PRIEZ POUR LUI
On lit sur la troisième :
CY • CIST IRAN ■ liAI^TISTE • lOSEPU • BARD PETJT • FILS • ET FILLEVL • DV DOCTEVR • BARD • NÉ • I E • XI FÉVRIER • M • D • CCC • XLI • DE-
<:ei)I': • LE • XXV . ivillèt
M • D • CCC • Ll • — REQVIESC \T INPACE
La branche des Bard Dorev est éteinte.
Nous ne quitterons pas Tégllse sans parler du culte et des associations qui lui ^ont spéciales.
L'église S. Luc était autrefois du diocèse d'Auiun et de la province ecclésias-
tique de Lyon dont la métropole est S. Jean et l'archevêque, primat de France.
Les prieurés de S. Luc et de S. Romain étaient encore, eu 1717, h la collation de Tévêque d*Autun ; ils devinrent ensuite cooimandataires à I \ nomination du roi. Quant au curé de Chorey, il passa sous le patronage de Tévëque d'Autun , après avoir été, pendant plusieurs siècles sous celui de la collégiale de Boaune. Uoe bulle du 9 avril 1731, octroyée p^r le pape Clément XII, créa un nouvel évèché dont le siège fut établi à Dijon, dans l'église S. Etienne. Depuis ce temps, la paroisse de Chorey , et l'archiprêiré de Beaune dont elle fait partie sont du ressort de Tévêque de Dijon.
J*ai dit, dans le cours de cette histoire, que les églises de Meursanges, Uarigoy et Chorey avaient été données à la col- Jégiale de Beaune dans l'année 1150.
C'est dOiic à cette année là qu'il faut faire remonter l'origine de leur vocable* Les Chanoines mirent la |);iroisse dn Meursan* gcs s..ns le p.itonnge de S* Pierre, celles de Marigny et oe Chorey sous celui de S. Luc. Il est possible que la seule raison de ce choix ait été l'c^poque d'achèvement des
édifices et !a coïncidence de leur consécration avec les fêtes de l'apôtre et de l'évangéliste.
L'église de C4horey était célèbre par les reliques de S. Maur. En 1631, François, cardinal de Larochefoucauld et abbé de moutiers S. Jean fit adopter par ce monastère la règle de S. Maur, l'un des premiers disciples de S. Benoît. C'est alors sans doute que les religieux envoyèrent à Chorey quelques reliques de ce saint réformateur. Ces reliques devaient être minimes car le corps de S. Maur avait été Drulé, en 1572, par une bande de fuyards espagnols, dans l'antique cité de Bavay, au diocèse de Tournai.
N'oublions pas le pèlerinage qui se faisait dans le pays bnaunois et notatrment à Chorey, pour obtenir la cessation de la sécheresse. C'est dans l'église S. Ni'^olas de Beaune que la réunion avait lieu. Toutes les paroisses du voisinage s'y trouvaient au jour indiqué et une immense procession, s'engageant sur l'ancienne voie romaine, traversait le bois de f homme mort et se rendait à l'église de Villy où se trouvent les reliques de S. Révérien. Les précieux restCv'î, prêtés, avec garantie
fl Otages, par le curé de Villy, étaieni amenés en grande pompe à S. NicoU Quelles restaient pendant trois jours. 0 les reconduisait ensuite avec le aiêine cl cémonial. Il est de tradition que S. Ré vérien étail le frère de S. Thibault, de S Aubin et de S. Nicolas, mais que ( dernier seul avait le droit et le oouvoi de recevoir ses reliques.
L'origine de ce pèlerinage est fort ai cienne : j'ai trouvé aux archives de ; Côte-d'Or, à la date de 1466, la mentic d'un mandat de « dix frans quatre so puur aller à Villy, quérir le chef i sainct Révérien. .1 Le 16 août 1641 ur délibération des échevînsde Beaun^ déc de que « vu la sécheresse » on priera chapitre de déléguer une des paroisses c la ville pour aller quérir la relique de i Révérien. Celte cérémonie eut lieu a?c une grande solenniié en 1818. Elle a é( pratiquée pour la dernière fois au moi d'août 1839.
Une ordonnance de M. de Marbeol éyêque d'Autun, datée du 12 novembr 17^2 établit dans l'église de Chorey 1 confrérie du S. Sacremeut.
Le règlement défend l'adanssion (te
pt rsonnes intonnues, furieuses, ii.son>ées, blîï^phémateurs, impudiques, yvrognes usuriers et comédiens. » O:] payait entre les mains du bâtonnier quinze sols d^entrée et une cotisation annuelle de six sous. Les membres fondateurs étaient au nombre de 58, y compris le curé Antoine Blanchard. Le tableau de cette confrérie fut placé au dessus du banc d'œuvre en J768 : il avait été fait nar M. Bonnet, Bculpteur à Beaune, pour le prix de 47 livres.
Vers la fin du dernier siècle on faisait dans tout le diocèse, les premiers dimanches de chaque mois, une quête pour les incendiés. Joseph Bard a marchand à Chorey» fut pendant quelques années le receveur de cette quête qui produisit 24 livres en 1787, 10 livres en 1788 et 9 livres fjuatre sols en 1789.
Notre intention étant de grouper dans ce chapitre tout ce qui est relatif à Téglise, franchissons la triste et trop longue période de la terreur et reprenons la suite des faits qui conrernent la paroisse.
Le XIX* siècle inaugure une ère de tranquillité. Le concordat conclu le 10 septembre 1801 entre le pape et le pre-
inU'i' coDSul rend louie liberU^ à l'exercice dcî la religion et permt- 1 de rouvrir Ips^ églises. (I) Celle de Chorey était dansle dénuement les plus absolu. Sea biens avaient 61^. vendus, s. s revenus supprimés ei la piété des fidèles dût venir en nide au curé.
En 1803 ou célébrait encore la messe dans la maison de Philibert Guyot. U fabrique fut réorginisée cette année là « ainsi que le gouvernement Ta approuvé et sanctionné. » On s'occupa de faire répaier Teglise, de replacer les bancs, d'acheter des ornements et de fixer le traitement du sonnour. En ISOô BciToUJUadon donre àj'église une croix pastorale argentée ; l'année suivante, la fabrique achète un ciboire à Tabbé Arnould. Le f'.ndeu. Dubourg vendit, en 1808, moyen-
(') Un cerlaîn nombre de catholiques refusèrent, par un excès mal euleadu, reconnaître le concordai qui supprimait quelques fûtes et faisait intervenir l'E'al dans les questions religiejse?. Ils préleniirenl que le pape avait en tort de ce- <ler, et formèrent une secle que Pon appela to petite église. Un prêtre bourguignon, nomme Bizouard, se mil à la têledo ces religion nairos et leur valut le nom de Dizouariens. Il existe encore à J%mne et dans k^jv nrivlroii^ que^Npies adeples «î?" celte |)«;eii;lo-re!igion.
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«antquaranle deux livres, la grande croix ^e procession. La balustrade du chœur fut placée le h août 1810 et les enfants de <^hœur iurent habillés en 1813.
L'arrivée de M. le caréMallat, en 1828, donna une nouvelle inapulsion au culte ca* tholique. Homme de goût et d'érudition»
^oëte et littérateur, artiste et archéologue, M* Mallat fit beaucoup de bien à l'église «ta la {abrique de Chorey. C/est lui qui réorganisa, en 1831 la confrérie de S.
Hubert.
Cfiie société, qui existait déjà dans le siècle dernier, a pour but principal de donner mutnellenientaide et secours en cas de ma*adle. Les Statuts, rédigé spar le curé, iurent approuvés par M. Tnbbé Morelot, vicaire général, et rinauguration «e fit en grande pompe.
L'administration se compose du ruré, <le deux bâtonniers, de quatre confrères -et de deux labriciens de la paroisse : ce conseil est renouvelé tous les trois ans. Chaque associé pai;^ une pre.inère mise de deux francs et une cotisation annuelle de cinquante centimes pour les hommes et ■vingt cinq centimes pour les femmes.
La statuette de S. Hubert a été exécai<:*e en 1837 ; elle a coûté 70 francs. U niche ou baldaquin a été payée 30 {raoes avec les brancards. Le noaibre des flambeaux, qui était originairement de quatre, a été doublé.
Cette statue reste toute Tannée chet l'un des conlrèrei?. Le jour de la fête où va la chercher en proceôsion. Un magoifique pain bénit orné de Qeurs lait partie du coriége, porté sur un brancard acheié en 1804. Le saint reste exposé dans Téglise jusqu'au soir. Après vêpres on le porte chez un autre coolrère où il demeurera jusqu'à l'année suivante.
La procession de S. Hubert est toujours précédée de ujusiciens qui meunent lai feîte.Ow les paya d'abord cinq frôucs, puis dix, puis quinze. En 1856 ils coûtèrent vingt quatre francs et ce prix monu jusqu'à trente les années suivantes : c'rlait le plus gros article du budget annuel. Ll formatiou d'une société de fanfares en 1861 supprinaa naturellement ce chapiu^ et donna à la fête de S. Hube. t un éclat tout particulier.
Les étrangers peuvent se faire affilier! la confrérie. L'effectif se décompose ae*
'tuelle^nent de la manière suivante : Chorey 119 hommes et 135 femmes ; Gigiiy, 13 hommes; Beaune 20; Savign} 2; Pernand A ; Aloxe 10 ; Serrigny 11 ; Corgoloin 6 ; Ruffey 7 ; Vignolles 2 ; Pommard 1 ; Corpeau 1 ; Seurre 2 ; Paris 1. Touchante fraternité qui réunit, par les liens de la religion, de la charité et du souvenir, les enlants de Ghorey obligés, par les circonsian es de la vie, de quitter !e pays natal. Conservons pieusement cette -confrérie de S. Hubert que nos ancêlrts ont instituée» Conservons-la avv c ses secours en nature, qui n*humilient pas corn* me Taumône, avec son caractère religieux qui éteint les haines et perpétue les tradi* -lions. Nous parlons beaucoup aujourd'hui d'associations, de clubs, de solidarité, de •droit au travail, sans nous douter rjof; n^^ -pères pratiquaient sérîeu^ern^^nt c/îa ch^^- 863 sans les discuter et (\uh hOuH ^/rnroo^^, à cet égard comme à bi^^ri d'Arifr^4« f^^ui fois moins avancés qriV.riX.
L'année 1836 vit l'ir.»i>^i#fAh^fi ^it couvent des Car m^^^liti^^ ^J^. fc^,;i«#r7'; /U/*.î la rue de Cborey* Ia %/,^»V'\ / .if. ,</. ment, constroitd'àp'r, :*::4 (/*»'.* <•' ^'/m* la dirett/oo ef or}<* p^'^ivi-'^f ^^, %* \ * ^^ »^fc ■ ^
rite, sœur Jeanne de Radoz du Mas, apporta quoique charjg<îmept dans le service religieux de Chorey. Depuis la réouverture des églises, le desservant de S. Mcolas avait le titre de curé de Chorey. La nouvelle fonction de directeur des Carmélites obligea ces curés à s'adjoindre un vicaire qui fut chargé plus spécialement de de.=îservir noire village. En 1860, les religieuses du Sacré-Cœur ayant construit un couvent et une chapelle an faubourg S Nicolas, prirent» avec les Carmi^litos, un diiectcur spécial. Le vicaire fut suppiiijié bt le curé de S. Nicolas continua à desservir seul la paroisse de Chorey. L'ancienne cure du villige ayant été convertie en maison d'école, ii n'va plus eu de résidence di'puis 1789.
En 1839, la famille Arnould fit cadeau à l'église de la croix du tabernacle ; Tannée suivante, elle donna un calice d'argent doré.
Le 6 juin 18 U, M. le curé Bîercp fiJ la bénédiction de la nouvelle croix dO cîuietière. Jusqu'alors il y eut un touchant et poétique usage. Chaque dimanche, après vêpres, Tofficiant et les fidèlei laisaienl une \\yoc.^ç»v\çiw ^\i\K>\vc d^ l'élise cb
chantant le miserere; la bénédiction était .donnée au pied de cette croix. Cette cérémonie, destinée à perpétuer le souvenir des morts et à appeler les bénédiction^' de Dieu sur les récoltes a été malheureuse- .jnent abandonnée. Il en est de mêoie de la bénédiction, faite dans IVglise, le jour de la Sainte-Croix, de petites croix desti- .oées à être plantées dans les vignes. Ce sontd^îspaisseaux, percés à l'extrémité et aflectant la forme cruciale au moyen .d*une mince traverse.
Le chemin de la croix fut érigé le sept novembre 1841.
Quelques lignes biographiques sur les <:urés de ce siècle.
Je n'ai trouvé aucun renseignement ipr MM. Barberet, Bouvier et Rentud, si ce jï'est que ce dernier était un oratorien, ancien professeur au collège de Beaune.
M. Arnoux était de Chorey, J'en parlerai À propos de la Révolution. M. Frapillion ne fit que paraître à Chorey. Il appartenait à une ancienne famille d'Aloxe, actuellement éteinte. M. Oudot était né à St-Apollinaire: il quitta la cure de Chorey pour aller desservir une église du doyenné de Saint-Seine.
M. Benoit-Théodore Mallat naquit, { comme Thistorien Gandelot, danslapetitil 'ville de Nolay. Il quitta la cure deS.Ni-l colas pour être aumônier de l'HAtel-Diei et mourut dans celte fonction le 5 décem- 1 brel853. M. Mallat a publié différentt articles et des pièces de vers, insérés dam des publications péi iodiques, et an peA ' livre sur l'Hermitage de S. Philippe, pris Nolay.
M. Pierre Bierce naquit à Neversle27 septembre 1792. Après avoir été vicaire dans cette ville, il exerça les fonctions de curé à Fontaine-lez-Châlon et .\ Viévy.D fut nommé à S. Nicolas en i835 et moo' rut dans cette paroisse le 11 mai 1860. ^i. Pelsel, de Beaune a publié une notice nécrologique sur cet ecclésiastique qui était chanoine honoraire de la. cathd* drale de Nevers.
M. l'abbé Victor Cbocarne, curé actod de S. Nicolas et Cborey est né à Dijon. 11 e^t le frère du père Gbocarne, proviociil des Dominicains, auteur de la Vie du pèrt Lacordaire.
Voici la liste des curés de Chorey dont j'ai retrouvé les noms dans les actes parlicuViers, àatva \^^ x^^v^u^'^ ^^ <:&sii<^\et
>dans les documents que UM. BouJt ol et «Ghocarne ont eu l'obligeance de me communique** :
1514 P. Lombard. 1672 V. Barolet.
Ibiô P. Euvrard. 1702 C. Darolet.