‹ Histoire de Chorey et de ses seigneursChapitre 25 sur 51 · Chapitre de la Toiaoïd-Or · texte numérisé non relu

Chapitre de la Toiaoïd-Or

Là seigneurie de Cborey n*élait pas toute entière entre les mains de Barth^ lemy Joly. Claude de M ailly^ Tune dei créatures de Louis XI â*était engntoé dés dépooillcfi du sire de là Baulme ; 3 j avait joint la portion de la terre de ChcK rey qui avait appartenu à Hecgote deFrolois. L'autre portion, celle de Màrgberite de Frolois appartenait à Jean de Daibas, autre favori de Louis XI; dans' ce lot se trouvait vraisemblablement remplace^

ment du château. Après avoir acquis de Jean Malion les prés et les redevances, Barthéleœy Joly acheta à Jean de Damas une partie de ce qu'il possédait à Chorey. Cette vente eut lieu dans la même année que celle faite par Malion, c'est-à-dire en 1562.

On croit que la famille Damas portait

anciennement le nom de Cbâtillon. Au retour de la croisade du duc de Bouillon, à la fin du ^i* siècle, elle changea son nom en celui d'Amas, ou par altération Damas du nom de là province d'4masie conquise par ces seigneurs. C'est alors qu'elle prit pour armes l'écusson dor à la croix ancrée de gueules , X^XïZXiX deux muvages^^K pour devise ET FORTIS ET FIDELIS.

Cette maison vit accroître sa fortune par le mariage de Hugues Damas-Cousan , vicomte de Châlon avec Jeanne de Bourgogne; fille du duc Eudes III et d'Alix deVergy.

L'histoire généalogique de la famille si nombreuse des Damas ne peut entrer dans le cadre de ce chapitre. Je me bornerai à . mentionner cenx qui se rattachent de plus près à l'histoire de Chorey.

Jean Damas, marié à Claude de Saint-

Amour fut un des favoris dé Charles-le> Téméraire qui lui donna la' chargé dé baitli du Maçonnais et le collier de la Toison-d'Or. Malgré ces bienfaits râmbitieoi Jean de Damas se rangea l'un des premiers sous la bannière de Louis ; il reçut pour prix de sa trahisor. la ville de Montcenis et le titre do chambellan. Le roi lui fit' une pension de 12,000 livres à la coddltioh qu*il surveillerait les passages et le* cours de la Saône. Laissant à Xouis Dtiboys, son lieutenant, la garde de cette rivière, Jean de Damas se mit à parcourir la Bourgogne dans tous les seûs, distri-' bùant à pleines mains les écus et les &-' veui*s. Le Châlonnais, le Morvand^ rAoxois^ le Ghâtillonnais, firent leur soumis-' Aoif. Dijon était à la Trémouille, gouverneur du roi, Nuits appartenait à aôn chaih celiër; mais la ville de Beâune, véritable cœur de la nationalité bourguignonne tisistait . encore. Ancienne r6sidenfiS des ducs,, notre vieux castrum giallicHromun coDser\ ait Tamour de la patrie et le culte dés vieux souvenirs, tandis'que Dijbii, la nouvelle reinè'séduite pat Torârè *da roi, se francisait de plus en plus. G^te dernière ville ne formait pas le centre * d*ahe

)uissante ooblesàe.et les montagnes du DjJQBiiais Teufermaient peu d^ places ,£prtifiées. U D'jSJ^taUpas de même de 3^^uPGr où ^es dQDJous et mai^nsrfortes de Vol- ^y, MQUP^ault, Monitajgu, Couches, liajroqhepot, Antigpy, Jtvry, Thil, Thoisy, C)iâteajuneqfrCbaudenay,,Savigny, di?essaient dans les airs leurs grands donjons ,çt ,leu;*s , murailles crénelées. Un graqd nombre de ces châtelains restèrent fidàj^s àkfiUet^e C^arles-le Téméraire. Retranchés d^nap Iqurs Qiai^oirs ou réunis sur les feajparts;^ fieaune assiégés, U^ résistéi^n\ jusqu'au bout, insein^bles 4ux belles promesses de Louis XI et soutenus par la Jttourgeiiisie dont la paissiuice éltalt déjà ki» grande. Du «^oiiniiiet de leurs gueites .lériçiQUes les beaunois apercevaient au kajï les amf ormes, d^ soldats royaui^ commandés par Joan de Dainas, Us voyaient ^ftu^er l^sjnaisoiia Incepdiées, carTinv^eS' Jimj^i^t de )a ville exi^it la suf^es- Jkù de.tQlltÇ8 ]fis ipaiaoQS fortes du voi- ^^age. Maj8 <ç^te glorieuse résistance ]4ey;S^it;ètre iputi|e ; la ville de Beaune ^ m^dxi:^s^t baigues sauves. J:*ovsq}iÇi l^ roi de France fit son entrée à Dijon^ le tl juillet 1479 on vit à ses côtés tous

ceux qui étaient devenus ses créatores.

Parmi eux se trouvaient les sires de Til*

1ers et de Saint-Seine, Jean Jacqodinf

''insolent parvenu que nous avons vq ne

Saint-Pierre, dans l'antique demeuré dfll

Frolois et qui fut as<«ex intriguant pour

obtenir d'emblée la cbarge de préddeot

an )>arlement de Bourgogne , Philippe

Pot, seigneur de la Roche-Nolay et notre

Jean de Damas.

Lors du grand chapitre de la Toison-

d'Or tenu à Bois-le-Duc en 1481, rarcU-

duc Maximilien, époux deHariedeBoor-

gogne fit déclarer de l'ordre ceux qu

avaient déserté la cause de son beaa-

père. Jean de Damas était du nombre.

On plaça sur son écusson un écritiiH

ainsi conçu : « Messire Jehan de Dainis,

seigneur de Clessy et de Saint-Amoor, H

vous étiez en vie, veu et considéré kl

grâces, biens, honneurs et avanoBÀteU

que vous avez reçus du défunt duc Chtf-

les, vous seriez noté de félonie et dfr-

gradé. Mais attendu votre trépas, HoD' seigneur, !e souverain chef de l'ordre d les chevaliers, frères et compagnons Ittflr sent à Dieu tout puissant le jugement qot

vous meniez. »

Jean de Damas était mort Tannée pré-^ cédente^ Son testament, daté de lASO, parte gea sa fortune entre ses deux fils, Philibert et François, issus de son premier mariage avec G^tb^rine de la Quiche.

François de Damas épousa Jeanne de Sainte-Palaye en lâ97.

£n 1520 nous trouvpps un acte de tutelle passé à CharoUes pour ses enfants. L'un d'eux, nommé Jean, se maria en 1532 avec Jacqueline de Lévis, de 1^ fa^ mille d^ barons de Lugoy en Gbarollais. Antoine, son fils, parait pour la première fois aux Etats d?. 1560. Nous savons positivement qu'il était seigneur de Cbprey et qu'il vendit une partie de cette terre ea 1561, à Barthélémy Joly qui venait d'a^ çhéter à Jeap Malion une autre portion ^ la même seigneurie.

Nous avons déjà parlé de la persistance

<]v3s appellations géographiques. Nops

9Vons vu les noms des moines de Mou*

tiçrSf restés au pré Guillemotte et aux

meix Laurent ; celui de Jean de FroIoiS;,

donpé à la Combe Frétais^ aujourd'hui

Confrelin ; ceux de Marguerite et de Hu-

gote« laissés au clos Margot et au m^xs^.

Agotte, Nous trouvons ici le meîx Darm dont le nom a persisté jusqu'au commeocernent de ce siècle.

Antoine de Damas assista au mémorable siège de Saint-Jean-d'Angély en 1569. Après la prise de la ville, le roi Henri III le nomma chevalier de Tordre de Saint- Michel. Ce personnage figure sur la liste des états de 1561 et de 1572 avec le titre de chevalier de l'Ordre. Dans. l'aDoée 1573, il vendit encore à Pierre de Corcdles une autre partie de la terre de Chorej; l'acte de cette vente le qualifie de chevalier de rOrdre du roy. baron dn Dîgoyne, iilessy, Saint- Boy, Chaussy et Savigny,

En 1576 il assiste aux Etats généraox, en même temps que deux Damas, seigneurs de Meilly et que Jean Damas, seigneur de Saint-Riran, gouverneur de Beaune, ses cousins.

Antoine épousa Philiberte Beruault le 27 juin 1577; il était alors seigneur de Glessy, qu'il vendit aussitôt après soo mariage. La famille Bernault, originaire du Châlonnais, était connue depuis la fin daXllI'' siècle ; Jean Bernault, chevalier de l'Ordre du roi, était le père on le frère de celte dame de Damas. Il portait

de sable à la croix d'or, Antoine de Damas assista aux Etats de 1579. Onzd ans après il remplit les fonctions d'élu aux Etats royalistes convoqués à Semur.

On sait qu'il y eut cette année là une scission dans la noblesse de Bourgogne ; les seigneurs qui tenaient pour la- ligue s'assemblèrent à Dijon i^ousla présidence clu sire de Lestouf, seigneur de Poinsson; les autres se réunirent à Semur.

En 1608, nous voyons encore Antoine ^e Damas au nombre des commissaires chargés de vérifier les lettres dé noblesse. Après cette date nous ne trouvons plus de documents sur ce personnage qui tint une si grande place en Bourgogne pendant plus d'un demi-siècle.

La seigneurerie de Chorey 'passa presque entièrement aux mains des Villers La Faye. Sébastien de Villers, membre des Etats généraux de 15A7, 155A, 1557 et 1560, était l'un des cent gentilshommes de la chambre du roi. C/est à sa veuve que les héritiers de Mailly vendirent des fonds à Chorey en 1562. Son frère, Gaspard, parait aux Etats assemblés en

Le fils aîné de Sébastien, Louis de Yil- 1ers, seigneur de Cborey, était chevalier de l'Ordre et gentilhomme de la chambre: en 155911 épousa Françoise de Brancion, d'une très illustre famille du Maçonnais ; cette dame lui apporta en dot les seigneoris d'Aloxe et r|p Pernand. Les Brancion font remonter leur origine à Tannée 960. Plusieurs d'entre eux ont assisté aux croisades. Ils étaient alliés aux ducs de Lorraine et portaient dazur à trois fa$m ondées d!or.

Louis de Villers figure aux Etats généraux de 1570, 1572 et 1577. En 1578 il prend le titre de baron et en 1570 celui de seigneur du Rousset. En 1580 il assiste, à Dijon, aux Etats de la Ligue.

Louis de Villers ne garda pas la terre de Cborey : il la revendit à Pierre de Courcelles en 1573. Celle de Pernand resta entre ses mains ; elle passa à son fils, François, gentilhomme de la chambre du roi Louis XIII, puis au fils de celui-ci, Louis de Villers, baron de Pefnand, marié à Madeleine de Bourbon-Busset. Michel, fils de ce dernier, habitait Beaune; il fut parrain à l'église Saint-Martin ea 1624. Il passa en Franche-Comté où ses

•descendants ont subsisté pendant de longues années.

J'ai parlé* dans mon Histoire des rues de Beauncy de l'hôtel que les Villers possédaient dans la rue du Lieu-Dieu. Leurs armes étaient <Por à la fasce de gueules et leur devise : LES FIDÈLES.

La terre de Chorey, que nous avons vue divisée et subdivisée depuis deux siècles, rassemble enfin ses tronçons épars. En 1573, Antoine de Damas, qui en avait con'iervé une partie, et Louis de Villers, qui la possédait presque en entier, <;endent et cèdent Chorey à Pierre de Corcel' les et à Jeanne des Loges, son épouse. La famille de Cbrcelles portait de.... à trois lions de j.,. chargés chacun de deux be- ^antSy avec un filet mis en bande brochant sur le tout.

Les auteurs de la noblesse de Bourgogne croient avec raison que Guillaume de Corcelle, conseillrr du duc et vicomtemaïeur de Dijon en 1418, est issu d'une ancienne famille dijonnaise différente de celle qui nous occupe. Arnould, alias - Renault, qui reprend de fief en Vlb9 pour la maison 'f or fe de Courcelles^ Jur^LbVe a\i. due/Hugues JV, est de la mênae bvancYio

que Jean de Gorcelle, maréchal de Bourgogne en 1311, dont les armes sontblasonnées ci-dessus. Le château deCorcelleles-Ars,au bailliage de Beaune est le berceau de ces derniers, ce qui nous porte i croire que Pierre db Corcelle, Tacquéreur de la terre de Chorey, desceodait de cette famille du Bedunois, dont un descendant, Philiberte de Corcelle» épousa, le 22 septembre 1532, Charles deFussey, seigneur de Serrigny.

D'un autre côté, nous trouvons, parmi les svccesseurs de GuilL.ume, maire de Dijon, un Pierre do Corcelle, chevalier de rOrdre du roi, et chevaiier d'honneur au parlement en!f571. Cette date coïncide avec la reprise de fief de Chorey, mentionnée au commencement de ce chapitre, et le« prénoms sont les mêmes ; il est donc impossible de savoir avec certitude à quelle famille appartenait le seigneur de Chorey. J'ajouterai qu'une partie de la terre de Serrigny porte le nom de Corcelle ; il se pourrait que ce hameau ait donné son nom à d'anciens seigneurs.

Ce qui est certain c'est que Pierre do Corcelle, seigneur de Chorey , avait épousé Jeanne àçs\^o^?,^^,S>i\:.^%M\^xKfc

famille de la Bresse dont un des ancêtres. Xruillauuie des Loges, était venu habiter Dijon en lAOO. Simon des Loges figure aux Etats généraux de 1A73 ; un siècle après nous voyons N. des Loges, seigneur de Laboulaye, bailli d'Autun : c'était peut-être le frère de la dame de Corcelle. Les armes des Loges étaient dor au sautoir dazur ; devise : A. CE' COVP.

Quelques généalogistes blasonnt^nt de sable ail lion dor. Quant \ la famille des Corcelles, maires de Dijon, elle portait : dazur à la fasce dor et en chef trois étoiles de même. Devise : POVR lAMAIS.

Pierre de Corcelles habitait Beaiine : il avait acheté de Jacques de Toulonjon, seigneur de Commarin, son hôtel de la place Saint-Martin, moyennant trois mille livres. Cette maison, qui était un démem* brement de Thôtel d'Harcourt lut achetée par les Minimes qui y constuisirent leur, couvent.

Ce personnage était chevalier de l'Ordre du roi, baron d'AuviUars, Glanun, Chazelle et Grosbois. Il figure aux Etats de Bourgogne en 1570 et 1576, et me paraît être le fils de Jean, seigneur d'Auvillars en 1539. .

Pierre de Corcelle, écrit quelquefois Gourcellc, mourut sans postérité ; il lus» par testament la terre de Chorey à Jean de Fussey, conseiller au parlement eo 1566, qui possédait déjà la seigneurie de Serrigny.

Le village de Fussey, situé à trois lieues au Nord- Ouest de Beaune, occope le sommet d*un plateau aride et fort élevé: un amas de murs écroulés indique l'emplacement de son manoir féodal.

Le plus ancien seigneur connu est Jeao de Fussey, dit Sécbeux, possesseur do village en 1257. On voyait à l'abbaye de La Ferté la tombe de Sy bille de Fussey, morte en 1300. En iààQ Etienne étût seigneur en partie de Savigny,

J*ai mentionné précédemment la donation de Serrigny, faite en 1316, parle duc de Bourgogne à son maréchal Jean de Frolois. Au siècle suivant ce fief important fit retour au domaine ducal, et Philippe-Ie-Bon le donna à Marie, sa fille légitimée, lors de son mariage avec Pierre de Baufiremont, gouverneur de Boui^<h gne en lAAS. Dans l'année lâ92 Jeanne de BaufTrencont, comtesse de Charsy ■^ épouse de PYiYWçi^e âivi \.^v\%n^ ^ <à.^%:^5^

Serrigiry à Jean de Fussey. Ce seigneur fut I*un des fondatenrs du couvent des Jacobins de Beaune, dans lequel il avait £ia chapelle et sa sépulture ; ses armes se voient encore aux. angles de cette chapelle et sur les entraits en chèse de la grande voûte. Les Damas,Ies Villers et les Fussey^ces 3 bienfaiteurs du couvent dont nous par-* Ions, tous trois co-propriétaires de la seigneurie de Ghorey étaient sans doute unis ^ar des liens de parenté et d'alliance. Jean de Fussey laissa ses biens à Jac^ ques, mort en 1530. Celui-ci eut pour fils Charles, marié le 22 septembre 153*2 à Philiberte de Courcélle, dont j'ai parlé précédemment. Deux ans auparavant il avait hérité de toutes les propriétés de son père. La reprise de fief mentionne La, t)otz, Notre-Dame-du-Chemin , le vieil châîel de Serrigny qui est en ruines^ et la maison de Neuvelle où il fait sa résidence. Cette habitation que nous avons dit avoir appartenu aux Frolots conserve une vaste cheminée construite par Charles de Fussey ; les armes de cette famille y ^ont sculptées : d argent à la fasce de gueules^ accompagnée de six merlettesde jsable^ trois en chef et trois en pointe.

Charles de Fussey eut une sœur nommée Claude, mariée à Philippe de iMypont, seigneur de Puligny ; nous trouvons dans les archives de la Côte-d'Or une reprise de fief de la terre de Savigay, faite par cette veuve de Mypont en 1533. Ce Philippe ne serait-il pas le même personnage qu'Alain de Mypont, qui fat condamné à mort et décapité en 1532 par arrêt du parlement. La coïncidence de cette date avec celle de la reprise de Gcf de la veuve ne doit pas être fortuite.

Jean de Fussey, fils de Charles, était seigneur de Savigny et chevalier des ordres du roi; il devint propriétaire delà terre de Chorey qui lui fut léguée par son cousin Pieire de Courcelle . 11 avait épousé en 1555 Françoise de Vr4ux, fiUe de Jean, seigneur de Menesserre qai porta la terre d^ ce nom dans la famille de Fussey. Le fief de Vaux, près d'Antigny, a donné son nom à cette maison qui remonte à Jean de Vaux, qualifié d'écoyer à Vollenay en 1295. Les armes de Vaax étaient dazur à la croix dor.

Les registres de la Conr des comptes mentionnent l'opposition faite par Jean de Fussey « seigneur de Savigny, Chorey,

Neuvelle, Corcelle, Meuilley, Marey et Varennes » à une vente, par décret, des biens saisis sur Martin Loichei, de Cborey, et acquis par Jean Vachet ; cette pièce qui porte la date de 1590 nous fait connaître un des anciens habitants., de notre village, dont la famille existe encore. Ce seigneur de Chorey habitait, dans la ville de Beaune, la maison qui appartient actuellement à MM. Moissenet irères, petite rue Saint-Martin ; cette maison était un démembrement de Thôtel de Coui celle.

Jean de Fussey eut pour fils Bernard, seigneur de Chazelle, membre des Etats en 1602. Il épousa Claude de Trestodan.

Bernard de Fussey mourut h la fin de^ 1603. Le 26 lévrier de l'année suivante les seigneuries de Chorey et de Varennes furent vendues par décret h, Abraham Bourrée. La veuve de Bernard, Yolande de Trestodan est encore qualifiée de dame de Serrigny en 1605. Elle maria sa fille à Philibert Bernard, sieur de Montessus, qui essaya de reprendre Chorey en interjetant appel du décret. II ne put obtenir gain de cause : après un long procès^ un arrêté de l'année 1615 reconnut Abraham

Bourrée, bourgeois de Beaune, seigneur de Taiily en partie, propriétaire de Gborey et de Yarennes.

Pendant toutes ces ventes et successions notre seigneurie est restée, matériellement parlant, dans l'état où nous l'avons laissée après les guerres de Louis XL Les fossés, à demi comblés, se cachent sous les ronces et les sureaux, et les habitants ne connaissent que de nom les maîtres qui les taillent à volonté.

L'histoire du château a trois périodes : la féodalité avec les Baudoin et le^^ Frolois, la décadence et le morceilcment*pendaot le XVP siècle, la renaissance avec les Bourrée et les de Migieu. Les deux premières n'avaient laissé aucun souvenir local , si ce n'est quelques Doms des lieux-dits dont l'origine était complètement perdue : les traditions de la deroiè*re sont arrivées jusqu'à nous par les récits que nos pères nous ont fait. Notre tâche devient plus facile.

Mais avant de reprendre le fil seignm' riait passons en revue le$ évèoements qui ont signalé si malheureusement la fin da XVI* siècle.

DK

BT DK

Par Cil. BIOARNE

Membre de la Société d'PJlaioire, d'Arcbéolo^le et de

Littérature de l'arrondiseement de Beaane,

Membre corre<«pondant de la CommissioB

des Antiquités de la Cote-d'Or et de

la Société archéolo^i^iue

d'Avesnes.

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