‹ Histoire de Cromwell (volume 2)Chapitre 135 sur 160 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

cause royale; la mort de Charles avait été vivement désapprouvée pan elles. L'assassinat i65a. de l'ambassadeur que leur envoyait le parlement, sans pouvoir leur être imputé, dut aug* men^er encore entre les deux peuples ces premières causes de défiance et d^animosité.

Pendant l'expédition de' Charles, le parlement avait essayé de s'assurer leur alliance, et il leur avait député St. John, parent et créature de Cromwell. Cette ambassade fut même signalée par une magnificence qjae la république avait négligée jusqu'alors, et qui parut destinée autant à la sûreté qu'à la pompe du nouvel ambassadeur, que l'on fit escorter par quarante gentilshommes. Cette démarche n'ayant pas amené de convention décisive.

St. John, esprit ardent et impérieux, fut des plus empressés à réclamer dans le parlement de fortes résolutions tontre la Hollande. La fin de la guerre civile ne laissait pas craindre au gouvernement le danger d'une autrç guerre. Ceux des Républicains qui redoutaient le plus Cromwell, s'emparèrent -des plaintes et des projets de St. John , et pressèrent la chambre

35o HISTOIRE I>E CROMWELL.

de frapper le commerce hollandais par une des prohibitions les plus hafyJâes et ieé plus injurieuses. De «-là naquît ce fameus: acte àe navigation , pur le^el , osant borner et régler le commeroe des autres peuples , le pailenient préparût T Angleteire au monopole du monde , et la forçait à la domination des mers , pour qu'une prétention^ haute ne fût pas insenaée. Un des jurisconsultes du paiti paplementaire avait déjà annoncé eette audacieuse théorie davs un ouvrâgQ intit^dé : ffe lu soyvtrainsté des mers. Le parlement osafexéGUter. tl rendit eet acte, qn*un ^main app^e \k grùMh t^iarte maritimt^ comparant son importaoee au bienfait de la eonsikutîoa tuéme.

Cest à la fin dWtobre, au «noin^nt où îl luttait pour (Hrolonger son existenee, que le parlement rendit cette loi qui ^emldait un défi porté & toutes tes nations de TËurope. Un des Républicains les plus ardents, U dieYalirar Yanes (i), tk^éâorier de la marine, inspirent surtout ces pensées au parlement. U dœait que

« ■ ■ Il I f I h ^—— »^—

(t) Sinbbi't fttthor }aMifi£«ti(m «f Um ww, p. (I9>

in- 4°.

Page 1