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avaient la confiance de Cpomwell. L'im d'eux , le docteur Bâte , qui avait été le médecin do Charles F', et qui fut suocesstTement celui de Cromwell et de Charles II , a publié sur la révolution des mémoires pleins d'intérêt, écrits dans toute la vivacité des opinions royalistes, mais où Cromwell est jugé à4a-fois avec beau* coup de ménagement et de sagacité.
Après avoir été lon^^mps en péril, Cromwell fut enfin sauvé par l'art des médecins et la vigueur de sa constitution. En écrivant au coosefl- d'état, pour le remercier des témoignages dfinquiétade et des secours qu'il en avait reçus , Cromwell disait : <c Je suis une « pauvre créature ( i ) ; je suis uii serviteur a inutile à mon maître Jésus-Christ et à vous, ff Je croyais que je devais mourir de cette « fièvre; mais Dieu aasible en ordonner aua trement.^£n vérité, mylord, je ne souhaite «c vivre que pour obtenir la gracë de montrer «( dans mon cœur et dans ma conduite plus tf de reconnaissanoe et de fidélité à Dieu ,
(i) The parliamentary faistory, t. xis, p. 47 t.
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a plus de zèle pour ceux que je sers. » — Dans une autre lettre , il disait : « Ma maladie a était si violente , que la nature devait jr succe comber. Mais le Seigneur a voulu me délice vrer contre toute espérance y pour me dona ner occasion de dire encore une fois : Cest « lui qui m*a retiré de la tombe. »
Parmi les remarques que fit le docteur Bâte dans son séjour à l'armée anglaise, il rapporte un singulier exemple de la familiarité que Cromwell permettait à ses soldats (i). Plu* sieurs fois pendant le diner du général, Jes soldats , à un signal régulièrement donné par le tambour, faisaient une brusque irruption dans la salle du festin , et pillaient les tables encore occupées par leurs chefe. A la vérité, suivant d'autres récits, cette licence n'avait pas l'autorisation du général, et n'était qu'un effet de l'indiscipline ou de la faim; mais ce que le docteur raconte avec plus de vraisemblance, c'est l'artifice continu de Cromwell , qui se mêlait aux exercices militaires de
(i) Eienchus motuum nuperonun, p. a^6.
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ses officiers , les excitait à de bruyants ébats , à une folle gaieté ; et dans l'indiscrétion inséparable de ces jeux, étudiait tous Tes mouvements, et surprenait toutes les pensées de tant d'esprits inquiets, sans jamais se laisser deviner lui-même.
Cependant depuis que Charles II était à la tête d'une armée, et qu'il se montrait fidèle au covenantf il avait acquis de nouveaux partisans parmi les Presbytériens de Londres.
Beaucoup de ministres de cette secte entreprirent une conspiration en sa faveur. Les premiers indices furent découverts et transmis par Cromwell. Un navire qui portait des dépêches pour le comte de Derby, chef royaliste, retiré ' dans l'île de Man , échoua sur les côtes d'Ecosse ; et les dépêches tombèrent entre les mains de Cromwell , qui les fit passer au conseil-d'état. Il s'agissait d'exciter et de favoriser une invasion des Presbytériens écossais en Angleterre , pour rétablir Charles II . sur le trône. Le parlement fit arrêter plusieurs ecclésiastiques, parmi lesquels figurait un doc* teur Love, qui, dans le commencement de la
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guerre civile , avait paru très-ankné contre Charles !*'. Il fut condamné à mort, et malgré les supplications des ministres près* bytériens ses frères, Texécution eut lieu par une fiaitalité asses besarre. CromweU , que Ton sollicita vivement, et qui protégeai! un peu tous les partis , avait écrit d'Ecosse en £aveur de ce ministre» La lettre fut mterccptée par un corps de partisans royalistes , qui , se souvenant de l'ancienne conduite deLove,^u^ent la misérable idée de supprimer cette recom* maiidation, pour le laisser périr.
Le lotig parlement, instruit que Charles II se fortifiait diaque jour en Ecosse, et qu'il avait des conununications avec le nord de l'Angleterre, envoya de nouveaux secours à larmée de Cromwell, et porta les dépenses à un taux inconnu sous les anciens Rois. Mais il fallait périr ou arr^er Tecemple de l'Ecosse.
CromvreU ouvrit la campagne au mois de juin , et se dirigea Vers Torw^ood , dont les environs étaient occupés par l'armée royale.
La grande rivière de Forth traverse cette contrée, et va se jeter, près d'Édinbourg ,