‹ Histoire de Colbert et de son administrationChapitre 13 sur 110 · Histoire de Louvois, par M. ROusset, t. I, p · texte numérisé non relu

Histoire de Louvois, par M. ROusset, t. I, p

été naturel, quand Colbert mourut, de donner cette partie ses attributions à Louvois; elle ne revinl à celui-ci qu'après la mort de Seignelay. Les inconvénients delà ■division adoptée sonl manifestes. Os deux ministres eussent-ils été aussi unis qu'ils étaient jaloux l'un de autre, la comparaison inévitable, incessante, de leurs travaux devait multiplier 1rs froissements, au grand détriment des affaires. Qu'on se figure en nuire la rivalité qui existait entre les ingénieurs des deux services. Louvois «m employait cent trente-deux pris dans l'armée, et Collier! cinquante-huit choisis parmi les architectes les plus habiles. Mais, tandis que les premiers, participant à tous les sièges, à Imites les guerres, étaient sous les yeux du roi, qui les comblait de faveurs, les ingénieurs civils se plaignaient d'être sacrifiés et relégués au dernier rang. Aussi se découragèaientrils, et le service en souffrait '.

lu nom illustre, celui de Vauban, revient sans cesse sous la plume de Colbert, dans sa correspondance relative aux fortifications, que ce nom semble inspirer. Le grand ingénieur fut attaché vingt-qttatre ans (1667-1691) au service de Louvois : c'est pourtant Colbert qui semble l'avoir signalé le premier à LouisXIV. a Je ne manquerai pas, écrit-il le 20 avril 1663 à l'un de ses frères, alors intendant d'Alsace, de parler au roi delà capacité et de l'activité du sieur de Vauban. » (l'était le moment <>ù l'on s'occupait de fortifier Brisach. Vauban constate lui-même, dans ses états de service, qu'il j travailla de 1663 à 1667. Un incident fâcheux, que les lacunes des correspondances n'ont pas encore permis d'éclaircir, se passa pendant ces

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