Lettres, édit. Réveillé-Parise, t. III, p
JUSTICE ET POLICE
il faut la prendre pour ce qu'elle vaut. .Mais que dire des crimes de la Brinvilliers el «1rs déportements de Mme de Lionne et de sa fille ? Le grand nombre des exécutions capitales constatées par Gui Patin s'explique . au moins en partie, par ce qu'il mais apprend de la cruauté de la répression. C'est qui écrit qu'au mois de septembre 1666, le lieutenanl criminel a condamné el l'ail pendre une servante larronnesse el deux autres femmes qui lui avaient servi de Taux témoins. Quelques années d'emprisonnement puniraienl aujourd'hui des crimes semblables. ». Ne pourroit-on pas dire, s'écrie-t-il \ rs la même époque, au sujet de nouveaux crimes commis à Paris, que le diable est déchaîné? >• Trois mois plus tard, le 1er mars 1007. il raconte encore ceci : «M. l'abbé de Saint-Cyran m'a dit autrefois, eu parlanl des exécutions criminelles, qu'il mouroil à Paris plus de monde delà mort du bourreau que presque en tout le reste de la France, ce qui n'est pas absolument vrai; mais il parloil avec horreur el extrême doléance de tant de meurtres el assassinats qui se fâisoienf à Paris, et il approuvoil forl les punitions exemplaires que les juges en loni taire : aussi Paris en a bien besoin, car il y a trop de larrons, de vaurien.-,, el trop de gens oiseux, qui ne cherchent qu'à faire bonne chèrq et à être braves aux dépens d'autrui '. »
L'ordonnance qui créa le lieutenanl de police de Paris
date .le celte epnqile. Elle est principalement fondée SU! ce <pie les fonctions de la justice el de la police étaient incompatibles et trop considérables pour être exerce.-, par un' seul magistrat; il était donc nécessaire de |, -,