‹ Histoire de Colbert et de son administrationChapitre 46 sur 110 · Lettres, etc., t. III, p. I · texte numérisé non relu

Lettres, etc., t. III, p. I

partager, pour assurer le repos des particuliers, prévenir les désordres et pourvoir à la subsistance des habitants. En conséquence, redit créait deux emplois, l'un de lieutenant civil, l'autre de lieutenant de police. Les fonctions de ce dernier, qui prit quelques années après le titre de lieutenant général, sont exposées en détail dans ledit, et cette énumération témoigne de l'importance du nouvel emploi. Tout ce qui concernait la santé publique, les approvisionnements, les marchés, la mendicité, les hôtels, tavernes et lieux mal famés, les règlements des marchands , les poids et mesures, l'impression et la distribution des libelles, était de son ressort. Conformément à un ancien usage, les chirurgiens étaient tenus de lui déclarer les blessés auxquels ils avaient donné leurs soins. Enfin, le lieutenant de police était autorisé à juger tous les délinquants pris en flagrant délit , en fait [de police, à faire leur procès sommairement et à les juger seul, sauf les cas comportant des peines afflictives, lesquels continueraient à relever du présidial '.

Telles étaient les dispositions principales du célèbre édit de mars 1G67. Quant au choix de La Reynie comme premier titulaire, il fut, je le répète, des plus heureux. ( rélait un des maîtres des requêtes sur lesquels Colberl comptait le plus; il songeait même à lui donner une mission administrative et judiciaire très-importante dans les divers ports du royaume. La place de lieutenant général de police ayant été créée sur ces entrefaites, il 1 "y fit appeler. Une lettre que La Reynie écrivit trois mois après au chancelier Séguier, le peint tout entier : « Nous faisons tous les jours quelques progrès dans les matières

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