‹ Histoire de Chorey et de ses seigneursChapitre 38 sur 51 · TOPOGRAPHIE ET STATISTIQUE · texte numérisé non relu

TOPOGRAPHIE ET STATISTIQUE

Parmi les neillevn Tif nobles da canton sud de ^aine, pn d(4t . placer celoi de Chorcy. '

Statistique de la Vignty par le D'

MORELOT.

Le département de la Côte-d'Or comprend 717 communes et 382,762 habitants. Il se compose des arrondissements de Dijon, Beaune, Gbâtillon et Semur, et s'étend du nord au sud, depuis le village de Grancey-sur-Oopce jusqu'à la Dheune, sur une longueur de vingt-six lieues. Sa plus grande largeur est de vingt-trois lieues.

L'arrondissement de Beaune renferme dix cantons, 210 communes et 422,OQO habitants , répartis sur une superficie de 217,079 hectares de terrain. Le^ deux cantons de Beaune, nord et sud, présenteqt une superficie de 29, SAS hectares et

vne population de 28,798 babitanU. Da Dord au sud la longueur de ces cantons est de 18 kilomètres ; leur largeur est de 19 kilomètres. Le canton sud, dans lequel se trouve notre village se compose ^'une partie de la ville et des communes de Chorey, Serrigny, Vignolles, Rnfley, Ueursangos. Marigny, Combertault, Le- Ternoîs, Chevîgny-en-Val, Sainte-Marie, Montagny, Merceuil, Bligny -sous-Beaune; Tailly et Ebaty.

La route nationale de Dijon à Chalon, n* 7â, traverse la commune de Chorey, à 400 mètres à l'ouest de l'église. En pariant de la route de Dijon, le finage est li-. mité au Nord Est par le lieudit Moulin' à'vent, par le ruisseau de Coumée et par le bois de Lépenault qui Iç sépare du territoire de Serrigny. En approchant du hameau de Varennes,cette limite forme un angle assez aigu et suit l'ancienne voie romaine qui sépare Chorey de Vignolles, de 'Gigny et d« Beaune. Elle arrive ainsi jusqu'à ta route de Dijon qu'elle suit pendant deux ou trois cents mètres. Le chemin viicinal île Chorey à Savigny sert ensuite de limite entre ces deux cummunes. puis le chemin rural des Ralosses. Un peu plus

loin, i! n'y a d'autre ligne séparative que celle des ctltuies dont la direciion est différente sur les deux finages. Cette délimitation est ensuite déterminée par le cheaiin des BeaumontSé Une partie de la commune d' Aloxe n'est séparée de celle de Cborey que par des bornes ; l'autre partie est limitée par un chemin de desserte désigné sur le plan cadastral d'Aloxe soii& le nom de chemin ferré. Cette ancienne voie vient aboutir, sur la route de Dijon, vers le moulin à vent d'où nous sommes partis*

La latitude de Chorey« mesurée du docber de l'église est de &7 degrés^deux minutes et trente neuf secondes; salongitur^e est de 2 degrés, treute-deux minutes et cinquante secondes. La hauteur moyenne du baromètre est de vingt-sept pouces trois lignes et neut points* L'altitude de Cborey, prise sur la petite place devant l'église, est d'environ 230 mètres au dessus du niveau de la mer ; au climat des Corvées, point culminant de Chorey , cette élévation est de 235 mètres • Le sol de l'église Notre-Dame de Beaune est de 220 mètres.

Le terrain de Chorey est très varié. De

minces aliufions modernes, occasionoées ^r qaelqaed petites sources, occopeot b partie orientale et constituent des tenu propres à la cultare maraîchère, aux(iréales et aux prairies.

Au Nord le prolongement de la mwtagne de Noel produit une sarélétati»

dont les pentes ne sont pas assez rapte pour récouletnent complet dedeaoi,oi qui empêche cette région, dont le boossol est argileux , de produire des yinsfitt, malgré sa position élevée. Le climat dei Beau monts est dans ce cas. Le Sud-Ooe< et le sud du territoire s'inclinent sur la petite rivière du Cours de Rhoin. Lesoossol de cette région e9t formé par une cotche de gravier, amoncelée à l'époque tertiaire. C'est là que l'on récolte le œeîlleir vin de la commune, dans les climats de La Rochelle ot des Grais.

Le centre de la commune forme OM sorte de colline qui se rattache, cotnoe je Tai dit, au bois de Noël. On ne trouve dans ce massif aucune trace de craie, ie dessous ('e la couche végétale fort compacte existent des bancs d'argile très profonds et de couleurs diverses, essentiellement composées d*aluminet de silice, de

carbonate de cbaux et d'eau. Il s'y trouve en mélange des oxides de fer et de manganèse. On rencontre aussi des argiles sableuses ; on s'aperçoit de la présence des grains sableux par la rudesse de ces grains lorsqu'on frotte entre ses mains l'argîle pâteuse. L'oxide de fer en grains accompagne souvent les argiles de la plaine. BuQbn attribue la formation de ces globules aux débris végétaux qui , en se décomposant, se rapprochent par aifinité et se séparent en détritus terreux d'une part, en grains de fer, de l'autre. Ce minerai est assez abondant dans notre contrée ; il a été, pendant quelques années, l'objet d'une exploitation importante dirH géeparunM. Matbias. Le minerai, amassé par les eaux dans certains endroits, contenait parfois oe très gros rognons et produisait après la fonte trente pour cent de son poids.

Les argiles et les glaises, produites par la décomposition des roches vitreuses dans les premiers âges géologiques,forment une swte de précipité* La couche la plus pure est blanche ou. vert-clair. Les couches supérieures, plus colorées et plus grasses, ont subi l'influence des limons, des débris

organiques du fond des eaux» et pins tard, des végétaux aériens. Buffon donne le dooi spécial d'argile à celle qui est pore e( celui de glaise à celle qai est mélaogài^ Ces observations s'appliqnent surtout à Chorey : il est facile de reconnattre, 6B creusant les puits^les diverses nnancw^e la couche profonde qui supporte le village» Quant à la rnarn^, sorte d'argile où. il entre du calcaire^ oo en trouve quelqin^ gisements dans les Grandes Terres et dsoi les Beaumont.

On découvre parfois, surtout ^âasi les Boyaux et les Clos Margot, des pierres k la forme irréguliëre et coDlournée« jpffO^ fondement incrustées d^s la conchOf déplaise. Ges^ pierres sont deûs ai» téi^ sidus calcs.ûesi entraînés par les.ii^iftrs^ tiens dans les crevasses etleavides.fornte par la dessication produite •aprèsl^etFtit de la masse d'eau qui couvrait les mams argileuses*

Les éléH[)fiOis des terres «^étakssoDtr V L'argile, ou matière titreimi defonpir tk» %ode réduite enpoudre. Vphd^oàkfh re, Idécomposition des eequillestjOierîBei» 3>.lkl»rrew vrraimwt»végéu(le» {Mr lesdi^ tsitn&ides pjatnies.et de&Aminaus* (M fê

|ttt eoocernfe Gborey, Userait à propos l'ajouter un quatrième élément qui, bien ]ue ealcaîre, procède d'une autre cause que le précédent : c'est celui des éclats de pierre produits par les roches désagrégées des montagnes et entraînées par les eaux; cet élément forme, dans ]ef^ villages de la côte, la matière constituiiv^^ dusoifavora* ble aux vins fins.

Les terres des allnvions à fond pierreux , comme le crai, sont ferrugineuses et se rapprochent, par leur composition, des terres à sous-sol oolithique : c'est sur celles là que le noirien de Chorey réussit le mieux : c'est ce qui arrive aux Gbampiétant, aux Champs-Longs, aux Grandes Terres, et principalement sur les versants méridionaux.

I. Les terrains bruns absorbent le calorique et desséchent les racines des plantes. Au contraire, les marnes et terres blanche^ réfléchissent la lumière et sont moins brûlants que les premiers.

Le petit tableau suivant donnera une idée de la composition chimique de deux lerralns de nos environs. Il est évident que les proportions appliquées au sol de

fihorey doivent être in

termédia

ires à ce

deux séries de chiffres.

Vart nnes

Grèra

Alumine

Sons carbooaie de chanx 26 —

Sels alcalins

OS

Silice

Débris organiques

Triloxide de fer

Voici quelques notes statistiques so i'état des cultures de Chorey :

En 183^ nous trouvoiis 285 hectare de \îgne, 40 hectares de prairies nature les, 5 de prairies artificielles, 60 defrc ment, hO d'orge, 20 d'avoine, 2 de mai: 5 de pommes de terre, 10 de KguoK secs, 3 03 betteraves et 3 de chanvre.

Les relev'b de i 857 constatent 83 hc( tares de froment, 3 de luéteil, i de seigl 15 d'avoine, 24 de pommes de terre, 1 de légumes secs, 2 de navette, 1 ( chanvre, 40 de prés et 18 de prairies a lificielles. Les vignes ont diminué ; < n'en trouve plus que 245 hectares ; a série de mauvaises récoltes ont engagé!

propriétaires à en faire arracher. On ?€

dangea cette année-là le 2i septembre; rjifinée précédente avait été fort mauvaise -et ia vendange n'avait pu avoir lieu que le 5 octobre. En 1858 on coupa les raisins le 2A septembre; en 1859 le 23 du même mois, en 1861 on ue put vendanger que Je 11 octobre: le vin fut léger mais bou. Beaucoup de plantations avaient eu lieu ; la vigne couvrait 289 hectares de terrain. En IS/liO il y avait dans le département de la Côte-d'Or 29,175 hectares de vignes ; quinze ans après il y en avait 28,811 ; il «'en trouve actuellement âO,000 hectares. (1) La moyenne des vins récoltés sur Chorey est de deux mille pièces de 228 litres ; celle des fourrages naturels est de 150,000 kilogrammes ; celle des prairies artificielles, de 36,000 kil.; enfin celle des céréales est de 40,000 kil.

Nous avons constaté, dans le cours de cet ouvrage que la commune de^Chorey possédait des vignea au ¥!!• siècle. Depuis cette époque, un grand nombre de documents nous montrent cette culture

(1) La culture de la vigne occupe en France "25000 heclares, dont le produit moyen est de 50 millions d'hectolitres pour les trois quarts en vi.i» rongea.

progressant toujours, à Taide des procédés et des moyens usités de nos jours. Le tonneau vahît ancien neoient Iji pintes; la feuillette contenait neuf setiers de hait pintes chacun ; il fallait deux feuillettes pour faire un oauids et deux muids pour une queue. On se servit encore jusqaea 1683 de Yémine qui valait seize }Kfl^/^ r/7ncAtf5; chacune de ces dernières contenait 59 litres 75 centilitres.

En 1380 le vin dj Clos de Vougeotfûl vendu 3 livres 10 sols le muid , c'esl4dirf trois deniers et demi le litre. Le fia ordinaire de Beuune valut un denier par par litre cette année là. Le Vougeot ?alait donc tn/is fois et demie le vin de Chorey. Il vaut aujourd'hui sept foisplas, mais il laiil remarquer que la qualification d'ordinaire ne .peut avoir le même sens qu'aujourd'hui, attendu que toutes Ie5 vignes étant en noirien, les vinscoamuns équivalaient aux cuvées inférieure»

de la côte.

C'est à la fin du XIV« siècle que foo commença à cultiver une variétô très fructifère provenant d'un cep de v'gne da village de Gamay. Craignant la disette des cèrèîi\e^,\eB» Ôlv\ç,% ^^ ^wc^^ne dé-

»Ddirent, mais en vain, de propager ces ou veaux cépages.

J'ai dit que les procédés n'avaient ;aëre vaiié. En USO, une partie des Ignés étaient cultivées à moitié fruit.

Quelquefois le vigneron avait les deux ierSy mais dans ce cas il fournissait les ■uves, le pressoir et les tonneaux. Quel- [oes vignes étaient faites à l'argent, àrai- .00 de huit livres par journal. Le vigne* on devait faire au moins cinq preux par ouvrée et était içnu de refuir ^ daicouler, le tiercer^ de Dcnoinger de dépaissoler es paischas , et même de détruire les :ancouanes et les hurbrechiz. (1)

Malgré les édits, la culture du gamay lugmeniait. Le 21 novembre 1577 le ui Henri IV ordonnait « que les labours it semences de. terre ne soient point déaissés pour faire plants excessifs de rignes. Ainsi soient toujours les deux iers des terres tenus en blairie et que ce ]ui est pr(»pre et commode pour prairie 16 soit appliqué à vignoble, o Le même lécret exigea qu'au temps des vendanges ous les chiens eussent de grands bâtons

(1) Les haanelons et les écrivains.

attachés au col pour les empêcher d'entrer dans les vignes.

Il y eut à Beauoe des règlements fort curieux au sujet des tonneaux, o Les poinçons %st fillettes de la fabrique de Beaune seront à l'égandillage et jaoge de cette ville, les poinçons garnis de seise cercles et les fillettes de quatorze. Toas tonneaux où il y aura encognures, joints foulés, gorge coupée, vieilles douelles oo douelles empeignées, seront amendables, ainsi que celles ou se trouve du bois d'An* bin ou qui ont été jablés. » En 1766 oo payait les tonneaux onze livres la queue.

Voici ce que M. le docteur Uorelot écrivait en 1831 dans sa statistique de la vigne : a Parmi les meil.'eurs vignobles da canton Sud de Beaune,on doit placer celui de Chorey. Le territoire de cetie commune est élevé et repose généralement sur un fonds sablonneux^sec et propre à la vigne, aussi y est elle cultivée de temps imaié" morial. Le vin quelle y produit ne peut être considéré comme un pur gama; ; c'est un très bon passe-lout-grain, franc, moelleux, coloré, que le commerce peut expédier avec grand avantage comme excellenl otdvtvaVc^. On emploie encore

les bons Chorey quand les grands vins périclitent. Ils deviennent alors vins de remède, ils les bonifient et les rendent jagvécblei à boire. »

La liste suivante a été dressée avec le plus grand soin. La première période, de 1736 à 1751, ne concerne que les vins do Beau ne , elle a été relevée ^ir les régisii^'es de ma famille. La secouJe, qui com* mence à 1752, regarde spécialement le Je village de Chorey ; elle a été établie -d'après les registres précités et d'après le Jitre de compte de ménage du curé Slanchaid, terminé en 1790. J'ai conservé le texte même de ces remarques , <d*autant plus intéressantes que le curé de Gborey inscrit les dates de la fauchai- -son et de là moisson. A partir de 1790 des notes fournies par plusieurs personnes et notamment par M. Benoit Bard^de Chorey, m'ont permis de continuer cette liste justja'à nos jours.

1736 Le m de Beaaoe fulTenda 600 HiresU queue.

1739 id. 200 id.

1740 id. 87 id.

id Le Pommard. 95 id.

17AlLenadeBeaune 600 id.

1742 id. 150 id.

17&3 id.

id.

17AA id.

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17A« id.

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1747 id.

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17&9 id.

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id Le Pnget.

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1750 Le m i» Beaue

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1751 id.

id.

1752. Qaaire mois do sécheresse. Le lu décembre prières poar avoir de ta plini> Grains médiocres. Vendangé à Choreyk 20 septembre. Beaucoup de vin par tMii pays surtout les blancs. Le bon vin de Beaune s'est vendu 260 livres la queoe.

1763. Hiver rigoureux ; grains oédio* cres. Vendange abondante et de boDOt qualité le 22 septembre. Les vins de Beio* ne valei^t &10 livres.

1763. Moisson très-abondante. Veadange assez abondante le 80 octobre, mtti fort médiocre en qualité. Les vinsfios el les gamays vendus 120 livres.

1766. Gelée et grêle. Chorey a été b« vorisé : les blancs sont veris mais les roo* ges très-bons. Vendangé le 19 septembre ( les Beaune valent 180 livrea.

1756. Hiver doux et pluvieux, gnitf médiocres. Vendangé le 7 octobre. lUO'

ssàs vin rendu nébuleux par les limaçons attachés aux raisins. Le-Beaune est vendu 05 livres ; le Pommard 105.

1757. Moisson favorablo. Peu de vin mais boa.

1758. Peu devin, et mauvais, et cependant très-cher, année inconstante.

1759. Petite moisson. Cfaorey mal par* lagé; affreuses grêles le 1*' et 21 juin. Vendangé à Beauné le 22 septembre; vin assez abondant mais fort médiocre»

1760. Moissonné à Chorey le 7 juillet ; beaucoup de blé. Vendangé à Beaune le 16 septembre, à Chorey le 18. Vin abondant et à bon marché. Ceux qui ont vendu de suite ont bien fait.

1701. Mauvaise moisson le 6 juiUct ; boone dans la montagne. Vendangé à Beaune le lA septembre, à Chorey le 17. Aonée d'abondance ; le vin blanc mau* rtÔB, le rouge passable.

17Ô2. Moisson le 22 juillet, assez bonne, Sftctf l'avoine. Vendangé à Beaune le 5 octobre, à Chorey le 7. Mauvaise récolte ; vin pouppi et vert.

170A. Année chaude et sèche. Beauooop.de ibié, peu de -menues graines. On vendangea à Beaune le 18 3eptembi*e, k

Chorey le 24, par un temps pluvieux. Le vin tut assez bon ; celui de Beaone valat 860 livres.

1765. Le premier septembre à sept heures du soir, il survint une grêle furieuse ; il y eut h Beaune pour plus de 12,000 livres de vitres brisées. Chorey fut épargné et vendangea le 26 septembre. Le noirien fut vendu âOO livres et le gimay, 165. Les noiriens de Beaune ne valurent que 105 livres.

1766. Du 26 juillet au 29 janvier il n'y eut pas une goutte de pluie etToneutooe difficulté extrême à moudre les grains. Oo vendangea à Beaune le 25 septembre, i Chorey le 27, à Vollenay le 29. Le m de Beaune valut 390 livres ; celui de Chorey fut très-bon, mais en petite qoan* tité.

1767. Hiver rigoureux dont les gelée»

firent beaucoup de mal, ainsi que celles du printemps. On commença la moisson le 20 juillet. Les foins furent bons. On vendangea Beaune le 6 octobre, à Chore; le 8. Le noirien fut vendu 112 livres.

1768. Pluies, brouillards et froid. U moisson eut lieu le 20 juillet. Il grèb fortement le premier septembre. Oo mt

dnDgea à Beauoe le 29. Le noirieu, trèsiQédiocre, valut 160 livres, mais au bout d'uo d'ao on le veadii 376 livres. .

1769» Les blés n*ont'pas réussi: on n'avait pu semer en bonne saison. L'orge sjissez bon a suppléé au froment. On a vendangé le 29 septembre à B^aune et à Cborey, par un temps très-favorable. La gelée du 2 octobre détruisit la récolte des arrière-côtes. Peu de vin, assez médiocre mais cher. Le Pommard a été jusqu'à àOh livres. Le gamay de Cborey s'est vendu 90 et 100 livres.

1770. On a fauché le 16 juillet par un temps inconstant : il y eut dans ce mois de grands débordements. La moisson , commencée le 3 juillet, ne donna qu'une deaii-récolte,et comme l'année précédente avait été mauvaise le blé fut hors de prix 3t l'on fit reœoudre le son pour faire du pain. Les précautions prises par M. Maurpux, maire de Beaune, ont empêché la faniDe. Le Samedi après Pâques le blé avail manqué complètement au marché de Beaimfs et dans presque toute La Bourgo* {ne< y^dangé à Beau ne le 6 octobre, ^ [Ihç^y le 9^ par un beau temps : trèfi^fu.de vio,;mais assez hop.

1771. On Qioissonna le 24 juilli sécheresse fut sî grande que l'on al procession à Villy pour chercher les ques de St Rév'érîen. On vendanj Chorey le 26 septenabre, à Beaunel Bonne raoyenne, bonne qualité et prix. Les Chorey se sont vendus livres.

1772. Magnifique nnioissoD, commi le 12 juillet. Vendangé le 26 seplei à Beaune le 15. II y. eut une récolte i me et une grande disette de ton»

Malgré la grande qualité, lespremièi Beaune ne valaient que 200 livres e Chorey 45 livres.

1773. Hiver très-hunaide. On a fa le 5 juillet et vendangé le 30 septeo le lendemain de Beaune. Vins de Cl assez abondants et bons, vendus 721 la queue.

1774. 25 Juin récolte des foins, sable à Chorey, abondante ailleam moisson commença le 11 juillet, p beau temps. Peu de grain et beaucoc mauvaises herbes. On vendangea àCl le 21 septembre, à Beaune le 24. Cer villages firent beaucoup de vin ; Ct en eut moins, mais il fut très-bon

olnay valait 3A0 livres, le Ghorey 80 et :5 livres.

'- i.77b. La récolte du loin, le *26 juin, fut lédiocre ; celle du blé, commencée le 1" jillet fut très-abondante à Ghorey. Od endangea à Beaune le 26 et à Ghorey le 8 septembre. Année moyenne, qualité lédiocre ; quelques pays ^:êlés. Volnay .20 livres ; Ghorey 72 livres.

1776. L'hiver fut trèi rigoureux. La QOÎsson, assez médiocre, commença le 15 uîllet. Beaunc a vencangé le-1''^ octobre, Zborey le 3. La récolte fut assez mauvaise. Les noiriens^ rel&tivement plus .bondants ont été meilleurs. Les Ghorey e vendent 75 livres la queue.

1777. Fauché le 26 juin, moissonné le 51 juillet, vendangé le 3 octobre par un >eau temps. On a fait meilleur et plus |u'on ne pensait. Les Volnay valurent 500 ivres, les Ghorey rouges 120 livres et les Clborey blancs 80 livres.

1778. La grêle du 6 juillet enleva le tiers des récoltes. La moisson eut lieu le 15 juillet et la vendange le 25 septembre. On vendit le vin 90 livres.

1779. Fauché le 30 juin par un mauvais temps. La moisson a été faite avec un

beau temps, de aième que la vendange, qui eut îieu le 22 septembre. Récok abondante, mais d'assez mauvaise qaaTitfc le vî'i a tourné à Ta'gre.

1780. On a trouvé beaucoup moins fc foin qu'on ne pensait. On a moissonné le 6 juillet a vendangé le ià septembre. Il y eut une très-grande sécheresse àt quelle lesnoirîens ont résisté. Lesgamap, fort médiocres, ont valu 78 livra b queue.

1781. La moisson, comnienr^e le î juillet a été mauvaise presque parioai et passable à Cborey. On a veudangélelS septembre. Les raisins élaîent irès-beatf le très abondants, mais la qualité \m fort à désirer.

4782. Le foin a été récolté dans le»

derniers jours de juin et les céréale le 16 juillet; peu de grains et maigre. U vendange, commencée le 30 septembre, a duré longtemps à cause des pluies.

Abondance et mauvaise qualité

1783. Fauché le 27 juin: peudefoin, mais bon. Moissonné le il juillet. Vendangé le 20 septembre ; petite récolle. B y eut des chaleurs extraordinaires el te orages allumèrent beaucoup d'încendiei.

1784. La moissoDi commencée le 6 juillet, donne assez de grains. La ven*

dange a lieu ^e 17 septembre. Récolte •CDoyenne, qualité assez bonne, malgré la maladie appelée le Rotigeot,

1785. Presque pas de foin. Depuis le ^commencement de juin jusqu'au 12 juiU let, la montagne fut couverte de vapeurs. Le 6 juillet il y eut un tremblement de terre. Vin abondant, assez mauvais, à bas prix.

1786. Beaucoup de foin. Moisson le 6 juillet: beaucoup de gerbes, peu de grains. année ordinaire pour le vin.

1787. La moisson a commencé le 20 juillet ; peu de gerbes, beaucoup de grains. On a vendangé le 8 octobre ; les trois premiers jours ont été très-favorables. Vin passable, malgré les pluies du mois de juin.

1788. Temps favorable pour la fauchaison qui a été bonne, ainsi que la moisson. La vendange s'est faite le 17 septem.bre par un temps magnifique. Le vin trèsbon et assez abondant se vendit 8& livres.

1789. L'hiver a été d'une rigueur extrême. Beaucoup de ceps sont morts et la

plupart des hauts bourgeons détruits, la Aibchaison a été mauvaise* Le 29 joillet, On a moissonné par un tenaps pluvieui Pour la vendange, il n'en faut parler qoe pour la forme : elle a eu lieu le 15 octobre par un temps assez beau. Petite el très-mauvaise récolte que Ton* veocHl à raison de 53 livres la queue.

1790. Se ressent encore des gelées d'hiver.

1791. Gelée les 4 5 et 16 juin. Aouée très chaude. Récolte njînîme; de qualité supérieure. Les Churey valent 120 livres la queue.

1792. Annéo pluvieuse. Le peu de fin que Ton a lait était très faible.

1793. Le vin fut abondant, mais li qualité médiocre. L'été, quoique trèschaud, fut mêlé de pluies froides.

179A. Il y eut de fortes chaleurs, mais trop de pluie, beaucoup de vin et pea de qualité.

i795. Été chaud et favorable* La rteôite abondante eut une qualité sapé- Heure.

1796. Année froide et pluvieuse. P* dé vin et très- mauvais.

5797. Quinze jours de pluies torrentielles à la fin de juin. Mauvaise récolte.'

1768. Quantité moyeiîiie, qualité éupérîeure.

1799. La récolte fut abondante, mais lès pluies nuisirent à la t]ualilé.

ISOO. Été froid. Petite quantité et petite qualité.

, 1801. Quantité moyenne. Qualité pas- «Bâbie.

1802. Il y eut de fortes gelées les 16 et 17 mai, puis des chaleurs excessives. La récolte fut minime mais la qualité trèssupérieure.

1803. Beau temps, mais peu de chaleur. Année abondante, qtjaliié passable.

1805. Vin très-abondant et très-mé- <ljocre. Les vers donnnèrent un fort goût Ae pourri.

1805, L'année fut très-abondante mais les raisins mûrirent mal. Beaucoup de' vignerons firent deiix vendanges. Il neigea très- fortement le 12 octobre, et on coupait les raisins isous la neige. Les vihâ €urent très-mauvais goût. Ceux de Chorëy se vendirent 40 francs la queiie.

1806. 'Quantité moyenne. Noii-iens irè^ bons, gacbay fnédiocres vendus à Chdn*^

100 francs la queue. L'automne fut trèsbeau.

1807. Temps cbaud et orageux : les vins assez bons valurent le même prix.

1808. Beaucoup de grêle et d'orage.

Chorey, épargné, vendit son gamay cent francs.

1809. L'hiver fut très-doux ; on voyait le raisin à la Notre-Danae de mars. Hait Tété fut mauvais et )*on ne fit qu'ooe qualité détestable. Les vins, demi -récolte, cotés à très-bas prix augmentèrent Taonée suivante. Le 14 octobre il y eut ooe gelée assez forte.

1810. Les vers qui restèrent dans te raisins jusqu'à la vendange firent beao* coup de mal. Les vins tournèrent à Taigre et les négociants subirent degrandesper* tes. A Chorey on vendit d'abord 180 francs, Après les soutirages personne oe voulut acheter ceux qui restaient.

1811. La gelée du 11 avril enleva les deux tiers de la récolte. Il gela aussi la jeudi, vendredi et samedi de la semaioe sainte. L'été eut des chaleurs extraordinaires qui se prolongèrent jusqu'en décembre. La célèbre comète parut pendant tout le mois de septembre. Oo fit peu de

vin, mais il fut délicieux. Le Chorey fut Tendu 240 francs.

1812. Eté froid et automne pluvieux.

Les arrière-côtes ne purent vendanger.

Le vin fut abondant et mauvais. Il en a -été de môme pour les céréales.

1813. P. nies et vers. Noirien très- rare >et très-mauvais. Gamay pa5ï-nhle.

181i. Hiver rude et long. Lj 15 février la gelée reprit jusqu'au 20 mars. Les vignes taillées lurent presque enttèreinent perdues. Il y eut aussi des grêles €t des orages. On fit très peu de vin, surtout à Chorev.

1S15. Les vins, peu abondants furent presque aussi bons que ceux de 1811.

Ceux de Chorey furent vendus, tout chauds, 200 francs la queue.

1826. Année exceptionnellement malheureuse. Il gela les 11, 16, 17, 18 avril, 17 et 18 mai, 1 A juin, 8 et 9 juillet. On n'a pas souvenir de gelées aussi tardives. D'ailleurs les pluies furent presque continuelles de mai en décembre. Les grains ibrent mauvais et le peu de vin que l'on lit était détestable.

1817. Petite quantité. Les gamays parurent assez bons ; on les vendit 220

francs. Mais ce piix dioiînua de moitié aux soutirages. La gelée commença aa mois d'Octobre.

1818. L'été fut Irès-sec et chaleur énorme. Grand i abondance et qualité médiocre. On vendit le Chorey 135 francs.

1819. Année chaude, assez abondante et de très -bon ne qualité. Le vin nouvc aa se vendit 100 francs la queue ; i'an'iée suivante il valait le double.

1820. L'été pluvieux. Le gamay fut mieux que le noirien ; on le vrndit 120 irancs.

1821. Gelées blanches en juin; pluies froides. La quantité et la qualité furent au dessous de la moyenne.

182^-. L'hiver fut très doux ; il tonna pendant la messe de Minuit de Noël. L'été fut excessivement chaud. La Fontainefroide tarit. M. Desforges, de Savigny, fit boire du vin blanc nouveau le 5 août, potr la fête patronale de S* Cassîen.

Année moyenne, qualité supérieure. Les gamays de Chorey valent 250 francs.

1823. Les pluies firent couler les raisins au moment de la flour. On ne fit qu'une demi-récolte. Lrs gamays furent passables et les noiriens mauvais.

182A. Temps inconstant. Les pluies^ empêchèrent la floraison.

1825. Hiver très-doux ; gelée à la fm d'avril. Porte grê^e à Chorey le 25 maû au moment où la vigne commençait à fleurir. La neige empêcha la procession^ de la Fête-Dieu. Malgiéces conire-temp* le vin fut très bon. II était peu abondant et se vendit» à Chorey 260 irancs la queue.

1826. Une chaleur excessive fit brûler le côté des raisins exposé au midi. Les grains attaqués tombèrent; les autres, favorisés par des pluies chaudes au mois d'août, prirent un développement considérable. It y eut beaucoup de vin qui fut très alcoolique mais qui eut un détestable goût de brûlé.

1827. Très-bel automne. Vins fort abondants, mais médiocres vendus 50 irancs Ja queue.

1828. Les Chorey furent vendus au même prix. Ils étatent très-abondants mais très-inférieurs. Les pluies d'automne firent pourrir les raisins.

1829. Pluies en août et septembre. On ne fit qu'un tiers de mauvaise récolte* Le vin nouveau ne valut que &0 francs.

OQais l'année suivante fui si désasueuse que ce prix augmenta beaucoup.

1830, Froid excessif. Le cours de Rboîn eut des glaces épaisses sur lesquelles passaient les voitures. Beaucoup de vigres, à Chorey, furent gelées et arrachées.

^ 1831. Année ordinaire et de médiocre qualUé.

1882. Gelée au printemps. Vin passable, assez abondant.

1833. Les vignes commencent à se repeupler. L'apparence était superbe mais il grêla fortement le 15 août. On couiptaii avoir un tiers de perte, mais il y eut plus de moitié.

183â. Bonne moyenne. Excellent vin qui augmenta de prix l'année suivante.

1835. Malgré les fortes chaleurs le vin fut médiocre.

1S36. Année peu abondante et d'assez mauvais qualité.

1837. Année moyenne' qualité passable.

1838 et 1839. Peu d'abondance et médiocre qualité.

18Â0.Les vins furent abondants et bons.

On les vendit s:ulcment 80 francs.

MAISON COMMUNE DE CHOREY PI an i-j pez - de - chaussée

Echelle de ^ millimèlpes par inèbpe.

i841. L*été ne fut pas chaud et il y 3ut quelques gelées. Vins médiocres.

18A2. Les conditions atmosphériques Furent très-favorables. Excellente année pour les vins fins et ordinaires. On vendit, à Chorey, 160 francs la queue.

1843. Les écrivains firent beaucoup de mal aux vignes. Peu de vin et mauvais.^

18/ïA. Les écrivains continuent Ieur9 jravages. Néanmoins on ne fit pas mal de ^in , très coloré et très-dur»

18i5. Troisième ravage des écrivains auxquels viennent se joindre les vers. An« -jïée nulle^

1846. Les vigneis commencent à reprendre. Fortes chaleurs. Année peu abon-

<lante, mais d'une qualité exceptionnelle, et surtout, vins d'une très-longue conservation. On vendit le gamay 200 francsr.

1847. Vins médiocres, mais très-abondants, surtout les gamays. Les vignerons de Chorey, manquant de cuves, furent obligés de faire deux vendanges. Aussi le vin ne valut que 43 francs la queue.

1848. Année favorable. Beaucoup de vin et beaucoup de qualité. Les événements politiques empêchèrent les négo-

ciants d'acheter ; le vin ordinaire ne» vendit que 44 francs.

1849. Un peu moins abondant Les ordinaires furent encore supérîeursiiceia de Tannée précédente ; mais le commerce acheta peu. L'administration des hospice de Beaune, n'ayant pu vendre sesvinsfins en adjudication publique, envoya ses employés en vendre en Belgique et dans le Nord. Les Chorey sont cotés à 60 et 60 francs.

1850. Assez abondants, mais d'une qualité médiocre.

1851. Moins abondants et plus mauvais.

1852. Quelques gelées au printemps et un peu d'oïdium ne laissèrent qu'une idemrécolte. Le vin, acide et vert, valut encore 100 francs la queue.

1858. Année tardive et humide. Chorey fut exempt de gelées. Le vin nouveau se vendit 70 Irancs, mais Tannée suivante fut si mauvaise qu'il atteignit le chiffre de 200 francs.

1854. Gelée au printemps. Tout le territoire fut grêlé le 31 juillet et Ton ne fil qu'un huitième de récolte.

1855. Mauvaise année. Beaucoup d'écrivains.

1856. Grandes pluies et inondations.

Continuation des ravages des écrivains.

Le gamay parut d'abord assez bon et se vendit 90 francs. Mais il ne tint pas et baissa de prix après le soutirage.

•1857. Assez bonne récolte ; vins légers, 100 à 120 francs la queue.

1858 nous a donné uno comète. L'année fut chaude et sèche. Il y eut abondance et qualité. Les vins fins ont été parfaits. Les ordinv^ires valurent de quatre-vingts à cent francs.

1859. Il y eut quelques gelées au printemps et de fortes chaleurs en été. Les vins de Chorey surpassèrent en qualité et en couleur ceux de 1858; mais il n'y eut que deux tiers de récolte. On les vendit 80 francs.

1860. Année froide et pluvieuse. Les raisins mûrirent or.al et l'on donna au vin acide le nom de Garibaldi, En primeur, on vendit le Chorey cent francs la queue, mais il tomba rapidement à 60.

1861. Assez bonne année. Récolte DQoyenoe. Vin léger et fi:^.

1862. Gelées parti Jles au printemps.

Récolte assez abondante.Vins corsés, assez i)02s, vendus 90 à 110 francs. ' *

1865. Année très-sècbe. QiigDiiié^j moyenne. Vins bons quoiqu'un peu légers. On ven^'ange à Chorey le 24 septembre.

18(?i. La sécheresse (ut moins longue, mais les chaleurs très-fortes. Les ordinaires abondants, plus corsés que ceux de Tannée précédente, valurent 100 et 120 francs.

1865. Vendangé le 10 septembre. Aiînée très- favorable et assez abondante. La Fontaine-lroide tarit au mois de septembre. Les vins fins et ordinaires furent excellents et très-abondants. Ceux de Chorey furent vendus 120 (rancs, mais augmentèrent quelques n)oi3 après.

1866. Changements de température trop fréquents. Orages et pluies. JLe 5septen;bre, à S heures du soir, une grêle fort grosse endommagea la moitié du territoire, du côté de Gigny. La vendange eu{ lieu le 22 septembre et les vins n'eurent pas de qualité ; on leur doniia le nom de Bismark,

1867. Année tardive. Les vins, en quantité moyenne, furjeiU cepepdant assea bons. La ville de Beaune et lescpmtownes yoisines supprimèrent leur ban de vea^ 4stnge. Il fut permis ^ chacun de çoupier

es raisins quand il voudrait. Néanmoins e conseil municipal et quelques notables lontinuërent à se réunir pour donner leur ivis et fixer le jour facultatif de la venlange. Elle eut lieu cette année-là le 30 septembre*

1868. Année sèche. Pas assez de pluies m été. On vendangea le 9 septembre.

Les raisins, trop mûrs, donnèrent une *écolte qui parut très bonne et se vendit 120 et liO francs. Mais le vin manqua de tannin et n'eut pas une longue durée. Les négociants eurent de giands désagréments avec les vins fins.

1869. Plus corsé que le précédent et BiSsez abondant, atteignit le même prix» On a vendangé le 22 septembre.

1870. Récolte moyenne, commencée le 20 septembre. Le vin eut plus de finesse que le précédent. La vendange dura longtemps; beaucoup de jeunes gens étaient soldats, mobiles et mobilisés.

1871. Les verglas et fortes gelées d*biver firent périr beaucoup de ceps.

Fortes.gelées au printemps. Température fort inégale. Très-peu dé vin et mauvais.

1872. Gelées dlii ver et de printemps.

Encore moins de via que Tannùe ^^c^<

HÎente. Il y eiit cependant d'assez fortt chaleurs. Le vin, assez dur, manqnait d'alcool. On le vendit 140 francs, 4 cause de la rareté des vins vieux. Ai 'tômmencament d'octobre il y eut quelques jours de gelées et à* la fin du moi des inondations dans les: grandes rivières.

1873. Grandes et fortes gelées en airil •et mai. La température de l'année eat très-défavorable et les vignes épargnas produisent du vin détestable.

1874. Hiver très -doux. Grand froid « • grande sécheresse en niarj^, avril et m».

Une y;e\àQ d'une rare intensité déirait ta

:gamays et une partie des viits firft. U

Champagne, le Bordelais, 1? Hfâconnaiset

le Midi sont atteints comme la Boorgogoe.

J'aurais pu faire remonter i plus baot

cette statistique ec puiser dans qoelcpits

ouvrages d*œnologie - des '■ notions pie

anciennes. J*ai préféré n[i'en'teiiir''à'te

renseignements recaeillis'à' Cborey. ^f t-

-jouterai «eiitlement, à prorpds dés 'it^s

^ très-chàûds, que ta Fontaine^frbide îTiii

' déjà tari enf 1781. Cette ftitoée-Ià, Il iM

tomba pas de ploie perxda'bt-eîiiq'iDobtf

les arbres fruitiers fleuriéeni; (flûttëors

(Le 'tftbl«aa suivant dtonae 'le relevé aractide l'âtaf civil de Ghorey depuis jtos d'vt)siè<^: i'û groupé ■ les chiffres )àr période de dix uns :

" naissances

[)é'i:^61 i 1770, 123 t>e 1771 à'1 780, 125 &e'17yt àl«00, 156 De 1801 à 1810, 140 Itel8ïlà'1850, t9 Defô^l àlS30, 115 De'lÔM i 1840, 101 tieiUi à 1850, 78 bel85lVl860, 77 De 1861 à 1870, 78

.vLalable du receasement ^ukiqoeno&l décompose la^ population de Cborey-<dela noanière^ suivante :

ïhA>ilatil9,'Mi^ir : honltees f»tnm«s

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