Léon Lagrange, loc. cit., p
3 Histoire du Berry, in-fol., 1689. Voir l;i dédicace à Monseigneur Paul de Beauvilliers, duc de Saint-Aignan, gendre de Colbert
i. Voici ce qn'il écrit : « A l'égard du retour de M. de Saint-Évremond , cette affaire n'étant pas de mon département, je ne puis en parlera» roi; mais si, dans la suite, je pouvois quelque chose à sa satisfaction, non-seulement je ne m'y opposerais pas, mais môme je tâcherais d'y contribuer tout ce qui dépendrait de moi. »
rancune du roi fut sans doule insurmontable. Le duc de Montausier avait chargé divers savants de préparer une réimpression des principaux classiques ad usum Delphini. Quand l'éducation du prince toucha à son terme, on craignit que l'édition ne fût interrompue. Loin de là, le 26 juillet 1078, Montausier écrivit à Daniel lluet : «J'ai parlé à M. Colbert, qui m'a dit qu'il souhaitoit qu'on achevât tous vos ailleurs '. » Il y avait, à côté des gratifiés, ceux qui ne pouvaient pas, et ceux, en plus petit nombre assurément, qui ne voulaient pas l'être. Nous ne connaissons dans celte dernière catégorie queDom.Ma-, hillon. 11 avait adressé à Colhert son grand ouvrage De re diplomatica. Le ministre, qui l'avait déjà consulté utilement au sujet de la validité d'anciens titres domaniaux, lui proposa une gratification, qui ne fut pas acceptée. Peu habitué aux réponses de ce genre, il voulut le comprendre dans l'état des pensions données aux savants; mais Manillon persista, par le motif qu'il ne manquait de rien 2. Les relations de Colbert avec Sauvai eurent un caractère tout différent. Le savant antiquaire avait établi les droits du roi sur des terrains que revendiquait le duc de La Meilleraye, héritier de Mazarin. Le ministre crut s'acquitter en lui envoyant une bourse de cent louis d'or. Ce n'était pas le compte de Sauvai, qui, estimant davan-