‹ Histoire de Cromwell (volume 2)Chapitre 117 sur 160 · LIVRE CINQUIÈMS. 29I · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈMS. 29I

fallait attaquer les Écossais pour prévenir leur invasion. Quelques Presbytériens doutaient qu'on eût assez de motifs pour entreprendre cette guerre, au mépris du covenonty accepté par les deux peuples. Fairfax, qui d'abord avait approuvé \à, guerre, cédant aux persuasions de sa lemme , zélée presbytérienne , allégua des scrupules, et déclara qu'il était prêt à repousser l'invasion des Écossais; mais qu'il ne voyait pas un motif su£Qsant pour les attaquer. On combattit d'abord les scrupules du général par toutes les raisons possibles.

Fairfax fut inébranlable. Cromwell affecta de demander que le général conservât le commandement suprême , déclarant que , pour sa part, il aimerait ioiieux servir sous lui que de commander la pliis grande armée de l'Europe. En même temps il proposa, comme dernière ressource , d'établir un comité pour entendre et discuter les difficultés de conscience que se fisdsait le général. C'est une lecture curieuse que l'extrait de cette confé-

(i) Ladiow's memoirs, t. i, p. 3i5.

a{)a HISTOIRE DE CROMWELE.

rence entre Fairfax d'une part, et de Taulre Cromwell , Harrisson , Lambert , St. - John , i65o. Whitelocke , toutes créatures de Croinwell , excepté Whitelocke, trop prudent toutefois pour n'être pas de ses amis.

On commença par chercher le Seigneur.

€romwell prononça les prières; ensuite il exposa la question de conscience (i). Le général allégua ses scrupules , fondés sur Tautorité du covenantj et sur le nom de frères qu'il donnait aux Écossais. Cromwell , en reconnaissant toute la part que la conscience devait avoir dans une pareille question , établit que le covenant avait été violé par l'ancienne invasion des Écossais ; que la guerre était inévitable , et qu'il valait mieux la porter en Ecosse que de la recevoir au sein de TAngleterre. Ce débat, prolongé par les scrupules invincibles de Fairfax, amena de sa part la résolution de déposer le commandement.

Cromv^ell supplia le général de ne point abandonner le poste où Dieu l'avait béni , et de

(i) Whitelocke** memoriah, p. 44S.

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