LIVRE SIXIÈME
xxpRis la victoire, commencèrent les sqpplices, suivant le génie des révolutions. Le parlement fit condamner le brave comte de Derby par une cour martiale; ipstitution arbitraire tjtxe Charles avait abolie dans le$ premrères ^nées de son rè^e. Plusieurs Presbytériens furent; exécutés pour ces projets de conspiration qui ne manquent jamais sous un régime oppresseur. Tel était alors Toubli des principe^ de justice et d^huipanité, que presque tous les. prisonniers de Farm^e royale (i) furent vendus
(i) The IWin iênlMry bistorj, ▼. «&» p^. 7».
comme esdaves.pow* les plantations américaines. Ces barbaries étaient ^cependant la fin de la guerre civile. La révolution triomphait * dans les trois royaumes. Les petites îles voi-sines de l'Angleterre, et qui long-temps avaient servi de refuge aux partisans du Roi , suivirent la soumission générale. Jersey, Scilly, furent rendues par les chefs royalistes qui les occupaient depuis le commencement de la guerre.
Une femme, la comtesse de Derby, apprenant le supplice de son mari , voulut défendre I^Oe de Man qu'il lui avait confiée. Elle était française et du sang de la TrimouiUe. Abandonnée par la garnison qu'elle commandait , son courage fut inutile, et son malheur n'obtint pas même les égards du . parlement.
Monk, chargé de poursuivre la réduction de l'Ecosse , et maintenant favorisé dans cette entreprise par les grands succès de GromweU, avait poussé la conquête avec autant d'activité que de rigueur. Maître du château de Sterling, il s'était avancé sur la ville de Dundee , défendue par une forte garnison ; et n ayant pu déterminer le gouverneur à se rendre, il avait