LIVRE m
La Bourgogne sous ks rois de I^rirncB jtiiqu^en 178&. — Les nofM4efkmUle(UiCh0TPt' — Suite d^ seigneurs
CHAPITfeB PRÈMER
LE Hoi Louts onzième: — - 'PRAKÇOIS 1^.
— kotl^B ISUR LK9 tiitMlI14â Wi AIAIIXT, MAtlON ET JOLY.
• Ta nourris un renard qui unK jour mangera tes polies. » i Paroles de ChaN les VII k Philippe>le-BM qui avait donné niosptti- Ulité k Louis XI, atflts dauphin.)
M. Rossignol, auteur de V Histoire de Beaune^ a fait les recherches les plus complëtes sur l'état des forces militaires de notre pays à l'époque des guerres de Louis XI. Dans Ténumèration donnée par cet écrivain, on voit paraître les seigneurs de Ruffey, de Vignolles et de Serrigny, Antoine de Rossillon et sa maison forte de Savigny, Jean de Varennes, Jean de Vilters-la-Faye, Jean de Fussey, etc. Ces châtelains devaient fournir un certain
nombre d'hommes d'armes. Mais noiis chercherions en vain le nom de notre viN lage. La race des Frolois est éteinte et nous ne savons dans quelles mains est passée la seigneurie de ('.horey. Est-elle retournée dans le. domaine ducal ou bleu. divisée par le fractionnement dès suece9-> sions, appartient-elle à plusieurs proprié<taires? Cette opinion est la plus vraisemblable. Quant à la maison-forte^ elle est tombée en ruines par suite de l'absence des maîtres, et les grandes compagnies ont sans doute bivouaqué dans ses murs abandonnés.
Au mois de janvier 1A7S la ville de Beaune se dispose à soutenir les droits de rhéritièrede Bourgogne. Malgré les menées de Philippe Pot, dé Jean Jacquelin, d'Antoine d*Oyselet et de Tabbé de CU teaux/ ardents royalistes achetés par for de Louis XI, le parti de Hariè resta le plus nombreux. Les chanoines, le maire, les échevîns, le commandeur de Halte, les sires de Fussey et de Brazéy et surtout utr ' riche bourgeois de Beaune, Jean de Ràviaux,.ou plutôt Ranvial, stimulent Tcs^' ' prit national en distribuant du vin et de l'argent aux ouvriers des rortificalions.
Après avoir pris VerdMï». le gouverneoF d'A9d)oisç.vM2t ççcupegr 10^9 iios envirQQ3:€rt a? ^po3a,à faire^.le sjiége de la villa. Lvftxbâtçaux d^ ^jj^pursauli, ^e Savig^yy4? Bligpyt-sur-Ouebft^ ^'jiyry furent déajMiqteléa. O9 oe pari; paa 1^9 Cborey ; il £8^ probabl^ (j^e les jj;t^pi^ dp FQÎ rasèrent le. rçi^ de. ses iqrii^icationâ^ ^.^ .
1^. 2 juillet 44^?» Beaune se ■ i:epdit apràsaii^ seiu^a<^s d'invcatisseoiejipf » et la 0004^*^11^1^0 du chUtea^rufort 4e. la porte
Saittt-^P enlt^a ^ux habiUuit3 toute v«ll^i|^ <l^ ré^v^lteu. ,L^/y)^^sieo$ dûrsnt énormément soufTrir ; ils étaient astreints, à -rAÎSQn Aq . la pipxliptté de. la, y^^^^ ^^
defBPnf^Ç.|P^U.ifp^^ Bp;itj;in^^ej?,^j^t^^^ du lft3*iU|et,,,âA76. J.^. mpip^çD^7jjt rade ^
si ce n'est Taffrcuse peste qui vint décimer la Bourgogne dans la dernière année du XV* siècle, et le siège de Dijon par les
Suiâses en 1513.
Notre pays fut assez tranquille pendant la rivalité de Charles-Quint et de Fruhçois V^9 grâce au traité de neutralité que Marguerite d'Autriche parvint à négocier entre les deux Bourgognes. La bataille de Pavie ou tout fut perdu fors F honneur eut pour résultat le traité de Madrid dans lequel la Bourgogne fut cédée au roi d'Espagne. Mais les Etats as3emblés à Dijon refusèrent la ratification.
Voici les fîères paroles que les Bourguignons adressèrent au roi de France :
« Si vous persistez à laisser des sujets fidèles, il ne vous appartient plus de disposer de nous ; nous adopterons telle forme de gouvernement qui nous plaira et nous déclarons d'avance que nous n'obéirons jam-ûs à des maîtres que nous n'aurons pas choisis, i Cette énergique protestation maintint à la Bourgogne son autonomie. Elle r/est pas un fait isolé de notre histoire et les politiqueurs de cabaret qui égarent les masses en leur parlant de l'état d'abaissement, de l'esclavage grossier
de nos ancêtres devraient aûeax connaître et mieux apprécier l^état yéritablemeot libre de notre pays. A. la fin du zv* siècle, les Etats de Bourgogne avalent fait aux ambassadeurs du duc Charles cette nob'o réponse ; a Dites à Monseigneur qae ooos Ijoi sommes très-humbles et très-obéis- Q^Qts serviteurs, mais que^ pour ce que YPus nous proposez de sa|>art il ne se fit jjKmais, il ne se peut ffdre, il ne se fera pas. » Il s'agissait 'de nouveaux impôts que Charles-le-Hardi voulait établir.
Il ;^rait facile de continuer ces citations et de prouver qu'à Tépoque la plus autoritaire, sous le règne de romnipoteot l/)uisXiy,la volonté du peuple était codsultép avec beaucoup plus de sincérité qu'elle ne l'est sous le gouvernement soidisant libéral qui nous régit.
Etrange dérision I Toutes ces franchises prpvipciales, tous ces droits, toutes ces garanties disparurent en 1789 au cri de Vive la liberté/
.Notre pays fut prôsçîrvé de la guerre, mais d'autres fléaux vinrent rassaill'r :
La ville d'Autun fut jitteinte ûné des
premières et perdit un grand nombre d'habitants ; un manuscrit dressé par Jean
Dêsplaee» notaire à A'utun, dit i^uè oeftie maladie aj>pelée tfOussè^ffalantMmoutlr M. de Gana]^ et ôa mère, M>. Jb^()b Parpas^^ beaucoup âwitres ffênsde biék.
Trente-ciiïqf ans aprè» il y «ut une * liolivelle invasion : rarchidiatnef'db^Beauiie décida les magisti^ais à- foii^ ^Aiever tes iiâiàondice^ 4[ afin d'âvker Xm^fitulmt^ de Tâip;» M. îe (teotetfr G«y toiii^pôn^(jue cette peste «*est autre ■ efec»é ^u^^» lé» choléra-' -^- ■ - . ' ■ ^ • •■•■ '- ■' - iiiO>-h-.: :•;■
Yeps le milieu àiijivi^ siècle nodsx retrdutbhs'lâf i^eignèsrie d^ ebo^^ey; Lé^ i^ègistreâ de k ehâ(iâfelé 4eà^ ^ÉOitiptes înédtîo»wenila veÉW^deîà^tûiStë-d&Ckot^ faite à J^ad'Malidi^ par Hélion de Màilly.
Ld naêiis^ de MâMI^^ origtEff^^ <}e Picatdie;^!!)^^^ fixer énBouigdgAfe à k ftai du X» diëctev Hàmte^ dë^ Ikdtlj^ défendit coui^a[g€ftrsénè«t k-^ilte^dd DiJô^^ëttr^llOS, et ob)igéri^leM^^^R«b^ de F4<«iiéë^àl lever le ài^é^ Gain^iën abKè^ fi^f-fifiéûtfe de Dijttn», tûort en 1050; était ^fé^fîlsf 4e éte ■^V^nëiih • .'••'-=- •-' ----«J ^"' ■' '-■' > ^u^^éfË^e«ceii^>é^ (lit i«i<^»i6dNfMtti
gérait trop ce chapitre. Nous la donnerons dans les pièces justificatives.
EalAOS^ Claude de Hailly et Agoèsde
Perrigny, sa feoQme, étaieot seigneors
d*Arcelot* Ce personnage prit le parti de
-XoUis XI qui lui donna les terres con&-
.. ijuées sur un sieur de la Baulme..
Il eut pour fils Hélioo, seigneur d-Ârceau, d'Arc-rsur-Tille, de Clonaot, de Savigny et de Ghorey » chevalier d'honneor au parlement en i5A5. Le château d^Saviguy ne possédait plus alors que les quatre, tours qui subsistent encore. Cest^ 1538 qu'Hélion de Usdlly avait fait la re- {irise de fief pour, la terre de ce i^yUage, mais il revendit pne partie de cette sa- .gnçurie que nou9 trouvons quelque temps npcès.entre les maiQsd'HédoQart»ej^giieiir de JouvajQcy, famille anglaise installi^eD Bourgogne au commencement du xvf (»ëdot Une portion de la tme, de^ Ghorei, qui était eu 1402 la propriété de,pqg9le 4e Frolois, avût dû passer par bôr|ti|[6 dans la mûson de Hailly. J*|û..|ii^bfyié pri^^ipment plusieurs alliaiM^l^ntre iec^ deu^ ipAidpnç ; une reprise^^^ ^de là.?S«Ojus apprend que l§ç 8ir^df|:|||f9|f .pç8(9é4aieap|t la terre de Vaul)u;nii foî ural
également appartenu aux Frolois. Toute-* fois il me paraît plus vraisemblable d'admettre que Savigny et Ghorey eu partie ont été donnés par Louis XI au père d'Héiion pour le récompenser de ses services, ou plutôt p<>ur payer sa défection : une cherche de feux de l'année 1 A50 men* tionne tous les châteaux et maisons-fortes des environs de Bcaune : nous y trouvons les anciens fiefs de Frolois, Molinot, Sa« vigny, Viliers-la-Faye ; le registre ne fait aucune imention de la vieille maison forte ciouse de fossés.
En 147ii, Charles-le-Téméraire fit une levée dans toute la province. Des commissaires furent chargés de relever les fiefs, arrière-fiefs et francs -alleux afin de déterminer le nombre des gens de guerre que chaque seîgneur devait fournir.
La ville de Savigny est à Claude de Poquiéres et son château à Antoine de Rossillon ; Ctissy-la-Golonne et une partie de Molinot appartienhéttt à Técuyer Claude de Layé ; Atoxe et Serrigny sont entre les mains de Marie, comtesse de Cbàrny, fille naturelle dé Pbilippe-lè* Bon, dont le mari, Pierre de BeaufremoiH était mort Tannée précédente. Dix-haft
mjùs api'ès, en li&S^ je retrouve encore la
;ierjre>dB Serrîgny /: la Çlte 4e|la.#QPrtW*e
tie flharjiiy ,1 Jea©oe * i^O; 73efi|#?WWflî »
rfeinpoe (te/GuiU«n[kQ^.(^Q^Î^gyyy^ 9^#it
.échaogâJa ^^nw^e à iJç?^nfc^)f jjf^y
: dont aoûs j)arlerofi9 plu3 Mn* t8s^^/5-
^ires de/réeeodetQoiil 4^t «te'^eprîf^a\'0e fiel
f«Qnt^»ftuetif à Véglkrd ^ei |Chqr#y«
«Ogi^ei le!P^]^pidçbF|^«cç„^ft8C%aipt
>l^\A«g¥8, wt jBvir ^fiie4,:¥#Çbî^é^Lti« 20,000 hommes et eDvahit,4^>B^i^gg|fÇt
sdw fftté du M^i. La jYMIÇ^ fl?;f FH8®^ ~ioU piQpaptemçBt, eq jdéC^n^ ; ei\^ s^ap
^Sts fof#iça#n8 ôf Jfc reft^aijEf r.^ïç^^^
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^énct son épouse (1), vendent à Jean Uisilibn, màrctiand à D'jbn, viiigt-qual'rè idyf lires de prè et la taille à voIànU.sur es habitants de Chorey, » L'acte a été
passé le 10 inaî 1559, par Lemuet nolaîré fi Dîjbri^
Il semblé résulter des .terWes dd cet
acte qu'HSlion né possédaiVpàà le châteaix et ses 'dépendances, mais seuTemisnt le droit Ac lever "dés împL si lions etqupl-* ques propriétés éloignées* dd village! ta' seigneurie avait été divisée; oous verrons, phis loin-^que ' la famille Damas en avait' nne partie, probablement le château et les* ferrès lés p I ù's rapprochées, ^ou le fois *
uelion de Mailly ne. vendu à Malion \n One partie de Cb qu il possédait à Cho* *ey. Il s*à^issait de payer àes dettes : le narcband de domaines auquel il céda les )ré8 et Fa taille était également banquier. . j^aelquçs annéë^ après les héritiers, de ffilly yendfrentce qui leur restait a la amille de Villers-la-Faye. ,
(i) tA>fàmÉlten^,'<!68iè^liit liB'^Ët^nlitiille; ' )AfC«néill du idtiJ Pbmpj)^le-^<i. Eïïë^Và jjàsis Vien: possédé danè 'no? enrfroiu^. Ses armer, aient d'azur, à laf(Mond4t^4'ar^0ntaccom' gnée de trois quinte-feuilles d^or.
Les Mailly possédaient et habitaienti ï Dijon, l'hôtel d'Arcelot, sitaé rue Yaonerie. Il ne paraissent pas avoir ea â*hôtel ni de pied à terre à Beaune ; leurs armes étaient de gueulles à trois maillets dor. Jean Malion conserva seulement pendant trois années ia taille de Chorey.
Malgré la brièveté de cette possesioo, j'indiquerai ce que j'ai pu recueillir sur ce personnage dont les généalogistes se sont fort peu occupés.
De même que les Hassol de Beaune, les Malion de Dijon étaient des bourgeois enrichis par le commerce et se livrant à de grandes spéculations. Jean Maliou» abbé de Bullion et prieur du grand Vaux des ChotAx^ mourut à Dijon en 15i7 ; il fat inhumé dans l'église qui devint pins tard celle de l'Oratoire.
Bénigne Malion était en 1654 administrateur de la mairie de Dijon. Son fils oo son frère, Jean Malion, est qualifié de marchand bow yeois dans les pièces df àB procù^ '|u'il soutint en 1557 au sujet da droit qu'il prétendait avoir sur la seignea* rie du Meix, près Dijon. Jean eut une sœur nommée Anne, désignée dans les mêmes actes comme veuve de/aon de
PouUigny ; ce dernier est sans doute Jeaii Jacquot seigneur de Puligdy, maître des comptes à Dijon en 1553. Jean Malion, Tacquéreur des prés et de la taille de Chorey avait donc déjà des alliances dans le pays Beaunois. .
Ce riche personnage qui trafiquait sur les ventes de domaines eut une fille nom* mé'e Bénigne, mariée à André Moisson, célèbre avocat au parlement de Dijon.
Une autre fille du seigneur de Chorey^ Henriôtte Malion se maria avec un noble beaunois, Pierre Legouz^ seigneur deVellepêle, qui devint maltra aux comptes et qui acheta en 1577 à François Chabot rhôtel que les Mailly avaient possédé dans la riie du Vert-Bois. Les registres de paroisse de la ville de Beaune mentionnent le baptême d'un de leurs enfants, Pierre Legouiz, qui eut lieu le 17 septembre
La descendance masculine de la famille Malion était éteinte.
Le li juillet 1562 les prés et la taille de Chorey furent vendus à Maître Barthélémy Joly, de Dijon.
Les auteurs de la noblesse aux Etats de Bourgogne font remonter cette fa
à Démoflgeot^JoIy qfiii habitait Nëltd k (ft fb du xaVstèele. Ce persDbttage ^ê Courtépée a^ppélle Moin^t vt^L fflUitit rapport aTec les io\^ qm cetili ^^dée alliance de fiimiUe (1) ; fieflioàgëét lit jamais été un prénom, lia ftifiiHe Jbly qui prend son origine à Beaune est Um plus ancienne ; elle remonte pAur le mote au commencement du xaV" siècle : c^èit à cette époque que ces booi^feois^ inâ* cbis ,par les manufactures tf e notre iriDe, commencèrent à occuper '«H mag '4k quelque importance.
En 1226, Pierre Fleury, Bàwgam é Heatme donne ii Fabb^ye de Cîteauxil vigne de Laperrière à Aloae* Qoatre Ma après il ajoute k cette doQatîoo plnmon vignes sur Pommard en tEpehmuii^ m Noison tiau Clou de Jai cowvéê%^iêm «fplyt drapier à Beaune, lègue des. IteM l'Hôtel-Dieu en 1487.
• ' • ~ • • • - - I • ji L
(1) Les Moingeot sont d^origi^e Bèitili«{ii,;iti nom a toujours été trôs-comaïua. claaa n^Hle.^jpi. Vers le méice temps une autre ^onK^^p^Qi^, J^ épouda uu nuiton, Jean Michel dit L(^ous,^U^ii)^ nant au bailliage de 'jjttlts. tjgurs àeifcftnjiiîifti tinh^t la flx^r àBeaaà^, ^\^is à *M}tm'\>fi (^ w sont fort dislîfiguéB.
— 3at —
Barthélémy Joly fut d'abord gref&er criminel au parlement de Dijon, puis con* seiller et procureur du roi aux baiUiage et chancelleriiB de ttéâtfti&. '« Le li juillet 1562, Jean Malien, marchand à Dijon cède à Maistre Barthélémy Joly, commis au greffe du parlement, vingt-quatre soy* t^Eox^ de Joré.Bt la UdUe à noi&nié. snr les MLbWanta4« Ghaney^ii Cet aete-fii^M^sé par M. Horet, Bétftfre % Wjote«^l.«i'Éi«lne année, ce procureur du roi acheta d' Antoine de D^miis, idont nous parlerons ciaprès «ne «fâêre partie de la seigneurie de CW^y*. U* n^ëèt ioùjours pas question du château : tlén^ tfons les papiers publics ou particuli^erâ n'indique que de nouvelles constructions ûent été éljvées par atmut) dts<se|gMiir$ dont nous parkibs.
I^ailnatilementdierdîé àdéMulvte^iMit Sitfit la mal^o^i^iie cette feiàilleJftly bàh bttflte iIêm la ^fië4e #GMna, Eos'ariDeB des Joly sont ^ëmrim tfi
vinr JIMOMUS AMOJII& AMOiL
ÛB^froïkveri, ^dânàiea^ |Bèaes!^}iMiifiiflt^ threaiqQâlcpMii dSHils r air ^ctftle (ftiiûitkii easehtieHfkment beàiaiNise.