‹ Histoire de Chorey et de ses seigneursChapitre 40 sur 51 · GIGNY · texte numérisé non relu

GIGNY

€e hameau portait autrefois le nom de %ubourg de Bray. Il était traversé par i très ancienne route de Beaune à Dijon. le chemin gagnait probablement la voie omaine d'Autun à Besançon , par Va- 5nnes. Arrivé à Villy [viœ^ les voies), il ^joignait la grande voie de Lyon à Trèes qui arrive à Dijon par Longvic. En langue celtique, Brai signifie iVads. Ce mot est resté dans le langage suel des Belges : c'est de là que vient otre patois Brouiller, Les Latins du Basmpire ont employé ce mot dans le sens 3 Marais. On s'en est servi jusqu'à la enaiesance : u à braio vel luto » dit Adrien 3 Valois. Il a formé les noms de Brai, :ès Cluny, Brain, canton de Vilteaux,et ray, près de Dijon.

Le triangle formé à Gigny par la rue I Chorey,la rue de Beaune et un chemin 5 desserte, s'appelle le Brûlis, Ce nom

vient-il de BraU Brolium^ breoil^ enclos, ou du verbe brûler. Ces trois étymologies sont soutenablos. Le lieu, bas et humide^ formait un enclos qui a été brûlé. On y découvre jouraelleiMni des cendres et des débris calcinés, aaélangés de tuiles à rebords, de débris du Bas-Empire, de fibules et d- agrafes de Tépoque mérovlDgienne.

1200. Le cartulaire de Qteaux écrit Gigny^ comme on l'écrit actuellement

1366. Jehan de Yaroilles achète à Gauthier-le-Chantenot six ouvrées de vigne es BâteS'Cautains.

1A23. Nicolas Chevalier et Guillauiae Podechard louent une soiture de pré appartenant à la Léproserie.

1436. L'hôpital du S. Esprit loue i Jehan Ferry, de Gigny, deux ouvrées de vigne en La Rochelle.

1467. Jehan Joly, drapier à Beaune, donne deux ouvrées de vigne à THôiel' Dieu en la Paule,

1479. Jehanne, veuve de Jehan Baolt, vigneron , donne à rHôtel-Dieu qgatre ouvrées de vignes sur Gigny.

1482. Guillaume Clerc, de Gigny, amodie, pour deux gros de rente, deux on

«vrées de vignes de T Hôtel -Dieu es Hâtes jdt Câtain^ et de Jeanne, femme de Ghrestien Geoffroy, deux ouvrées de vigne au même lieu.

1487. Gigny est appelé Genay dans les titres de l' Hôtel-Dieu, Ce mot, comme celui du torrent de Genêt, signifie littéralement qui engendre Veau. On trouve à cette date les climats de la Polcy de la Planche de Guiey^ du Pomeret^ du Meix Durand ^ des Astes-Costains et les noms de Jehan Bouley, de Perrin^ de La Jaisse, de Jean Plumet, d'André Baudin, de Jacques Bourgeois, de Jean Vallot, de Huguenin, de Bousserand et de (ruillaume Bérugnot.

1A89. Simonne et Marguerite Maulfoux, hospitalières de l'Hôtel-Dieu , donnent quatre ouvrées de vigne en Beaulmont et en Forint et quatre ouvrées en Pomeret, £d 1607, après la mort de Simonne, sa Bœur donne quatre journaux è^ Pourtées €t an journal sur Ghorey, es Cotterottes. Uoe inscription, gravée sur une plaque de cuivre et placée dans la chapelle de THô* tel-Dieu, conserve le souvenir de cette donation.

1A97. Martin Pitou, barbier à fieaune.

possède des vignes à Gigny. Sa venve donne deux ouvrées de vignes à rHôtel- Dieu.

1505. Aymé Cointet, chapelain de l'Hôtel- Dieu, donne, le 18 mars 1505 « tous et chacun mes biens meubles ec immeubles, en ma chambre ou à Gigny.i

1515. Girard Maufoux possède une terre en Poirret. Johannot et Claude Delagrango ont des propriétés en la Pqttrne et en Courbatille,

1533. L'Hôtel-Dieu loue à Philippe Baudoin, vigneron à Beaune, quatre ouvrées au Meix' Durand ^ deux en la Pié' tonne et deux en la Doloire , plus une ouvrée sur le cours de Royen.

153A. Des Montot el Oudoi Henriot, de Gigny, louent des vignes es Pautes et sur le cours de Roing.

1536. Oudot Henriot , de Gignyt et Claude Vaulchey, de Beaune, louent huit ouvrées de vignes pour une feuillette de yin.

1583. M. de Massol , riche banquier!

fak saisir et vendre par décret les proprié* tés de Chevallier, de Gigoy.

1596. Denis Pot-de-Chair, vigneron à Giigny,

1659. Pierre Brîaodet habite Gigny, Sivec ses fils Pierre et Jean.

166A. Le 9 mars od a recueilli une petite fille emmaiilottée qui a été mise en nourrice à Beaune chez le portier de S. Martin. Vers le même temps on trouva an petit garçon qui fut baptisé à Chorey. Son parrain fut un sieur Gilliotie, d'où le nom de Giilotin qui resta à cet entant et à sa descendance..

1742. Le 14 avril, M. Jean-Baptiste- Chrysostôme Vergnette de La Motte est nommé maître en la Chambre des Comptes de Bourgogne. En 1533, un de ses ancêtres avait acheté à Tabbé de Cîteaux le fief de la Motte-Gigny que les religieux avaient été forcés de vendre pour payer la rançon du roi François P'. « La grande Saulaye devant le château i est devenue le champ de tir des pompiers de Beaune. Cette compagnie, formée en 1805 et réorganisée en 1814, vint tirer son preo^ier oiseau à la fête de S. Laurent de Tannée 1818.

1750. Gigny paie au seigneur de Chorey vingt livres, plus une poule par chaque habitant.

1766. Un vigneron trouve un bras de statue en marbre blanc.

1770. Le chapitre de la Collégiale de Beaune amodie « moyennant vingt-sept livres, ses propriétés des Courbetilles et de La Ghaumotte.

1783. La population est de cinquantequatre babîtanCs.

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