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Sur les sentimens religieux de golomb.
Dans la lettre qu'il écrivit de la Jamaïque , en 160a , qui se trouve plusieurs fois citée dans mon ouvrage , il fait éclater les sentimens les plus religieux ; on y voiUsa soumission à la volonté de Dieu et sa confiance en son secours divin. C'est toujours à Dieu qu'il fait hommage de ses découvertes ; c'est.toujours l'Eternel qui k conduit heureusement dans le port ; c*est sons l'auspice de ta Sainte-Trinité qu'il entreprend ses voyages ; il observe le calendrier ecclésiastique , mentionnant la veille de Saint- Simon et de Saint-Jude , et les fêtes de Noël et de rÉpiphanie ; il cite la Bible , Saint-Jérôme , et semble ajouter quelque foi aux prophéties de Tabbé Joachin ; il parle du paradis terrestre et de l'Ophir de Salomon , qu'il espérait trouver dans les Indes ; il finit en se plaignant de se trouver loin des sacremcns de l'Eglise dont il redoute l'oubli , si son âme venait à se séparer de son corps* Tous ces actes religieux^
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quoique mêlés d'un peu de superstition , bien pardonnable dans le temps où il vivait , ne purent fléchir , ni le vicaire apostolique , ni Tévéque Fonseca , ni le clergé , auquel il déplut généralement , sort qui semble attaché à la vi« des grands hommes*
Après sa mort-, selon les historiens espagnols, son corps fut transporté à la Chartreuse de Sé« ville, où il fut enterré comme il l'avait recommandé dans Ses derniers momens.
Oviédo, cité par Tiraboschi, rapporte un fait qui prouve une grande' instruction et beaucoup de goût pour la littérature de la part de Christophe. Il dit qu'il avaif formé dans les dernières années de sa vie une belle bibliothèque; chose extraordinaire si l'on fait attention à l'ignorance du temps.