gymnase couvert, un tir à courte portée. La somme de 20,000 fr. sera payée à la Guerre, en quatre ans.
En 1882, proposition delà création d'une École d'enfants de troupes, pour 4 à 500; la dépense serait égale à celle d'un lycée. Rejeté, faute de ressources.
En mai 1891, le régiment de dragons, en garnison à Chartres, est désigné pour aller à Lure, dans l'est. Il sera formé un régiment de cavalerie indépendante, le treizième cuirassiers, avec le colonel de Laisle.
La brigade de cavalerie étant dissoute, le poste de général à Chartres est supprimé.
1,223 fr.
A la session d'août 1880, sur la demande de matériel d'incendie, faite par M. Vaillant, architecte, capitaine de
pompiers, une commission est nommée. Le conseiller, G.
Durand, ancien capitaine, rapporteur, demande Tachât des
objets ci-après :
Une pompe à deux corps, de 110 millimètres
Un chariot à deux roues, coffret, portehache
Une lance en cuivre et deux orifices .
16 mètres de boyaux en cuir de 45 millimètres, à 9 fr. le mètre
2 raccords de 45 millimètres, rivés à des boyaux, à 7 fr. 50
Une hache à pic et tranchant ....
Un cordage à bilboquet, de 20 millimètres
6 mètres de tuyaux d'aspiration en cuir, à double enveloppe, hélice à Tintérieur
Accessoires divers
Deux pompes et accessoires semblables . .
144 mètres tuyaux cuir de 45 millimètres, à 9 fr. le mètre 1,296
18 raccords rivés aux boyaux . . . 135
400 seaux toile de 12 litres, à 2 fr. 25. 900 3 ceintures de sauvetage, à 10 fr. .
3 toiles (feux de cheminée) à 10 fr. .
20 vestes, en drap, à 18 fr. . . .
8 blouses en toile, à 7 f r
7 pantalons, treillis gris, à 6 fr. . .
Accessoires divers
705 fr.
2,446 fr.
2,849 fr.
846 fr.
Total du devis.
7,364 fr.
M. Thirion, ingénieur à Paris, propose un rabais de 5 °/o- En y ajoutant le transport, quelques frais de réparation, l'installation d'une sonnerie électrique, allant du poste de
police, à celui de la caserne du train, qui doit fournir les voitures et les chevaux pour les transports, en cas d'incendie, estimée 200 fr. ; la dépense totale ressort à 7,870 fr. 45.
Le Conseil adopte cette dépense utile.
Nouveau règlement, en 1884, pour l'assurance contre les accidents.
Le corps des sapeurs-pompiers est fixé à :
4 officiers, 1 chirurgien, 51 hommes.
Pour Chartres-Ville 56
Subdivision de Beaulieu 20
— Saint-Cheron 27
Total 101
En 1888, un concours de pompes à incendie a lieu à Epernon ; le Conseil vote un crédit de 200 fr., pour le déplacecément de 2 officiers, 2 sous-officiers, 3 caporaux, 12 sapeurs, 1 clairon, au total 20 hommes, avec une pompe.
Au mois de novembre, banquet de la Sainte-Barbe; 85 sapeurs-pompiers sont réunis : 52 de Chartres, 18 de Saint- Cheron, 15 de Beaulieu, à 3 fr. 50 par homme, en totalité 297 fr. 50. Vote d'un crédit de 300 fr.
En 1876, recensement de la Ville de Chartres.
Le nombre des rues est de 256, des places 16, des impasses 7, des tertres 8; total 287; maisons habitées 2,863, ménages 3,169.
Garçons 3,810; hommes mariés 3,669; veufs 517. 7,996 Filles . 5,344; femmes mariées 3,733; veuves 1,332. 10,399
Ensemble. . . . 18,395
La population était, en 1872, de 17,235.
Population flottante :
Garçons 1,360; hommes mariés 71; veufs 80. . . 1,511 Filles. . 491 ; femmes mariées 6; veuves 55. . . 552
Ensemble. . . . 2,063 Le total général est de 20,458 habitants.
En janvier 1879, forte inondation à Chartres ; en février, bal très brillant au théâtre, pour les inondés.
Au début de Tannée 1881, un dégel subit survint, lorsque
la terre était couverte de neige ; il s'ensuivit de très fortes inondations en Eure-et-Loir.
La ville de Chartres fut très éprouvée ; les rues de la basse-ville, couvertes d'eau et les caves noyées ; le moulin de la Barre et le jardin d'horticulture, entourés d'eau : un mur de la fonderie écroulé, miné par les eaux ; la rue d'Aligre n'est praticable qu'en charrette. Aux Trois-Ponts, le passage devient impossible ; la vallée forme comme un lac. Au pont de la Porte-Morard , le niveau supérieur de la crue dépasse le cordon atteint en 1841. A la Villette, l'Eure forme un véritable torrent.
Le Conseil, dans ce désastre, nomme une commission, dite des inondés. Sont élus, MM. Amiot 15 voix; Béthouart 15; Le Vassor 11 ; Adam 10; Bellamy 8 pour visiter, secourir les malheureux, victimes de l'inondation et s'entendre avec le bureau de bienfaisance. Vote d'un secours immédiat de mille francs.
Retraite aux flambeaux, avec la Chorale et fanfare.
Concert à la salle Sainte-Foy, organisé par des jeunes filles, élèvesde M ,,es Leprinceet Grand veau, avec le concours de MM. Simonnot, Streletski et Delangle, professeurs ; la cjuète est faite par M ,ne * Pesme, Bellier de la Chavignerie, Edouard Garnier ; elle produit 820 fr. 55.
Grand bal par souscription, le 12 février, au théâtre.
En 1882, secours de l'État de 2,250.
Le Conseil général vote un crédit de 1,000 fr., pour les ateliers communaux de la Ville.
Le bureau des travaux de la Ville est réorganisé en 1879. L'architecte voyer, M. Piébourg, au lieu de 1,400 fr. par an, touchera 3,000 fr. Au lieu de deux demi-journées de travail par semaine, il lui sera demandé trois journées entières. Il continuera de percevoir 3 / o sur les travaux neufs, dépassant 20,000 fr. En totalité, le bureau des travaux coûtera 6,200 fr. par an.
En 1879, translation du cimetière Notre-Dame.
Le conseiller Robinet, rapporteur de la commission, explique que : « Créé en 1785-86, dans un endroit qui était alors
assez éloigné des maisons, le cimetière fut plus tard agrandi ; puis l'accroissement de la Ville vers l'Ouest s'étant développé, surtout depuis l'établissement du chemin de fer, il se trouve aujourd'hui au milieu d'habitations nombreuses, au centre d'un quartier neuf...
« La contenance actuelle du cimetière Saint-Cheron est de 2 h. 32; elle sera portée à 7 h. 5250, par l'achat de 46 parcelles à 37 propriétaires, à exproprier... »
Le cimetière de Notre-Dame fut fermé le 1 er janvier 1880; la dépense d'agrandissement du cimetière Saint-Pierre, ou de Saint-Cheron, comprendra Tachât de 5 h. 2050 de terrain, pour 50,000 fr. ; l'édification d'un mur, la canalisation d'eau et l'imprévu, pour 53,825 fr. 59; ensemble 103,825 fr. 59. Adopté en 1881.
En 1879, quelques changements aux droits de place.
« Bals pendant les foires, fr. 45 le mètre.
Fayences ; le prix est augmenté de fr. 25 à fr. 50.
Marchands en boutiques, sur étaux, voitures; dentistes, charlatans, etc., prix porté de fr. 20 à fr. 40.
Merrain, cercles, tonneaux, laissé à fr. 20.
Paille, fourrages non soumis à l'octroi, fagots, souches, charbon, poisson, porté de fr. 05 à fr. 10.
Chevaux, juments, de fr. 50 à fr. 60.
Mules, mulets ; fr. 30 au lieu de fr. 50.
Vaches, génisses, bœufs, taureaux, fr. 30 au lieu de fr. 20; veaux, maintenu à fr. 30, veaux de lait, fr. 20; porcs, fr. 15; cochons de lait, fr. 05; moutons, fr. 10;
En septembre 1886, le Conseil accorde l'autorisation d'établir une piste cavalière dans les grands Prés. Cette piste avait été demandée par le général, commandant à Chartres. Les cavaliers civils pourront se servir de cette piste cavalière, à certaines heures de la journée.
l T n avis favorable est donné par le Conseil, en août 1880, pour rétablissement d'un stand, par la Société de tir du 30* territorial. Le champ de tir, militaire, est projeté dans la vallée de Chavannes ; la portée serait de 600 mètres au lieu, de 't()0, portée actuelle; sa distance du centre de la ville
est d'environ 5 kilom. La dépense d'acquisition des terrains (3 hectares environ) est évaluée à 11,000 fr.
Les travaux, consistant en abri, en maçonnerie et charpente au pied de la butte et terrassements, dépasseront 4,000 fr. La Guerre demande que la Ville l'aide de 15,000 fr. pour cette installation, en compensation d'autres travaux non exécutés.
Pour le champ de manœuvres, loyer actuel 2,400 fr. ; la superficie est de 18 hectares ; l'administration de la Guerre demande qu'elle soit portée à 40 hectares ; la Ville achèterait les terrains, les remettrait à l'Etat, qui paierait la moitié de la dépense évaluée à 57,000 fr., ce qui supprimerait l'annuité de 2,400 fr. à la charge de la Ville.
En août 1889, une couronne est déposée, par les soins de la Ville, sur le tombeau de Marceau, au Panthéon ; le Conseil vote un crédit de 100 fr. pour cet objet. En mars 1893, secours, fête, banquet; vote de 1,600 fr. pour le 124 e anniversaire de Marceau. 11 en sera de même, jusqu'à la fin du siècle, sauf pour le banquet, qui n'a pas lieu tous les ans.
Au mois de décembre 1886, « le conseiller Adam
expose que toutes les Villes qu'il a traversées ont donné à leurs rues les noms des grands hommes du jour.
11 propose de donner les noms de MM. Thiers, Gambetta, Victor Hugo, aux rues des Epars, de la Tonnellerie et du Bois-Merrain. »
— Le docteur Salmon craindrait de tomber dans la banalité ; il ne croit pas avantageux de changer les noms actuels, à moins que ce ne soit pour des noms d'hommes marquants de la localité.
— Le conseiller Fessard père, dit qu'il faut faire le moins de changements possibles, pour ne pas nuire au commerce et aux habitudes de tout le monde.
— Le maire croit qu'il serait préférable de réserver la proposition pour le jour où l'on s'occupera de donner des noms aux rues nouvelles, qui ne sont pas encore baptisées.
— Le conseiller Lefebvre prie de ne pas oublier à cette
140 TRQISIÈME RÉPUBLIQUE
époque deux généreux donateurs des hospices : M me Beaufre, M. Lelong.
— Le conseiller Le Vassor y ajoute celui de M. Vintant, qui conviendrait bien à la rue Percheronne, où se trouve le bureau de bienfaisance qu'il a si libéralement doté.
Longtemps après, en 1895, le maire, M. Fessard, lit l'exposé suivant, sur le même objet :
« Dans une vieille cité comme la nôtre, les dénominations anciennes ne sauraient être considérées comme malséantes.
» Le Chat qui pêche a disparu. C'est dommage!
» Il nous reste la Planche aux carpes, la Grenouillère et bien d'autres qu'il serait fâcheux de faire disparaître de notre vocabulaire, qu'il vaut mieux conserver, au contraire, à cause de leur saveur naïve et amusante.
» D'ailleurs, des noms trop modernes s'accommoderaient sans doute assez mal d'être appliqués à des voies et à des constructions qui ont leur histoire et leurs légendes et continueront sans doute longtemps encore à nous rappeler le passé.
» Voyez-vous, par exemple, baptisée place Edison, celle où se trouve la maison du Saumon que fréquenta, dit-on, Rabelais !
» Enfin nous ne voudrions pas être la cause du désespoir des archéologues de l'avenir, en bouleversant révolutionnairement un échiquier, sur lequel ils auront déjà assez de peine à se retrouver.
» Pour toutes ces raisons, nous vous proposons délimiter votre tâche au baptême de quatre rues seulement.
» La rue de l'Ilôtel-Dieu s'appellera ruelle des Bons- Enfants, empruntant son titre au cabaret voisin.
» La rue nouvelle, dans le terrain de Léon Haye, rue Ferdinand Dugué.
» La rue des Petits-Bleds se nommera rue général Chanzy.
»> La rue Nicolle, longeant l'école normale d'institutrices, rue du 14 juillet. »
Le Conseil approuve ces désignations nouvelles.
Au moins de juin 1889, une souscription a été ouverte
TROISIEME RÉPUBLIQUE Ul
pour élever un monument, afin de perpétuer le souvenir de la défense héroïque de Châteaudun. Vote de 100 fr.
En juillet 1889, dans le canton de Chartres-Nord, M. Alleaume est élu conseiller général par 1,583 voix, contre 1,273 à M. Letellier, conseiller sortant.
Canton Sud, sont élus conseillers d'arrondissement, MM. Béthouart 2,0î7 voix, VVatrin 2,024.
En 1889, mort de M. Doullay-Gillot, ancien maire.
En juin 1890, élections municipales partielles.
Sont élus: MM. Delacroix (ils 2,282 voix, Fessard fils 2,237, Caillard, 2,150, docteur Lelong, 1,602, Glin 1,556, Besnard 1,528, Rouard-Château 1,511, Ganot 1,500. Puis MM. Bonnet 850, Humbert 830, Chapet 797, Brosseron 778.
Décès du conseiller Auguste Lefebvre.
» Ses collègues, dit le maire, l'honoraient de leur estime et d'une grande confiance ; c'était un homme intelligent et laborieux, d'un commerce agréable. Il a rendu de nombreux services à la Ville ; l'administration estime que le Conseil s'associera aux regrets qu'elle a éprouvés par suite de son décès ». Approbation.
La fête du 14 juillet coûte 4,000 fr. ; on supprime la soirée théâtrale ; le feu d'artifice est rétabli.
Mars 1891, décès de M. Bonnard, ancien adjoint et de l'abbé Vassard, curé de Saint-Pierre.
A la fin de novembre 1891, mort subite de M. Boutet,
maire, né le 29 mars 1819; le Conseil offre une couronne; il assistera en corps aux obsèques; les administrations seront invitées à se joindre au cortège. M. Bourgeois, adjoint, donnera un dernier témoignage public à la mémoire de M. Boutet.
Fin décembre, élections complémentaires. Obtiennent : MM. Charpentier meunier, 818 voix, Bonnet 810, Trochard jardinier, 572, Hache 503 ; ballottage.
Deuxième tour, sont élus MM. Trochard jardinier, 1,166, Hache 1,091; puis viennent MM. Bonnet 662, Charpentier
MM. Amiot et Bourgeois, élus trois fois successivement
maire et premier adjoint, refusent. Le 20 janvier M. Amiot est élu premier adjoint, par 20 voix, M. Bourgeois, deuxième adjoint, par 19.
Le 1 er mai 1892, élections municipales. Sont élus au 1 er tour, MM. Amiot 3,039, docteur Maunoury 2,653, Fessard 2,489, docteur Lelong 2,440, Vachey-Caflin 2,371, Besnard 2,315, V. Gilbert 2,254. Trochard 2,235, Gaullier 2,036, Glin 2,116, Ganot 2,112, Maintrieu 1,865, Lefebvre Eugène 1,862, Delacroix 1,831, Billard de Saint-Laumer 1,829, Mouton père 1,791, Paulin 1,719.
Le 8 mai 1892, au 2 e tour, sont élus MM. Béthouart, qui n'était pas candidat au premier tour, 1,805 voix, Bellier de la Chavignerie 1,460, Dézarnaud 1,410, Torcheux-Sagot 1,379, Bouthemard 1,351, Guillaumin 1,336, Caillard 1,287, Doullay avoué 1,255, Rouard-Château 1,237, capitaine Geoffroy 1,206.
Viennent ensuite MM. H. Bourgeois 1,185, Labitte 1,162, Peulvey 1,125, Macé Albert 1,099, Moreau 1,049, Egasse 940, Prieur 891, Bonnet 730, Robinet 633, Fresneau 624, Adam 573, Baron 535, Le Vassor A. 517, Glandas, 558.
15 mai 1892: Election de la municipalité. M. Billard de Saint-Laumer, le plus âgé des conseillers, prend la présidence; secrétaire M. Besnard, le plus jeune : 27 votants.
Maire, M. Béthouart 26 suffrages, élu. M. Amiot, 1.
I er adjoint, M. Fessard, 25 voix, élu. M. Delacroix, 1.
2 e adjoint, M. Ganot, 24 voix, élu.
En août, décès du capitaine Geoffroy, conseiller.
1892, décès de M. Billard de Saint-Laumer, ancien maire. M. Béthouart prononce un discours sur sa tombe.
« Pendant plus de 40 ans, M. Billard de
Saint-Laumer, a fait partie du Conseil ; à deux reprises il a été chargé de diriger ses travaux.
» l'ne administration toujours juste et bienveillante, un zèle éclairé, une sage économie dans l'emploi des fonds communaux, un ordre parlait dans ses comptes, tels sont les titres qui lui ont acquis 1 estime et la considération générales.
» La tradition s'imposait d'ailleurs chez lui et le souvenir laissé par son père et par son oncle, successivement maires de la ville, pendant la première partie du siècle, dirigeait sa conduite.
» Il avait dans l'âme une gravité douce et
humaine; il aimait la simplicité; bon pour les petits, bienfaisant pour les malheureux, il était accessible à tout le monde.
» Gai à son heure, il n'a jamais pratiqué une critique méchante ni dure; la bonté naturelle de son cœur dénonçait son esprit et toutes les classes de la société en ont ressenti les bienfaits.
» Sa longue vie a été bien remplie ; son dévouement n'a jamais failli dans toutes les situations qu'il a occupées.
» Aujourd'hui, dans cette réunion de deuil, que l'empressement de la population chartraine soit une consolation pour les siens.
» Au nom du Conseil, M. de Saint-Laumer, recevez ce dernier adieu. »
Le 18 novembre 1892, M. Béthouart, maire, rend hommage à la mémoire de M. Billard de Saint-Laumer.
» Un membre du Conseil vient de nous être enlevé; c'est le deuxième cette année.
» La mort de M. Billard de Saint-Laumer laisse un grand vide parmi nous ; l'aménité de son caractère , son désintéressement, son urbanité, attiraient tous ceux qui l'approchaient.
» Affable envers le personnel, lorsqu'il était maire, M. de Saint-Laumer était pour lui juste et impartial.
» La perte est grande pour le Conseil ; dans toutes les questions communales, M. Billard de Saint-Laumer nous aidait de sa vieille expérience ; aucune question ne lui était étrangère, il était écouté de tous avec déférence.
» Il laissera parmi ses collègues le souvenir d'un honnête homme, tout dévoué aux intérêts de la Ville, et les conseillers n'oublieront pas M. Billard de Saint-Laumer, le troisième maire de Chartres de ce nom dans le même siècle. »
[je Conseil s'associe à ces paroles.
M* r Lagrange, évêque de Chartres, avait demandé
en février 1891, le concours de la Ville, pour l'établissement d'appareils de chauffage à la Cathédrale.
Le premier adjoint dit, dans un exposé, « tout en reconnaissant avec lé demandeur que la cathédrale est glaciale et que son chauffage serait une véritable amélioration, nous devons faire observer, qu'il n'est pas possible, à raison de la situation financière, d'imputer quoi que ce soit sur le budget de 1891 . »
Le soin d'examiner cette question sera laissé à la commission du budget du mois de mai.
En novembre 1892, M. Béthouart, maire, expose que le devis est de 52,069 fr. 96; le budget de la fabrique se solde, pour 1892, par un excédent de 1,847 fr. 09.
» Si, explique le maire, les ressources budgétaires de la fabrique paraissent devoir assurer le chauffage, il n'en est pas de même des dépenses de l'installation du calorifère, d'autant plus que le concours de l'Etat, pour un tiers, ne résulte jusqu'à présent que d'une promesse verbale. »
Commission nommée : MM. Gaillard 15 voix, Doullay 14, Gaullier 13, Delacroix 12; quelques jours après, le conseiller Doullay, rapporteur, évalue la dépense du chauffage à :
100 jours, en poussier de coke, à 11 fr. 20 . 1,120 fr. G0 — avec des escarbilles à 4 fr. 80 . . 288
Total 1,408 fr.
» Il y a en plus l'entretien des appareils et le salaire des serviteurs de l'Eglise. »
Le chauffage étant assuré par la fabrique, le Conseil vote, pour l'installation du calorifère, une somme de 8,000 fr., payable en quatre annuités, cette somme ne devant être acquise qu'après la terminaison du travail.
Au mois de janvier 1893, démission du ministère
Loubet, M. Hibot forme un nouveau cabinet; M. Casimir Périer est élu président de la Chambre.
Poursuite (affaire du Panama) contre quatre sénateurs, quatre députés, deux anciens députés. En mars, la Cour
d'assises de la Seine condamne, Baihaut, ancien ministre, député, à cinq ans de prison, et 750,000 fr. d'amende; Blondin, à deux années ; Charles de Lesseps, à une année.
En mars 1893, décès de M. Mouton, ancien adjoint; le maire s'exprime ainsi à la plus prochaine séance.
« M. Mouton est entré au Conseil en 1865; il a depuis, sans interruption, toujours été réélu.
» Vous connaissez tous le dévouement qu'il a montré comme adjoint au maire, pendant cinq années. Très compétent, dans les questions de travaux, économe des deniers de la Ville, il laisse en même temps le souvenir d'un homme droit et probe... »
En avril, ministère Ch. Dupuy; M. Terrier, député de Dreux, prend le portefeuille du commerce.
Hôtel des Postes ; Chambre de Commerce ; Casimir Périer ; Félix Faure; Loubet; Monument de la Guerre. — Au mois de mai 1893, M. Béthouart, maire, expose le projet d'un Hôtel des postes et télégraphes.
« M. Braive, directeur des postes et télégraphes du département, par une lettre, en date du 12 avril 1892, demande, si la Ville serait disposée à édifier un Hôtel des postes et télégraphes.
» Plusieurs municipalités ont déjà adhéré à des conventions avec TÉtat, pour cet objet.
» La proposition de l'administration des postes, dit le maire, ne peut être acceptée de prime abord; une surface de 900 à 1,000 mètres nous a paru exagérée, difficile à trouver, comporter enfin un sacrifice trop lourd pour la Ville.
» Le quartier où sont actuellement les bureaux de postes et télégraphes parait suffisamment central ; le transport des dépêches est assuré, par la rue Sainte-Même, à la gare, les autres voies étant fréquemment obstruées et rendues impraticables par les foires et marchés.
» Les commerçants, les ouvriers, la préfecture, la trésorerie, etc., tous sont à portée de l'Hôtel, les étrangers y arriveront, guidés par les clochers de la cathédrale.
» Terrain 631 m 2 58; au projet du l'architecte Piébourg, la surface bâtie est de 548m 2 ; dépense:
« 548 m 2 , bâtis, à 313 fr. environ. . . . 171,528 fr.
Moitié du terrain, 631 m 2 58, appropriation 32,500
Total 204,028 fr.
» Le principe qui domine la question financière, ajoute le maire, c'est que l'Etat fait la dépense de la création de l'Hôte), que la Ville ne fait que lui prêter son crédit, en lui avançant une somme suffisante que l'Etat lui remboursera à l'aide d'annuités, comprenant le service des intérêts et l'amortissement du capital. »
Dans une entrevue que le maire Béthouart et l'architecte Piébourg ont eue avec le ministre du Commerce, ce dernier a paru favorable, en principe, au projet.
Commission élue: MM. Bouthemard 16 voix, Gilbert 12; au deuxième tour Maintrieu 12, Doullay 8.
Le 19 mai, le conseiller Maintrieu lit son rapport, très documenté, sur la création de l'Hôtel.
La dépense ressort à 199,303 fr. 08; cette somme sera remboursable par l'Etat, par annuités; le traité serait analogue à celui qui vient d'être passé entre l'Etat et Fontainebleau. L'emplacement proche la Cathédrale parait convenable. Adopté.
L'Hôtel ne fut pas bâti ; mais des travaux aménagés par l'Etat, dans l'immeuble loué à cet effet. Une recette auxiliaire est créée par la suite, Faubourg-Guillaume ; vote de 350 fr. pour cet objet. Huit ans après, une autre est ouverte, rue des Vieux-Capucins.
Au mois de mai 1893, nouvelle enquête pour la création d'une Chambre de Commerce.
« Les Chambres de Commerce, expose le maire Béthouart, sont les organes officiels du commerce auprès du gouvernement, et les mandataires du commerce pour la gestion d'intérêts collectifs.
» Elles sont considérées comme personnes civiles et reconnues de plein droit comme établissements d'utilité publique.
» Des établissements de cette nature existent dans un grand nombre de départements, même d'arrondissements et de cantons.
» L'importance du commerce et de l'industrie dans la commune de Chartres est considérable. Chartres, par sa situation au centre des contrées agricoles qu'il alimente des denrées nécessaires à la vie, de machines, de farines, de cuirs, d'étoffes, etc., occupe une place énorme dans le mouvement commercial de l'arrondissement et d'une partie du département.
» Chartres est, en outre, le point central où aboutissent des lignes ferrées, venant de six directions et bientôt un tramway à vapeur voté récemment par le Conseil général, le traversera en reliant la commune de Lèves à Bonneval.
» Nous vous proposons donc d'émettre un avis favorable à l'établissement d'une Chambre de Commerce du département d'Eure-et-Loir, qui aurait son siège dans la ville de Chartres, dans les bâtiments du Tribunal de commerce. »
— M. Caillard ne conteste pas l'utilité d'une Chambre de Commerce, mais il ne croit pas que notre contrée lui soumette un grand nombre de questions.
— M. le conseiller Besnard répond que les Chambres de Commerce sont de première nécessité, étant l'intermédiaire officiel et autorisé entre le commerce et le ministre.
— M. Béthouart, maire, réplique: « Les syndicats qui existent à Chartres, rendent de grands services, puisque l'on vient de voir que l'Association commerciale a pu, en quelques jours, rassembler 40,000 fr. pour l'installation du téléphone ; mais leurs pouvoirs sont très limités, parce qu'ils ne sont pas accrédités auprès des pouvoirs publics, comme le sont les Chambres de Commerce. »
Le Conseil donne un avis favorable.
Au milieu de juin, M. Béthouart rend compte au Conseil d'une démarche qu'il a faite auprès du Président de la République, Carnot, qui doit passer, dans son voyage de Bretagne, dans la gare de Chartres, la nuit, pour l'inviter à
modifier l'heure de son passage, afin que le Conseil puisse aller lui présenter ses respects.
Le Président tombe malade, le voyage n\i pas lieu.
En juin 1893, décès d'un vieux chartrain, le lieutenantcolonel Chavaudrey, né à Chartres en 1817.
Aux élections législatives du 20 août 1893, M. Noël
Parfait, député sortant, ne se présente pas.
Electeurs inscrits 15,510, votants 12,115.
M. Lhopiteau, conseiller général du canton de Maintenons républicain radical, est élu par 6,162 suffrages ; M. Béthouart maire de Chartres, républicain modéré, obtient 3,763 voix, M. De la Salie, rallié 1,626.
M. Lhopiteau est en minorité de 329 voix dans le canton nord ; il a une majorité de 65 voix dans le canton sud et une majorité de 1,037 voix dans le canton de Maintenon ; sa majorité globale est de 773 voix.
Le lendemain, M. Béthouart donne sa démission de maire et de conseiller municipal de Chartres.
Le 25 août, M. Fessard, premier adjoint, rend hommage aux relations amicales que le second adjoint, M. Ganot et lui, ont eues avec M. Béthouart, maire.
Avant de se séparer, sur la proposition du docteur Marcel Lelong, le Conseil exprime ses regrets de la disparition du Conseil, de M. le maire.
En septembre, élections municipales partielles. . Elus au 1 er tour: MM. Macé 1,463 voix, Robinet 1,414, II. Bourgeois 1,406, Egasse 1,310; au 2 e tour: M. Labitte, tanneur 998 voix, élu, Le Vassor 737.
Le 4 octobre 1893, élection de la municipalité.
Maire: M. Fessard 23 voix, élu, M. Robinet 1.
1 er adjoint: MM. Delacroix, 11 voix, Besnard 9; 2 e tour, M. Besnard 14 voix, élu; M. Delacroix 11.
2 e adjoint: M. Delacroix 15 voix, élu.
17 octobre, mort du Maréchal de Mac-Mahon, ancien président de la République.
Réception enthousiaste des marins russes à Toulon.
Le 8 novembre 1893, décès de M. Petit-Mangin, à l'âge
de 63 ans, avocat distingué, ancien rédacteur en chef du Journal de Chartres, ancien candidat conservateur à la députation.
En décembre, ministère Casimir-Périer.
A la fin de décembre, décès de la Sœur Rose, de Saint- Vincent de Paul, à l'âge de 81 ans ; à son entrée dans la communauté en 1839, elle reste quinze ans à l'Hotel-Dieu; en 1854, elle vient au bureau de bienfaisance, où elle reste 40 ans, jusqu'à sa mort.
Elections sénatoriales; sont élus délégués: MM. Ganot, docteur Lelong, 23 suffrages, Fessard, Gilbert 22, Besnard 21, Delacroix, Maunoury 17; Amiot, Egasse 16; Caillard, Vachey 15; Robinet 14.
Suppléants : Glin, Rouard 15 ; Macé 14.
Le 7 janvier 1894, élections ; inscrits 739, votants 739 : MM. Vinet 671 voix, Labiche 652, élus.
Fin mai 1894, ministère Dupuy.
24 juin, assassinat du Président de la République, Carnot, à Lyon, par un Italien, Caserio Giovanni, âgé de 25 ans, garçon boulanger.
Le Conseil vote une adresse à Madame Carnot : « Madame,
« Les conseillers municipaux de la Ville de Chartres, certains d'exprimer les sentiments de tous leurs concitoyens et s'associant à votre douleur;
» Vous demandent de vous témoigner leur profond respect, leur horreur pour le crime commis, leur pieux attachement à la mémoire de celui qui, du jour où il fut élevé à la première magistrature du pays, n'eut plus d'autre ambition que celle d'en être le meilleur serviteur. »
Autre adresse au Président du Conseil.
Le maire propose une délégation de trois, membres pour assister aux obsèques du Président; M. Delacroix adjoint ira ; le sort désigne les conseillers ( ■ uillaumin et Bouthemard.
Congrès de Versailles pour l'élection du Président de la République; suffrages exprimés 845 : MM. Casimir-Périer 451, élu; H. Brisson 195, Dupuy 97, général Février 59.
t50 TROISIÈME REPUBLIQUE
A cause du deuil du Président, les fêtes du 14 juillet n'ont pas lieu ; la somme de mille francs est cependant votée pour la distribution aux indigents.
En septembre 1894, manœuvres; grande revue à Châteaudun, passée par M. Casimir-Périer ; réception brillante des ofliciers étrangers, à la mairie de Chartres.
Le 1 er novembre 1894, mort du Tzar Alexandre III, à Livadia-Yalta ; avènement de Nicolas II, né en 1868.
15 janvier 1895, chute du ministère Ch. Dupuy; le lendemain, démission de M. Casimir-Périer, président de la République.
Le 17, Congrès de Versailles ; votants 793.
Obtiennent MM. Brisson 338 suffrages, Félix Faure 244, Waldeck-Rousseau 184, ballotage.
Au deuxième tour: Félix Faure 429 voix, élu: H. Brisson
Le 26 janvier, ministère Ribot.
Le 28, mort du maréchal Canrobert, sénateur.
Mort subite, le 26 janvier 1896. du préfet Desprez. Ce préfet est resté neuf ans à Chartres.
Mai 1896, ministère Méline. M. Méline avait été deux années président de la Chambre des députés.
Elections au Conseil : Inscrits 5,475, votants 3,603.
Élus au premier tour : MM. Bouthemard 3,222, Amiot 2,248, Fresneau 2,208, docteur Maunoury 2,026, Besnard 1,954, Vachey-Caflin 1,932, Delacroix 1,899, docteur Lelong 1,860 Paulin 1,840, Gilbert 1,839, Doullay 1,827.
Au second tour, 3,339 votants: élus, MM. Watrin 1,935, Dézarnaud 1,874, Rouard 1,781, II. Bourgeois 1,741, Ganot 1,722, Gaillard 1,085, Fessard 1,684, Bellier de la Chavigncrie l,f>81, Guillaumin 1,015, Torcheux 1,582, Maintrieu 1,505, Gaullier 1,535, Laurent 1,509, Gandre 1,482, Egasse 1/i73, Robinet 1,407.
M. Fritel, serrurier, obtient aussi 1,467 voix; M. Robinet est proclamé élu au bénéfice de l'âge.
Elections de la municipalité.
Maire: M. Fessard 17 voix, élu, M. Bouthemard 9.
1 er adjoint: M. Besnard 16 contre 6 à M. Gilbert.
2 e adjoint: M. Delacroix 16 contre 6 à M. Doullay.
En septembre, ont lieu les manœuvres du 4* corps
d'armée, par le général Zurlinden, entre Chartres et Voves.
En 1895, la question d'élever un monument aux soldats d'Eure-et-Loir, morts pendant la guerre de 1870, est posée ; on forme des comités d'arrondissement. Vote d'une première souscription de 1,0(K) fr.
En 1897, le comité du monument d'Eure-et-Loir voudrait l'élever sur la butte des Charbonniers, en face du grand banc, surnommé banc de la pituite, l'adosser au talus. Une discussion, sur l'emplacement et sur le projet, s'engage entre MM. Bouthemard, Candre, Laurent, Bourgeois et Maintrieu. Ajournement.
En 1898, l'emplacement sur la promenade, près la place Châtelet, est adopté par 15 voix contre 11.
Au mois de décembre 1900, le ministre des beaux-arts offre une somme égale à la souscription déjà recueillie ; 30,000 fr. environ. Cette souscription serait employée à l'édification du gros œuvre et des parties en pierre ; la direction des Beaux-arts (M. Roujon, directeur) se réserverait les bronzes, statues, groupes et ornement.
Nouveau vote du même emplacement, par 14 voix.
Un cercle militaire va être installé sur la place Saint- Michel, la Ville accorde une subvention de 1,000 fr.
En mai 1898, élections politiques. l re circonscription,
M. Lhopiteau, député .sortant, 7,199 voix, élu; M. Bonnet, républicain progressiste 5,326, M. Bureau, socialiste 201.
Deuxième circonscription, M. Bordier, notaire, radical socialiste, 8,376, élu; M. Milochau, député sortant, progressiste, 4,662.
Canton sud, Conseil général : M. Bourgeois, conseiller sortant, 2,310 voix, élu.
Canton nord, Conseil d'arrondissement: M. Chenais, maire de Mainvilliers, 1,988 voix, élu.
Assassinat de l'Impératrice d'Autriche, à Genève.
27 janvier 1899, décès de M. F. Brault, constructeur de
machines, président de la Chambre de commerce, président de la Société des Travailleurs, chevalier de la Légion d'honneur.
Février 1899, mort subite de M. le président de la République, Félix Faure.
Le Conseil vote l'adresse suivante à la famille :
« Le Conseil municipal de la Ville de Chartres, vivement ému par la mort foudroyante du premier Magistrat de la République, <]ui a si dignement présidé aux destinées de la France, prie Madame Félix Faure et sa famille de recevoir le témoignage respectueux de ses profonds regrets. »
Délégués aux obsèques: MM. Besnard adjoint, Dézarnaud, Houard, Candre, Beilier de la Chavignerie.
Deux jours après, réunion du Congrès de Versailles, présidé par M. Loubet, président du sénat.
Électeurs 824: M. Loubet, 483 suffrages, élu; Méline, qui s'était désisté 279; Cavaignac 29; P. Deschanel 10; Ch. Dupuy 8, etc.
Le cabinet Dupuy est maintenu.
Le 18 mai 1899, M. P. Deschanel, président de la Chambre, est élu membre de l'Académie Française, au fauteuil d'Ed. Hervé ; il obtient 20 voix, contre 10 à M. Bazin et 6 à M. Faguet.
A la suite de la manifestation aux courses d'Auteuil, contre le Président de la République, une adresse est votée à M. Loubet.
« M. le conseiller Amiot, propose au Conseil d'adresser au Chef de l'Etat, l'expression de son blâme contre de tels actes et de ses sentiments respectueux. »
Après une courte discussion, établissant que le Conseil n'entend pas faire un acte politique, cette proposition est adoptée, par 12 voix contre \.
Banquet du syndicat agricole de Chartres, à l'Hôtel de France, présidé par M. Paul Deschanel.
Inauguration du marché place Billard; banquet dans la halle, sous la présidence» de M. Paul Deschanel.
Dans ces deux circonstances, des ovations sont faites au Président de la Chambre.
Juillet 1899, décès de M. Pétrot-Garnier, directeur de l'imprimerie. En novembre, mort subite de M œe Garnier; elle avait 90 ans.
En décembre, décès de M. Pol Maunoury, ancien député.
Avril 1900, ouverture de l'Exposition universelle par le Président de la République ; malgré un certain retard, tout fait prévoir un grand succès.
Mai 1900, élections municipales.
Sont élus au premiertour: MM. Bouthemard 3,118; Delacroix 2,951 ; Laurent 2,942; Dézarnaud 2,708; Gilbert2,554 ; doct. Maunoury 2,530; Besnard 2,519; Guillaumin 2,440; doct. Lelong 2,419; Ganot 2,415; Doullay 2,405; Torcheux 2,395; Paulin 2,384; Fresneau 2,381 ; Delaunay 2,359 ; Maintrieu 2,291 ; Watrin 2,273; Bellier de la Chavignerie 2,226; Hervé 2,204; Gaullier 2,189; Egasse 2,058; Fessard 2,055; Doyen 1,804.
Au deuxième tour: MM. Lajoie 1,804; Roussille 1,583; Lorin 1,564; colonel Garié 1,364.
Elections de la municipalité.
Maire, M. Fessard 23 voix, élu ; Ganot 1; Laurent 1.
I er adjoint, M. Besnard 22 voix, élu; Laurent 3.
2* adjoint, M. Delacroix 22, élu; Laurent 3.
Secrétaire, M. Fresneau, adjoint, M. Guillaumin.
Grandes manœuvres, pompiers, incendies, gaz, travaux. — De grandes manœuvres, comprenant quatre corps d'armée, doivent avoir lieu en Beauce, au mois de septembre, sous la direction du généralissime Brugère.
L'état-major général est installé au collège de jeunes filles boulevard Chasles ; dans le quartier avoisinant, sont logés les généraux, chefs de service, chez M. Fessard, maire, Piébourg, architecte, E. Savigny, Alleaume, etc., et le généralissime Brugère chez M. Béthouart, ancien maire, rue Général Chanzy.
La durée des manœuvres sera de quinze jours ; la revue d'ensemble sera passée au nord d'Amilly, à 5 kilomètres de Chartres, par M. Loubet, président de la République.
Une réception des officiers français et étrangers aura lieu à Tllôtel de Ville ; commission nommée : MM. le colonel Garié 16 voix ; Delaunay 15 ; Fresneau 15 ; Gilbert 9. Un crédit de 3,400 fï. est voté.
La tribune municipale, pour la revue, comportera 480 places ; il y aura quelques chaises en avant; la dépense est évaluée à 290 fr. En arrière des tribunes, derrière le public debout, un emplacement de 544 m 2 en façade, sera à la disposition des voitures, des automobiles; un garage de bicyclettes, sera établi par un particulier.
Pendant l'Exposition universelle de 1889, des manœuvres de pompes sont organisées à Vincennes; la compagnie des sapeurs-pompiers de Chartres y est représentée; vote d'un crédit de 420 fr. à cet effet.
En 1891, le Conseil vote 120 fr., pour subvention aux sapeurs-pompiers, à titre surtout d'encouragement aux pupilles, pour le concours de Nogent-le-Roi.
En 1895, installation d'appareils téléphoniques entre la mairie et la caserne du train des équipages, pour le service d'incendie, en remplacement de la sonnerie électrique actuelle; crédit 550 fr.
En 1898, achat d'une pompe à incendie, 1,625 fr.
En 1900, sur la proposition du capitaine Poyer, le Conseil vote l'achat d'un casque respiratoire, modèle du régiment de sapeurs-pompiers de Paris, pour l'extinction des feux de caves.
Il est accordé une subvention de 450 fr., pour le concours du 17 août, à Vincennes. La section se composera de 25 hommes, avec une pompe.
Le 4 décembre 1893, incendie des ateliers d'ajustage et de menuiserie de la Fonderie; une souscription pour les ouvriers, produit une dizaine de mille francs.
Dans la nuit du 19 au 20 mai 1898, violent incendie au Puits-Drouct, hameau de la commune de Chartres; il y eut cinq morts, dont quatre enfants Chédeville, de 7 à 22 ans. Les pertes atteignent cent mille francs.
Concert de l'Harmonie Chartraine, puis fête offerte par l'armée, pour les victimes.
En septembre, feu à Jouy ; 250,000 fr. de pertes.
En octobre, incendie, rue des Changes, à Chartres.
En novembre, feu au Coudray, près la Ville.
En décembre 1899, drame au Puits-Drouet ; dans une bagarre dans la rue, Labbé est tué par Chédeville ; Labbé, de réputation équivoque, avait été mis au ban des habitants du hameau, depuis l'incendie.
Un concours de veaux a lieu en 1889 ; les marchands
et les bouchers offrent 400 fr. de primes; vote de 150 et 100 fr. pour les prix d'honneur des veaux gras et de lait.
En 1890, la question du pacage de la seconde herbe du Pré-aux-Bœufs revient devant le Conseil.
« Ce pacage, dit le rapporteur Watrin, s'exerce sur 6h. 5380; les usagers y mettent en moyenne, de 20 à 25 têtes de gros bétail par jour, et pendant quatre mois.
» Ce droit remonte au xv e siècle. »
Les Hospices réunis de Chartres, propriétaires du Pré-aux- Bœufs demandent le cantonnement et offrent à la Ville le quart en pleine propriété de la prairie entière, soit 1 h. 38.
Cela est inapplicable ; on ne pourrait faire pâturer utilement 20 ou 25 bœufs sur 1 h. 58 de pré. »
L T n peu plus tard, l'affaire s'arrange, les Hospices abandonnent en toute propriété, à titre de cantonnement aux bouchers de la Ville et aux habitants du faubourg Saint- Brice, le tiers de la superficie totale, qui est de 6 h. 5380, dont le tiers est de 2 h. 1793.
La partie restant aux hospices sera affranchie du droit de pacage et de la servitude.
Vient au Conseil l'étude du droit de vaine pâture.
Suivant l'article 11 de la loi de 1889, la vaine pâture est réglementée par le Conseil municipal.
« Le conseiller Egasse prétend que le droit de vaine pâture est une atteinte à la propriété ; il faut que chacun soit maître chez soi. »
» Le maire dit que le propriétaire pourra interdire l'accès de son champ, en mettant un témoin. »
« Le conseiller Egasse objecte que ce serait la suppres-
sion de la vaine pâture. Il ne veut pas supprimer la pâture; chacun doit être libre de défendre son champ, quand il aura intérêt à le faire. « On place des témoins dans les jeunes prairies; à Châteaudun, on en plante aussi dans les chaumes de blé ; mais ce n'est qu'un usage. »
Le maire : « Pourquoi ne pas faire ce qui se fait à Châteaudun ; le droit est de l'intérêt de la grande, comme de la petite culture. »
« Le conseiller Salmon dit qu'il faut maintenir la vaine pâture, mais lui faire subir une réglementation utile. »
Le Conseil décide que la vaine pâture sera conservée.
En 1896, une commission est nommée pour l'étude
d'un nouveau traité avec la Compagnie Lebon.
La commission du gaz comprend les conseillers : Bourgeois, Amiot, Bouthemard, Gilbert, et au deuxième tour, Watrin et Fresneau.
En février 1896, le conseiller Rouard, rapporteur d'une commission sur l'étude du gaz, cite quelques villes de France, avec l'indications des prix du mètre cube ; des demandes de renseignements ont été envoyées à 58 villes. Voici le tableau des prix.
1 ville paie le gaz Ofr. 40 le mètre cube
12 — 36 avec réduction graduelle àOfr.32
6 — 29 avec réduction graduelle à Ofr. 27
Trente-huit villes paient un prix supérieur à Ofr. 27 le m*; vingt villes un prix inférieur à ce chiffre, sur lesquelles dix paient au-dessous de fr. 25.
Le Conseil est d'avis d'attendre les propositions de la Compagnie.
Au mois de février 1900, les pourparlers sont rompus. Le traité expire en 1905.
En 1877, on voudrait, pour l'enlèvement des boues, un
un entrepreneur unique.
Le développement des rues est :
Pour les rues intra-muros, de . 15,343 met.
— extra-muros, non
compris les chemins de f „ OJ
, .... ) 29,731 met.
grande communication et
d'intérêt commun .... 11,168
Pour les chemins susdits. . . 3,220
Pour les routes nationales 6,700
En totalité 36,431 met.
La base de 3,500 fr. étant admise, la dépense serait pour l'État de 634 fr. 20, pour la Ville de 2,856 fr. 80.
Bientôt, le crédit atteignit près de 10,000 fr.
L'enlèvement des boues sera adjugé, à dater du 15 octobre 1899, pour neuf années, en cinq lots; chaque adjudicataire doit verser un cautionnement de 200 fr.
« Les adjudicataires doivent enlever les boues sèches ou liquides, ordures, immondices, menus gravois, cendres, suies, feuilles d'arbres, pierres éparses, verres cassés et détritus divers, enfin tout ce qui ne provient pas ostensiblement de travaux de construction, déblais, excavations ou démolitions; on enlèvera aussi les pailles et paillis provenant des paillasses. »
Un nouveau règlement est établi en 1890 pour le curage de la rivière ; la Ville doit être représentée dans le syndicat formé à cet efTet ; les deux tiers de la dépense seront à sa charge ; elle doit de plus participer, comme propriétaire riverain. Sur 10 syndics, le Conseil en nommerait 3.
Dans une séance suivante, « outre les — du curage, la Ville doit avoir la charge du curage des vases, à la bouche des égouts; cela veut dire à peu près le tout; la commune contribue à l'aggravation de la situation. L'origine et la cause du dépôt des vases sont multiples : ce dépôt provient des immondices que les riverains projettent; il est causé aussi par les barrages qui, en retardant le cours de l'eau, facilitent le dépôt des argiles fixes de l'humus, qui troublent les
parties supérieures de la rivière ; il provient des immondices qu y amènent incessamment les ruisseaux et les égouts de la haute Ville. »
La Ville, en réalité, contribue aux trois quarts de la dépense.
En 1892, il est établi* une écluse au moulin des Saints- Pères, pour le passage des bateaux transportant la vase ; le Conseil vote un crédit de 1,900 fr. pour cet objet.
Les terrains du jeu de paume sont vendus en 1886; le vieux jeu est abandonné depuis quarante ans.
Le jeu de paume fut établi par Guillaume Macé, maître paumier, suivant la délibération du 16 janvier 1627, relatée au Registre des Echevins.
En 1891, est livrée à la circulation la rue ouverte, entre le boulevard de la Courtille et la place Saint-Pierre, sous le lycée ; dépense 50,000 fr.
Un chalet de nécessité est établi place de la Poissonnerie, en 1893; dépense 2,923 fr. 90. Ce chalet était un véritable besoin pour les jardinières du marché.
En 1890, une horloge électrique est installée par Renouf, horloger à Chartres, dans le haut du clocher neuf, et une petite horloge dans le pavillon situé au pied du clocher; dépense 6,490 fr.
En 1896, une foire de Pâques, d'une durée de neuf jours, et un marché aux légumes le dimanche, sont créés dans la basse Ville, près la porte Guillaume; il est consenti, pour les forains et les jardiniers, une exemption des droits de place pendant six années.
En juin 1897, le Conseil s'occupe de quelques noms de rues à changer. Le nom de Noël-Parfait sera donné à la rue de Clmines et à la place Saint-Martin, la rue duMarchéà-la-Filasse s'appellera rue du Cardinal-Pie; et sur la proposition du conseiller Watrin, la rue du Pilori deviendra la rue Daniel-Boutel. Accepté.
Deux jolies constructions métalliques ont été adjugées en 1897, à M mP Vidon : le marché couvert de la place Billard, pour les jardiniers; dépense 40,508 fr. 45; la halle aux veaux,
pouvant contenir 255 veaux gras, plus des veaux de lait et des lots de moutons.
En 1897, des travaux d'agrandissement et d'amélioration aux abattoirs sont votés pour 42,940 fr. 21.
En 1900, vote de la construction de bergeries aux abattoirs.
« La consommation de la viande, explique le rapporteur Bouthemard, a plus que doublé depuis l'établissement des abattoirs. Des dispositions ont été prises pour le logement des bœufs, vaches et veaux ; mais, pour les moutons, la construction de nouvelles bergeries s'impose ; lç devis est de 17,000 fr. ; en y ajoutant 28 cases à veau, 2,200, et divers autres travaux, 4,900, le total de la dépense se chiffre à 24,100 fr. . ,
« Sur les dépenses antérieures, il a été fait une économie de 5.O02 fr. 34, à imputer sur le devis des bergeries. »
La Ville assure contre les accidents ses ouvriers et employés, à la société des Travailleurs Français. Les salaires sont de 38,600 fr.
La prime, à 1 fr. 20 0/0 ressort à . . . . 463 fr. 60
Assurance des pompiers volontaires. . . 50 »
Total 513 fr. 60
Accepté par le Conseil.
En 1897, la Société de dégagement de la Cathédrale, comme plus tard en 1900, abandonne les terrains et le Cercle chartrain, pour la création de la place du parvis. M. Béthouarl, président de la dite société fait, en son nom, l'abandon pour alignement, au maire de la Ville, M. Fessard.
L'aménagement de la place des Épars, est voté. Les trottoirs auront une largeur de 6 ra ; les bordures seront en granit; le pavage, en petits carreaux d'asphalte; la chaussée, de 10 m de largeur, sera macadamisée. La plate-forme de la place sera sablée, la bordure en granit. La dépense totale fut de 39,000 fr.
En 1899, le ministère des Beaux-Arts, commence la res-
tauration du porche Sud de la Cathédrale ; le travail doit prendre trois années : dépense prévue 300,000 fr.
La Caisse d'épargne, voulant utiliser ses fonds dans la proportion légale, propose de construire des maisons ouvrières dans le quartier de la Ctfrroierie ; l'emploi de fonds sera de 180,000 fr., pour le premier projet, Une commission est élue.
Une partie de la pièce d'eau des Grands-Prés est relouée au Cercle des patineurs, dont le président est le vicomte de Marcy, moyennant une redevance annuelle de 50 fr.
Finances, Budgets. — Les valeurs de bourse avaient beaucoup baissé pendant la guerre; en février 1871, la rente 3 % est cotée à 51 fr. 90 à la Bourse de Paris ; l'action Canal de Suez, 240 fr. ; à la fin de l'année, le 3 % valait 56 fr., et le Canal de Suez 188 fr.
En juin 1873, le 3 / o est coté 56 fr. 60, et le 5 % 90 fr. 80.
Au mois de janvier 1875, le 3 °/ vaut 61 fr. 80 ; le 5 % 100 ; le Canal de Suez 490 fr. 50.
En décembre 1878, 3 % 76 fr. 58; 5 % 111 fr. 90; 4 1/2 107 fr. 50 ; Suez 697 fr. ; obligation Ouest 361 fr.
En 1900 les 3 °/o perpétuel et amortissable dépassent 100 fr. ; Suez 3,500 fr. l'obligation Ouest 460 fr.
« Le produit de l'octroi en 1874 ( rapport Coudray) est en
moins-value de 15,737 fr. 55 sur les prévisions; ce résultat doit être attribué à des causes diverses.
Le chapitre des boissons et liquides est celui sur lequel pèse le plus lourdement la diminution ; c'est partout le vin qui a été atteint le plus gravement; il y a eu, sur le vin, une diminution de 17,416 fr. 81 ; cela tient à son prix élevé pendant les trois premiers trimestres. Il y a eu compensation en partie, par une augmentation de 10,623 fr. 20 réalisée sur les cidres. En somme, le déficit sur ce chapitre est de 10,005 fr. 90.
« La diminution sur les viandes des animaux introduits aux abattoirs est de 1,559 fr. 61. Cela tient en partie au développement, depuis un an, de la consommation de la
viande de cheval qui n'est assujettie à aucun droit d'octroi.
» En 1873, 7 chevaux; en 1874, 139 ont été conduits à l'abattoir. Cette différence de 132 chevaux abattus peut donner un poids brut de 72,600 kilog. Cette quantité, si elle eût été livrée à la consommation en viande de bœuf ou de vache, eût produit 1,815 fr.
» De plus, l'approvisionnement de la garnison a été fait, cette année-là, par un boucher de l'extérieur, d'où perte pour l'abattoir.
Un déficit de 7,168 fr. 70 s'est produit sur les bois de chauffage et les charbons.
« Les droits de place sont restés de 12,253 fr. 96 audessous des prévisions ; ce déficit résulte, pour 4,980 fr., de la diminution des droits affermés concernant les moutons, et pour 7,273 fr. 96, de la diminution des droits perçus à la halle aux grains, ce qui provient de la tendance de plus en plus marquée à vendre sur échantillon. »
L'abattage des chevaux, ânes et mulets est de 156, en 1875. Le prix d'abattage était de 2 fr. ; il sera augmenté et comprendra la visite du vétérinaire. En 1876, la taxe d'abattage est fixée à 5 fr. pour les chevaux et à 4 fr. pour les ânes et mulets.
A la session de mai 1876, le conseiller Brault, lit le rapport de la commission sur la gestion du maire; les recettes s'élèvent à la somme totale de 1,102,362 fr. 22 ; il y a un excédent de dépenses de 7,083 fr. 19.
Le maire se retire ; le conseiller Doullay-Gillot préside la séance; les comptes sont approuvés et des remerciements votés à l'administration.
« Le conseiller Salmon, n'a pas, dit-il, voté ces remerciements. Il déclare avoir l'estime la plus complète pour le caractère et la personne de M. le Maire et donne l'approbation la plus entière à son administration.
» S'il ne s'est pas associé aux remerciements que lui adresse le Conseil, c'est qu'il a cru cette formule de politesse banale et inutile.
il il
» Le Conseil, tout en approuvant complètement et à l'unanimité les comptes qui lui sont présentés, manifeste ainsi pleinement ses sentiments; mais en votant en outre des remerciements, il se met dans la nécessité d'être obligé d'exprimer un blâme si, dans d'autres circonstances, il se trouve en présence d'un maire moins dévoué ou moins capable. »
En juillet 1876, emprunt pour couvrir les dépenses du budget supplémentaire de l'exercice 1876.
« Cet emprunt est nécessaire, dit le maire Delacroix ; l'administration précédente l'a proposé, nous le maintenons ; nous proposons même d'y ajouter 25,000 fr., pour la part probable de la Ville dans le concours régional de 1877 et une même somme, pour l'extension de la canalisation d'eau, ce qui porterait l'emprunt à 250,000 fr.
» Il ne pourrait être remboursé qu'au cours des années 1893, 94, 95.
» Nous rappellerons ici la situation de la Ville ; elle doit , en capital et intérêts, 2,726,604 fr. 56. En y ajoutant l'emprunt nouveau, 250,000 fr. et en intérêts, environ 220,000 fr., la dette totale de la Ville s'élèvera à 3,196,604 fr. 56.
» Les ressources pour l'amortissement de cette somme s'élèvent, pour vingt années, à 3,128,994 fr. 24; en retranchant les ressources de l'année 1876, il en résulte un déficit de 67,610 fr. 32, à répartir sur ces 19 années.
» Cette situation impose donc la plus grande réserve dans la gestion des affaires communales. Adopté. »
« Il ne faut pas oublier, dit le rapporteur Lefebvre, que, sous le coup des désastres de la guerre, et pour faire face aux exigences d'une dette démesurément accrue, nous avons grevé, depuis quelques années, nos concitoyens de bien lourdes charges.
» Le remaniement des tarifs de l'octroi, en 1871, a donné depuis cinq ans, un supplément moyen de recettes de 74,804 fr. 53.
» Le nombre des centimes additionnels aux contributions directes s'est élevé, de 10 à 38, produisant une augmentation de ressources annuelles de 69,000 fr., en nombre rond...
» N'est-il pas temps de s'arrêter dans cette voie et devonsnous demander de plus lourds sacrifices aux contribuables ?
» Il faut cependant encore augmenter nos ressources, pour mener à bien les grands travaux entrepris...
» La commission, ajoute le rapporteur, est d'avis d'accepter des augmentations de droits sur un certain nombre d'articles; il en ressortira une augmentation de 11,534 fr. 93 dans le produit.
» La commission est d'accord avec le maire ». Adopté.
L'augmentation porte sur les comestibles (poissons), les fourrages, les matériaux à bâtir.
En 1878, application du tarif revisé de l'octroi. L'octroi a produit 320,279 fr. 90 ; les prévisions portaient 290,000 fr., d'où une plus-value de 30,279 fr. 90.
La vente des eaux de l'Eure, prévue à 36,000 fr., a été en 1878 de 38,493 fr. 48, en 1877, de 36,527 fr. 37.
Il a été monté 506,000 m 3 d'eau en 1878.
Les machines ont fonctionné, en 1879, pendant 4,991 heures, ont consommé 216,050 kil. de charbon. Chaque heure de marche représente une quantité de 100 m 3 d'eau, élevée dans les réservoirs, ce qui, pour l'année entière, fait un total de 499,100 m 3 . Il y a eu augmentation de 1,295 fr. 88; le maire croit que la recette, en 1880, sera de 40,000 fr. environ.
L'octroi en 1879, donne 30,593 fr. 11. Au lieu de 308,000 fr. prévus, la recette atteint 338,593 fr. 11.
La commission du budget comprenait onze conseillers ; elle sera réduite à sept membres.
Sont élus à la session de mai 1880, les conseillers Brault 13 voix, Bourgeois 12, Fessard 10, Amblard 10, Le Vassor 9, Lefebvre 8, Blondel 8.
Le conseiller Bourgeois présente le rapport sur le budget primitif de 1881, comme suit:
Recettes ordinaires. . . 485,871 fr. 44
j. • o™ n^ r ~ t 865,668 fr. 19
— extraordinaires. 379,796 fr. /a l
Dépenses ordinaires. . . 415,006 fr. 11 ) „„ A ,„ r %Ck a- • /ccai/at au 86o,146 fr. 19
— extraordinaires 450,140 fr. 08 S
Excédent des recettes. . . 522 fr. »
*64 TRQISIKME RÉPUBLIQUE
En 1881, la commission du budget comprend les conseillers : Billard de Saint-Laumer, Bonnard, Lefebvre, Robinet, Béthouart, Macé, Adam. L'emprunt de 1,600,000 fr. est de conversion ; on rembourse les obligations de l'emprunt de 1872, pour 1,090,250 fr. ; l'agrandissement du cimetière Saint-Cheron coûtera 103,825 fr. 79 ; une somme de 17,599 fr. 40 sera consacrée aux travaux de l'abattoir.
Les opérations de la caisse d'épargne prenant une importance beaucoup plus grande, dix administrateurs supplémentaires sont nommés, en 1883: MM. Dudefoy, ancien notaire ; Foiret-Chasles, ancien négociant, Levassor-Bruère, ancien négociant, de Sainte-Beuve, ancien économe des hospices, Huet, ancien cultivateur, Charpentier-Gilquin, ancien meunier, Chauveau Adelphe, banquier, Vovelle Francis, potier d'étain, Ganot, ancien notaire à Voves.
Les administrateurs Foiret décédé, et Duchon sont remplacés par MM. Brault et Dudefoy.
Au budget primitif de 1886, les recettes de l'octroi sont admises pour 332,000 fr.
En février 1889, emprunt de 250,000 fr., suivant la
loi du 20 novembre 1888. Une aile de bâtiment sera ajoutée à l'Hôtel de Ville, pour établir une justice de paix, deux greffes, une salle de conférences, et au-dessus, l'agrandissement de la bibliothèque.
Une loi, du 19 juillet 1889, supprime huit centimes additionnels pour l'instruction primaire, soit.. 21,840 fr. 60
Suppression de la subvention de l'Etat pour la gratuité de l'instruction primaire. . 13,745 »
Diminution totale. . . . 35,585 fr. 68
Emprunt de 298,000 fr. (loi du 28 juillet 1891) remboursable en 30 ans, à un taux ne dépassant pas 4 0/0, applicable en partie aux travaux du lycée, pour 256,771 fr. 89.
Le 10 juin 1892, M. Béthouart, maire dépose sur le bureau, les budgets primitif de 1893, supplémentaire de 1892, et le tableau de l'état financier de la Ville.
« La situation, ajoute le maire, est exceptionnellement
difficile en 1893 ; elle se reproduira en 1894 et sera encore très chargée en 1895.
» Nous avons à rembourser en 1893 (31 X bre ) 100,000 fr., en 1894 (31 X bre ) 100,000 fr., en 1895 (31 X bro ) 50,000 fr., montant de l'emprunt contracté par la Ville, en vertu d'une loi du 30 décembre 1876; plus les intérêts, au taux de 4 fr. 75 0/0.
» Aucune ressource spéciale n'existe pour faire face au remboursement de cet emprunt; il n'est gagé que par l'excédent, bien insuffisant, des recettes ordinaires du budget.
» Prévisions du budget de 1893 :
«Recettes ordinaires. 475,951,12 ) n ^ At% „ tt tt ,,
>, Dépenses - 436,925,68 j 39 ' 025 fr " 44 excedent
» Dépenses extraordin. 307,169,93 ) OACI/r 00 , . c . » Recettes - 286,555,61 j 20 ' 614 fr - 32 def,c,t
» Il resterait un boni de. . 18,411 fr. 12 » Mais, sur l'emprunt à réaliser pour payer la dette exigible le 31 décembre prochain, il a été porté 100,000 fr. en recettes.
» Si cette somme n'était pas portée en recette, il faudrait
la déduire du boni 100,000 fr. »
A déduire le boni 18,411 fr. 12
» Le budget de 1893 serait en déficit de. 81,588 fr. 88
» Cette situation ne provient pas du fait de l'administration actuelle.
» L'examen détaillé du budget qui, à part les 100,000 fr. en question, est sensiblement le même que celui de 1892, vous permettra de constater qu'il est difficile de le restreindre. La situation sera à peu près la même en 1894; elle sera atténuée en 1895; à partir de cette époque jusqu'à 1911 inclus, les budgets, quoique débarrassés de l'emprunt actuel, auront des ressources très limitées, sinon insuffisantes, surtout lorsque l'on y aura ajouté une nouvelle annuité d'amortissement. »
La commission du budget nommée se compose de MM. Gaullier, Gilbert, Besnard, Caillard 19 voix; Doullay, Maintrieu 18 ; Bellier de la Chavignerie 17, Mouton 15.
Recettes 912,555 fr. 03
Dépenses, 886,191 92
Le boni est de. . . 26,363 fr. 11
« Le budget primitif de 1892 ne comportait qu'un boni de 5,684 fr. 06.
« Les recouvrements ont été faits dans de bonnes conditions ; sur un budget de 900,000 fr., il reste seulement à recevoir en clôture d'exercice, 2,913 fr. 99. »
Au moment du vote, les membres de l'administration se retirent ; M. Bellier de la Chavignerie préside ; MM. Béthouart, maire, Fessard et Ganot adjoints, rentrent en séance ; le Conseil approuve les comptes et des remerciements sont votés à l'administration pour sa gestion.
Le maire remercie le Conseil de sa bienveillance et du précieux concours qu'il a apporté de son côté à faciliter sa tâche et celle de ses adjoints.
Le conseiller Delacroix, rapporteur du budget extraordinaire expose les comptes :
Recettes supplémentaires 154,125 fr. 20
Dépenses — 157,411 52
Excédent de dépenses. . 3,286 fr. 32
imputable sur l'excédent du budget de 1893.
Sur le rapport du conseiller Besnard, le budget primitif
de 1894, est adopté, il comprend :
Recettes 766,303 fr. 15
Dépenses 736,418 71
Excédent en prévision. . . 29,884 fr. 44 Au mois de juin 1894, l'examen des comptes de l'exercice 1893 accuse un boni net de 49,696 fr. 53, au rapport de M. le conseiller Gilbert.
En 1895, emprunt de conversion de 1,800,000 fr : Solde de l'emprunt de 1,600,000 fr. . 1,165,000 fr. Travaux au théâtre .... 40,000
Immeuble, collège de filles . 195,000 } 1,800,000 fr.
Construction du collège de jeunes filles 400,000
« L'État paiera la moitié de la dépense du Collège de filles, explique le maire Fessard, soit. . . . 297,500 fr.
» Le département, versant pendant 30 années, une somme annuelle de 5,400 fr., il y aura
amortissement de 99,317
» 11 restera pour la Ville . . 198,183 fr.»
M. le maire fera les démarches pour la transformation du collège en lycée.
En décembre 1897, emprunt de 429,000 fr., le conseiller Doullay, rapporteur. La somme de 125,000 fr. sera affectée à la jonction de la rue d'Aligre à la place Drouaise, pour le passage du tramway, etc.
Le maire présente le budget primitif de 1900 : Recettes ordinaires. . . . 514,342 fr. 58 ) „„ non * ,<y
— extraordinaires . . 241,444 84 \ ' Dépenses ordinaires . . . 487,951 99 ) „ - „- ^
— extraordinaires. . 265,936 07 j ' Résultat en excédent de recettes. . . 1,899 fr. 36
Le conseiller Guillaumin rapportant, en juillet 1900, le compte administratif de l'exercice 1899, fait les remarques suivantes :
« La taxe municipale sur les chiens, dit le rapporteur, prévue pour 9,500 fr. a produit 9,919 fr. 70.
» L'octroi a diminué de 4,753 fr. 25 sur l'exercice 1898, surtout à cause des matériaux.
» Il y a diminution de 349 hectolitres de vin, soit de 783 fr. 70; de 118 h. 95 d'alcools, ou 1,784 fr. 25. L'augmentation des cidres est de 4,952 h. 25, ou de 5,695 fr. 25.
» Le montant des recettes sur les combustibles s'est élevé à 64,800 (V. 50; il y a diminution de 1,041 fr. 97 sur 1898; l'hiver n'a pas été rigoureux.
» La prévision de la voirie n'a pas été atteinte; la recette est de 7,033 fr. 69, applicables aux travaux pour 3.031 fr. 10, aux étalages et dépôts de tables, pour 4,004 fr. 59.
» Le droit de stationnement des voitures a produit 598 fr. 32; il y a une petite diminution, par suite de la suppression de deux voitures.
» La prévision du rendement de la concession des eaux était de 51,000 fr. ; plus-value de 1,247 fr. 36. Celte recette augmentera avec le complément de la canalisation.
» L'indemnité des troupes de passage au théâtre a donné 1,096 fr. 75, en baisse de 203 fr. 25 sur 1898.
» Sur les vélocipèdes, augmentation de 345 fr. sur la prévision, due à la loi sur la plaque de contrôle.
» Quant aux dépenses, il y a une économie sur le pavage et les trottoirs, à cause d'annulations et de reports pour combler le déficit du budget supplémentaire.
» Sur l'assistance médicale gratuite à domicile, la dépense est de 14,212 fr. 03.
» On a dépassé de 1,172 fr. 55, le crédit des fêtes.
Le conseiller Lorin, rapporteur du budget primitif de l'exercice 1901, l'expose comme suit:
« Recettes ordinaires :
Centimes additionnels. . .
Attributions sur les patentes.
— sur les permis de
chasse
Taxe municipale sur leschiens
Octrois 256,700
Produits de l'abattoir . . .
Droits de place aux halles .
Droits de voirie
Stationnement de voitures .
Concessions dans les cimetières
Concession des eaux de l'Eure.
Théâtre: indemnité des troupes 1,100 »
Etc., etc » »
» Recettes extraordinaires :
Octroi, taxe additionnelle . 99,000 fr. »
Etc., etc » »
Total des recettes. . .
8,599 fr. 05
516,289 fr. 93
257,126 95 773,416 fr. 85
» Dépenses ordinaires :
Frais de bureau, mairie . . . 21,050 fr.
Agents de police 11,650
Gardes champêtres 5,750 j> 493,161 fr. 89
Travaux ; employés 8,100 l
Octrois, frais de perception, etc. 51,600 )
» Dépenses extraordinaires 280,007 54
Total des dépenses . . . 773,169 fr. 43 » En résumé:
Recettes 773,416 fr. 85
Dépenses 773,169 43
Résultat en excédent. . . 247 fr. 42
En août 1900, le maire propose Tachât de l'immeuble
Louvencourt, rue au Lin, tenant à l'Hôtel de Ville.
» Le rez-de-chaussée, ajoute-t-il, servirait au logement
du Président des Assises, le premier, à celui du secrétaire
général de la mairie ; la seconde aile, d'annexé au musée
reconnu trop étroit.
» Le vendeur demande (frais compris) . . . 50,000 fr.
Évaluation des frais d'aménagement Acquisition du mobilier. .
Frais d'emprunt à contracter
» Total de la dépense. . . 74,000 fr.
La dépense totale a été de 61,456 fr. 95. Adopté.
Bière, octrois, marchés. — En 1873, l'abonnement pour l'exercice 1874, des brasseurs François père et fils est porté à 13,000 fr., représentant les droits sur 2,363 h. 63 de bière consommés dans la commune. L'année précédente, les brasseurs ont versé un supplément de 720 fr. 72; mais en 1874. la consommation locale s'étant élevée seulement à 2,072 hectol. 19, les brasseurs ont éprouvé une perte de 1850 fr. 42.
Les droits de consommation de la bière François ont été de 13,720 fr. 72, en 1872; de 11,500 fr. par abonnement, en 1876. « On constate que depuis 1860, la consommation de la
bière a diminué de plus d'un tiers. Cette diminution, difficile à expliquer, s'est aussi produite dans d'autres villes.
En février 1877, demande de M. François, brasseur, d'un abonnement à 11,000 au lieu de 11,500 fr., pour les droits d'octroi de sa bière, consommée dans la commune.
Faisant la statistique de la bière depuis 1846, le conseiller Salmon rapporteur s'exprime ainsi :
« L'abonnement était alors fixé à 4,000 fr. ; en 1855, à 6,100 fr., les droits d'octroi étant de 2 fr. 75, pour un hectolitre de bière forte et de 1 fr. 02 pour la petite bière.
» En 1856, 1857, abonnement fixé à 7,000 fr.
» En 1858, 6,200 fr. ; 1859, 5,600 fr. ; en 1860, perte de 687 fr. pour le brasseur; on relève cependant l'abonnement à 6,500 fr., en prenant pour base les droits perçus pendant les trois dernières années.
» En 1861, 8,000 fr. ; les droits sont de 2 fr. 76 et 1 fr. 05.
» En 1862, 9,000 fr. ; perte de 1,500 fr. pour les brasseurs.
» En 1863, 8,000 fr. ; les brasseurs perdent 450 fr.
» En 1864, 8,000 fr. ; perte de 1,100 fr. pour les brasseurs.
» En 1865, 7,700 fr.; et en 1866, 7,800 fr. ; perte 1,000 fr.
» En 1867, pas d'abonnement; droits perçus 5,889 fr.
» A ces époques, maximum de bière introduite : en 1865, 79 hectolitres; en 1866, 246; en 1867, 405.
» En 1868, recette directe; droits d'octroi perçus, 5,874 fr. 93; la bière extérieure produit 539 h. 09.
» En 1869, il ne reste à Chartres qu'un seul brasseur; le droit d'octroi est de 2 fr. 50 par hectolitre ; taxe unique ; l'abonnement François Legras, de 6,300 fr. , lui occasionne une perte de 500 fr.; la bière extérieure entre pour 639 hectolitres.
» En 1870, abonnement 6,000 fr. ; la Ville perd 1,260 fr. ; la bière introduite est de 459 hectolitres,
» En 1871, recette directe 7,825 fr. ; dans les deux derniers mois, le droit est élevé à 5 fr. 50 l'hectolitre.
» En 1872 et en 1873, abonnement pour Tannée de 13,000 fr. ; perte pour le brasseur.
» En 1876, abonnement 11,500 fr., perte pour le brasseur 274 fr. 21; bière de l'extérieur 334 h. 24
L'abonnement proposé de 11,500 fr. est adopté.
En 1879, on n'a pu se mettre d'accord ; sur la proposition du conseiller Amiot, la constatation de la consommation locale sera assurée par l'exercice.
En février 1882, M. Hornung, brasseur, offre pour l'exercice de 1882, la somme de 11,500 fr. pour une consommation de 2,090 h. 90. Accepté.
« La loi des finances du 19 juillet 1880 diminue pour les vins les droits d'entrée, à raison de fr. 26 par hectolitre, de 7,630 fr. ; 600 fr. sont perdus par la suppression des droits sur les savons; en tout 8,230 fr. Il faut combler ce déficit. »
« La viande, expose le Maire, étant imposée de fr. 025 le kilog. ; en portant à fr. 03, cela donnerait 8,720 fr. et compenserait les pertes qui doivent résulter des modifications apportées au tarif. »
Le Conseil nomme une commission.
Au mois de juillet 1884, les dépenses de perception
de l'octroi sont évaluées à 44,000 fr. ; pour 1885, elles seront de 45,700 fr. Il y a 26 employés et un surnuméraire; dans ces totaux, sont compris le chauffage, l'éclairage, les frais de bureaux.
En juin 1892, règlement et tarif de l'octroi.
« Le tarif a été autorisé pour cinq ans, expose le conseiller rapporteur Doullay ; il prend fin le 31 décembre 1892.
» Le Conseil général doit être saisi des propositions de la Ville dans la session d'août, afin qu'elles soient mises en vigueur en janvier prochain.
» Le délai est trop court .... »
Le Conseil vote le tarif pour une année ; après révision, il sera appliqué au I er janvier 1894.
L'affaire est reprise en avril 1893.
« Nos octrois, expose le rapporteur Besnard, étant la principale ressource de notre budget, il importait de n'y toucher qu'avec la plus grande prudence, en tenant compte toutefois, dans la mesure du possible, des observations qui seraient présentées par les intéressés.
» Le nouveau régime des boissons, étudié au Parlement, enlèvera aux octrois la totalité des sommes perçues sur les vins, cidres et bières ; il en résultera pour nos finances un déficit de plus de 90,000 fr. »
Les réformes proposées sur un assez grand nombre de points sont adoptées ; l'économie du budget n'en est guère atteinte.
— « Le conseiller Guillaumin, boucher, demande une taxe sur la viande de cheval.
— » M. Fessard, adjoint, répond que le cheval n'étant pas compris dans les objets imposables, ne peut être taxé.
— » Le conseiller Besnard dit que des arrêtés récents s'opposent à une taxe sur le cheval.
— » Le conseiller Bouthemard fait observer que la viande de cheval est surtout consommée par les pauvres, et qu'il est préférable de ne pas la taxer.
— » Le conseiller Guillaumin répond que c'est une erreur de croire que la classe pauvre consomme cette viande.
— » M. Fessard dit que toute discussion sur ce point est inutile, puisque la loi ne permet pas la taxe. Il est resté d'accord avec les termes du rapport, sauf un point sur lequel il formule des réserves, celui qui a trait à la suppression des octrois.
— « Le conseiller Besnard répond que la suppression des octrois a fait de grands progrès et qu'elle est inévitablement très proche. Elle arrivera même avant que les municipalités aient pu y parer.
» Car, si le projet de réformes de l'impôt des boissons est adopté, il en résultera que les Villes seront obligées de supprimer les droits sur les vins, cidres et bières, ce qui constituera un déficit de cent mille francs dans notre budget. Force sera bien de continuer par la suppression des autres taxes. »
Les conclusions du rapport sont adoptées.
En 1897, le conseiller Watrin fait un rapport documenté sur la revision du règlement des droits de place.
Voici quelques prix de tarifs :
« Décharger un veau fr. 10 ; le recharger, fr. 10. Décharger un mouton fr. 10 ; le recharger, fr. 10. Décharger un porc fr. 10 ; le recharger, fr. 15. Décharger un porc de lait fr. 05 ; le recharger fr. 05. Emplacements sur les places et marchés.
« I. Foires et marchés aux bestiaux.
Chevaux, juments, emplacement occupé 2 m 2 1/2, fr. 60. Bœufs, taureaux, vaches génisses, 2 m 2 , fr. 40. Anes, mules, mulets, 2 m 2 , fr. 30.
Veaux, 1 m 2 , fr. 30; Veaux de lait, 1/2 mètre, fr. 20. Porcs, 1 m 2 fr. 15 ; Cochons de lait, 1/2 m 2 , fr. 05. Moutons, chèvres, bêtes à laine, -^ de m 2 , fr. 05.