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DU CHOLÊRA-MORBUS. m
La population d'Alger était de 87,000 ames environ : 25,000 habitans et 12,000 militaires.
La mortalité a été de 76,9 sur 1,000.
Le choléra-morbus sévit aussi avec violence dans les environs d'Alger, à Mustapha-Pacha, à Hussein- Dey, à Kouba et à Byr-Khadem. Les maires de cès communes avaient reçu des instructions touchant les mesures à prendre en pareilles circonstances, et on leur avait envoyé un dépôt de médicamens pour l'administration des premiers secours. La population de Beni-Menad fut réduite à moitié; la tribu des Hadjoutes fît aussi de grandes pertes, et le caïd Tayel-Ben-Bédra fut au nombre des morts.
Le choléra fît également d'affreux ravages dans l'armée de l'émir Abd-el-Kader, et dans les villes deMéliana, Mascara, Médéah, Coléah et Bélida. Cette dernière ville, presque détruite en 1826 par un horrible tremblement de terre, et saccagée en i83o par l'armée française, avait en i835 une population qui n'excédait pas 6,000 ames. Au 3o août le choléra y avait enlevé i,5i i personnes, ce qui fait un décès sur 4 habitans.
La province de Constantine ne fut pas à l'abri des coups du mal indien. Dans la seule ville qui porte ce nom, on évalua à 1/4,000 le nombre des victimes. Toutes les populations agglomérées dans les environs de celle capitale furent cruellement atteintes.
Bone paya aussi son tribut ; mais l'autorité avait pris des mesures préventives qui furent efficaces et contribuèrent à. affaiblir la violence de la maladie. On compta néanmoins dans cette localité 433 décès; agi appartenaient aux diverses castes de la population civile, et 142 à la population militaire.