LIVRE SIXIÈME
renouvelé dans cette ville, prise d'assaut, Texemple des cruautés de Cromwell en Ii^lande, et fait tuer, après le combat, le gouverneur et plusieurs officiers. Fidèle à l'excès dans chacun des partis qu'il embrassa , Monk remplit les ordres de Cromwell avec autant de férocité (i) qu'il montra dans la suite de zèle pour la cause de Charles II. Cette politique sanguinaire hâta la soumission du pays; et les villes , les forteresses encore indépendantes, se rendirent volontairement à ces vainqueurs, qui commençaient à punir la résistance plus cruellement qu^on ne punit la révolte. Quelques efforts furent essayés dans les montagnes d'Ecosse , où les derniers débris du parti royal se trouvaient également protégés par l'âpreté inaccessible des heux et le zèle sauvage des habitants; mais ik furent aussitôt réprimés par le colonel Morgan ; et la domination anglaise s'étendit dans toutes les parties du royaume , et même jusqu'aux iles Shetland.
Cromwell , après sa grande victoire , s'était
(i) Clarendon's history, p. 6ao.
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hixé é% congédier h$ vâîees ^fit VjJwasM»
de Chafle» et te dan^r de la répttMîqiw aTaieni réunies sods ske»> drapeaiui. Ce iom^ yemetA peilriolîqiie^ tskcité » raiûdenent 4 1» von du packnient , eoDltairtail les nues du général cpM TQuklt ne labaei à 1» répuUi^M (^ib^ d'antre force et d'artUve preleotion que eelkr de Famée qu'il mailnsaît
Deux objets fMrmcipMix occApaienf le pu^ lement y Vun , d« relarder autant qu'il élak posiiUe l'épcMpie de aa dÎMofaHiao; f autre ^ d'augmenier la pniaMwe maritime de FÉtat. Ce demîw projet n^étail pa& aevfeneM W calcul d'une politique nabcmale qui porlûl les fiovees de l'État vera le pcÂnt ou devait tendre leur déyeioppeoient xNiluael; il avait encore pour but d'afFaS)lir Famée pat la coucurrence d'une autre farce et d'une wutto gloire; et sooa ce tapport^ Fû^tét personne du parlement s'aocordaît avec la grandeur de FAn^elorre.
L'intentkm de hâter la dkncdutioa da par-
(i) liudlow't memoirt, ▼. i, p. MSi
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lement fut marquée dès le premier moment du retour de Cromwell. On vit aussitôt reparaître un bîll , pour régler la forme et l'époque d'une représentation nouvelle. Cromwell s'en montra le promoteur ; mais il rencontrait sur ce point une résistance qu'il n'aurait pas trouvée ailleurs. Sur la seule question de savoir s'il était tempà de fixer à l'avenir un terme à la présente session, l'affirmative n'obtint que deux voix de majorité ; et , lorsqu'il Êdlut ensuite fixer ce terme, il fut renvoyé au 3 novembre 1654, ce qui ajournait à trois ans la démission du parlement.
L'impatient Cromwell , qui voyait cette lenteui* de la chambré à se dessaisir du pouvoir, avait cherché d'autres moyens d'influence.
Whitelocke rapporte une conférence trèsremarquable, où Cromwell réunit quelques officiers et plusieurs membres du parlement Cromwell , sans énoncer d'opinion , proposa la forme monarchiqiie et la forme républicaine. Presque tout le monde reconnut l'avantage d'introduire quelque chose de monarchique dans la constitution de l'État ; aveu qui , de la
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part de tant de Républicains, pouvait indiquer seulement le progrès de la puissance de Cromwell. Mais Sir Thomas Widdrington, en s'arrêtant i c«t avis, conclut que cette portion mo* n archique devait être remise à l'un des fils du dernier Roi ; et il désigna le duc de Glocester^ qui n'avait jamais porté les armes contre le parlement, et qui était alors retenu prisonnier dans rUe de Wight. Whitelocke eut la franchise de soutenir la même opinion. Cromwell rompit la séance en disant : « C'est une aflaire f d'une difficulté plus qu'ordinaire ; mais je « pense réellement que si la chose pouvait a s'accorder avec le maintien de nos droits, « comme anglais et comme chrétiens , une ce constitution dans laquelle il entrerait quel- « que élément monarchique serait fort utile. » Depuis long-temps la nouvelle république d'Angleterre excitait l'inquiétude et la jalousie des Provinces - Unies de Hollande, dont eUe avait d*abord imité l'exemple ^.et qu'elle effirayait maintenant de son ambition et de son pouvoir. Malgré une paix apparente , les Provinces-Unies avaient fourni des secours 4 ^