‹ Histoire de Cromwell (volume 2)Chapitre 102 sur 160 · LIVRE QUATRIÈME. iSg · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME. iSg

y fut assassiné (i)par douze hommes du parti des cavaliers. Cette vengeance, qui paraissait menacer tous les membres de la Haute -Cour, les détermina plus que jamais à ne Igis^er rentrer dans la chambre que des hommes qui approuveraient le jugement du RoL A défaut d'un consentement explicite {%)yOJi consulta la conduite et les principes connus de quelques membres. Cette inquisition se prolongea pendant l'hiver de 1649, ^^ ^^ principalement confiée au colonel Ludlow, au jurisconsulte lisle, Tun des juges du Roi, et à un chevalier Luck, fanatique célèbre, qui portait à l'excès la violence et le ridicule du Puritanisme, et qui, dit-on, a servi de modèle au personnage de Hudibras , dans l'ingénieuse parodie que Butler a su tirer de ces sanguinaires extravagances. Le parlement, grossi par le retour des membres qui passèrent à cet examen , décréta de nouvelles lois d'exception (3)

(i) TheParliamentary hùtory, v. six, p. i%\.

(2) Ladlov'^ memoirs, p. a88.

(3) The Parliamentary history, p. a43.

!26o HISTOIRE DE CROMWELL.

pour exiler de Londres les Papistes et les cavcUierSy pour exclure des élections diverses classes désignées, pour astreindre tous les hommes depuis l'âge de dix-huit ans à souscrire un serment de fidélité à la répubUque, sous peine de payer l'amende , et de ne pouvoir être admis en justice.

Dès la fin de janvier, Cromwell ayant reçu d'Angleterre quelques renforts, recommença la campagne avec son armée , divisée en deux corps , dont l'un était commandé par Ireton.

Il enleva rapidement plusieurs forteresses. A la prise de Castleton, il fit fusiller les officiers de la garnison. A Calan, toute la garnison fut passée au fil de l'épée. Cromwell , pour faire de cette barbarie un droit de guerre à son usage contre ceux qui résisteraient, eut soin d'excepter quelques bataillons qui s'étaient rendus, avant que le canon eût tiré. L« gouverneur de Gowran , ville forte et peuplée , ne s'étant rendu qu'après avoir essuyé le feu des batteries, obtint, pour toute capitulation, que les soldats auraient la vie sauve, Cromwell se réservant de disposer à son gré des officiers;

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