VIGNOLLES
1200. Une charte de Tabbaye de Sar fait mention du village de Vignoles.
1261. Alexandre de Montaigu, évèqud de Chalon, donne à son chapitre terram d£ \meolis j)rop Belnam.
1273. On voit à cette date Joannes de Pascuâ, L'abbaye du Miroir renfermait deux lombes de cette famille.
L'une, portant les dates de 1348 et de 1351, recouvrait les corps de deux frères: Symon de Pasqua^ abbé du Miroir et Vierre de Pascuâ^ chevalier. La seconde était celle de Guillaume du Pasquier^ mort en 4 360.
1304. Une» cherche des feuxn constate que Vinoles a neuf feux sers.
1318. liabelle de Vignolm^ abbessede Moiaise donne tous ses biens à son couvent. En lOOSTabbesse de Moiaise prenait encore le titre de a dame de Vigoolles».
1380. Thierry de Nantou est seigneur eD partie de Vignolles. Sa fille Jeanne porte cette terre à Jehan de Lugny, soo mari.
l&Sl. La cherche des feux porte qoe « VigQolIes a plusieurs seigneurs, deux sers païablos, trois misérables et ud men* diant. » Chevignerot possède a trol3 feux misérables appartenant au prieur de Sainct Ëstienne de Beaulne. » Eu li69, VignoUes a « quatorze feux frans appartenant à Jacques de Lugny et à d'autres. ■ Chevignerot a cinq ieux abonnés et le Pasquier trois feux taillables.
lâ7Zi. Claude de Lugny, chevalier, seigneur de RuiTey, tient en toute justice et en Franc-Alleu les terres de Grandchamp et de Vignolles. Dans les guerres de Charles- le-Téméraire ce puissant chevalier fut obligé de fournir deux hommes de trait, deux couteliers à cheval et deux hommes à pied.
Jô2A. Jean Lebelin achète à Philibert Bitouzet, dit Le Jeune, un grand meix où il fait bâtir le château.
1550. L'Hôtel-Dieu de Beauue achète les biens de Perrenot Poirelet.
1565. Les chanoines de Chalon ven-
déni lenr {{ moite foussoyée iy à Jean Parizot mattre apothicaire, frère de Barthélémy Parizot, curé de VigDoIles. £d 1571 les propriétés furent partagées entre les deux gendres de l'apothicaire; Claude Buisson notaire et Claude Lebelin.
1671. Une partie de la Seigneurie est possédée par les héritiers de Jean Berthet, de Beaune.
1610. L'église Madeleine de Beaune possède le pré Saint-Antoine.
1615. Les propriétés de Claude Boisson sont entre les mains de MM. Richard et Bouchin; à la même date le fief Berthet appartient à Benjamin Grozelier, conseiller au grenier k sel de Beaune. Son petitfils, l'avocat Jean Grozelier, paraît en 1660 avec le titre de « seigneur de Vignollesn.Le gendre de ce dernier, Claude Millet, vendit le fief Berthet à Jean-Jacques Le Belin dans Tannée 1669.
1685. Vente par expropriation sur décret de la chancellerie des propriétés de Pierre Le Belin, seigneur de Vignolle3, Pasqu'er, Chevignerot, Varennes et Sainte-Marie. Ces biens furent achetés par Jean-Jacques Le Belin et par M. Cléron de Saffres, seigneur de Mavilly. Jean-Jac-
qoes Lé BeMn laissa la seigneurie de VignOUes à M. de Siry, baron de Couches, président en la chambre des comptas de Dijon, Le manuscrit de l*abbé Bfe(}aoH porte que « ce président fit bfttir lecht^ teau à éa moderne. »
1757. Philibertbe de Siry et son oiari, Jeam Rigofey, seigneur de Puligny, Hy^ pont, Vignolles, Pasquier et aotres fieuz fondent, dans leur château de Vignolles, une chapelle sous le titre de. Saint-Fran*çois. Le chapelain, curé du lieu, devsM célébrer an n^ieileiuent quinze messes bas^ ses. La fille unique de M. de Siry épousa Marc- Antoine-Claude de Pradier, marquis d'Agraîn»
1788.Marie.Glauile de Pradier d'AgraîÉ épousa en 1788 Jean-Baptiste de Ghak^ bonnel,. baron des Etats du Velay, capir laine dechasseurs au régiment du Hainaol. Al. d'Agrain mourut en émigration et b6S biens furent vendus par la Datidn»
Les curés de VigooHes avaient d'assez beaux revenus ; ils percevaient la dixme du treizième sur les gerbes, les meoMi''' vaux de chanvre et les paniers de hmsio, et: possédaient seize pièces^de terres^ el de vigl^e^i
Voici les noms de quelques uns de ces curés :
1494. Guillaume Gauthier.
4525. Guillaume GoUot.
1565. Bartheleaiy Parîsot.
1601. Antoine Chevillard.
1627. Nicolas Boulée.
1640. Jean Gollut.
1710. Emilien Chauvenet.
1725. Pierre Gagnot.
1730. M. Gaugain.
177!. M. Dorisy.
1777. M.Charpy.
1787. M. Pasquelin.
1791. M. Noirot, curé constitutionnel.
1791. M. Terrion, id
Les notes qui précédent sont extraites des Annales de Vignolles^ ouvrage ma- Duscrit de Gh. Bigame.
RLFFEY.
1223. J. de Gyanges, chevalier et SiiUé de Gorberon donnent une portion le la dixme aux religieux de Maiziëres» In titre de cette abbaye constate que le rom de ce village était Rufe.
'- 1225. Tiiibault de Faucogney aban- Ibnne aux moines de Sainte-Marguerite ane portion desdixmes de Ruffey.
130&. La population est peu considérable. Il y a (I sept feux francs solvables, m feu franc misérable et trois feux sers. )>
1A31. Le seigneur Philippe de Bussy, possède quatre feux francs payables, cinq feux francs misérables et un mendiant.
1A36. Jean de Saint-Mesme, seigneur 3D partie de Ruffey.
1A74. Un dénombrement pour les gens ie guerre constate que Claude de Lugny 3St seigneur de Ruffey. Il avait succédé à Philibert Dalès, mort en lâ73.
1510. Charles de liontmartin possèà une partie de la seigneurie.
1522. Le 19 décembre, Gérard à Vienne, seigneur de Ruffèy est noauÉ capitaine de la ville et du chàteaai Beaune.
155&. Mort de Nicolas Richard, bov gaois de Beaune et seigneur d'une para En 1580, sa veuve Jacquette Boileao i abandon de ses biens à Gérard Richaii son fils, c[u\ acheta les autres portioi de la seigneurie. Jacques, fils de Gérari élu du roi aux IBtats de Bourgogne, aqo du chapitre de Notre-.Dame, une pari de la dixme; il fut le père de Nicolas B chard, maître des comptes et chevalien Saint- Michel. Cette famille Tune des pi considérables et des plus anciennes notre pays subsiste encore dans les bra ches de Richard d*Ivry et de Richard Vesvrotte.
1576. Jean Petit, maire de Dijon a( propriétés à Ruffey.
1750. Les demoiselles Lemaidon guent à THôtel-Dieu les biens qu'el possèdent à Ruffey.
L'église a été consacrée en 143!, a la construction de la fenêtre apsidale
ostérieare. Cette magnifique baie a été levée, dans les dernières années du XV' iècle, par un M. Décologne, marié à une lemoiselle Leblanc. L'écusson sculpté re- ^ésente les armes de ces deux familles importantes. Celles de la première sont ; iazur i la colonne dor accostée de deux étoiles du même. Les vitraux modernes, représentant les quatre évangélistes sortent des ateliers de M. Victor Gesta, de Toulouse ; ils ont été placés en 1866, par îes soins de M. le curé Collin.