CHAPITRE XXVI. — Les Académies
Colbert réorganise l'Académie de peinture et de sculpture. — Il est nomme men;bre de l'Académie française et y prononce un discours de réception. — 11 obtient du roi qu'elle se réunisse au Louvre. — Réponse aux remerciments qu'elle lui adresse. — Il établit des jetons de présence pour l'achèvement du Dictionnaire, et assiste à la discussion du mot ami. — Il encourage les académies de province — Projet d'une Académie des inscriptions et des médailles.— Lourde flatterie de Chapelain. — Fondation de la Petite académie. — Colbert vice-protecteur de l'Académie de peinture et de sculpture. — Mignard et Charles Le Brun. —Discussion sur les arts entre Coypel et Le Brun, et opinion de Colbert à ce sujet. — Création de l'Académie des sciences. — Elle se réunit à la Bibliothèque du Boi. — Voyages scientifiques de Jean Richer à Cayenne et de l'abbé Picaid dans le nord de l'Europe. — Colbert commande à Borne des lunettes pour l'Observatoire. — Il s'intéresse à l'histoire nature le. — Visite de Louis XIV à l'Académie des sciences. — Fondation de l'Académie de France à Borne. — Règlements sévères adoptés par Colbert; ses reproches au directeur, Clnr es Errard, et aux élèves. — Fondation de l'Académie royale d'architecture-, ses travaux. — Colbert offre sans succès un prix pour l'invention d'un ordre d'architecture français. — Le privilège de l'Académie royale de musique est donné à Lully, au détriment de l'abbé Perrin. — L'Académie royale des spectacles. — Lully met opposition à cette fondation et remporte sur Colbert. - Celui-ci avait eu le projet de fonder une Académie universelle. . jjt
CHAPITRE XXVII. — Bibliothèques et Musées, pensions aux gens de lettres et aux savants , fondations littéraires.
Colbert a, comme Richelieu ei Mazarin, le goût des choses de l'esprit. — Soins qu'il prend à la Bibliothèque du roi. — Legs de livres et achats de bibliothèques. — Il cherche à augmenter le nombre des manuscrits; missions données aux savants et moyens arbitraires employés à cette intention. — Protection accordée au savant Baluze. — Colbert fait faire des inventaires des archives des Chambres des comptes et de l'hôtel de Jacques Cœur. — Sa passion éclairée pour les médailles. — Création du cabinet des Estampes. — Première eiposi-
lion de peinture. — Achats de tableaux el d'objets d'an en Italie. — Tous les
pays étranger I misa contribution pour (huit les palais. — Journal de»
Sarants, fondé par Denisde Sallo. Opposition qu'il rencontre parmi les gens de lel res. Institution des Jeunes de Langue. — Monopole universitaire. — Plan d'études pratiques tracé par Colbert. — I! veut faire faire un manuel des eaux minérales. — il encourage les jeu des histoires provin-
ciales. - Pensions données aux littérateurs et aux savants français ou étrangers. Motifs de ces gratifications. — Zèle excessil de Chapelain. — Décen
lion que cause la statue du roi faite par le Bernin.— Colben pèche Edelincl
«le quitter la France. - Difficultés avec Pierre Puget; il c-i chargé de diriger les embellissements de Marseille. — Doni Manillon, Henri Sauvai el Ducange. — Pension accordée a Molière; son épltre en faveur de Mignard. — Les gens ■le finance ménagés par tous les auteurs comiques de l'époque. — Influence d«> Louis \l\ sur Colbert, au point de vue iii"- lettres el des beaux-arts. i >8