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presque saosi s^i^lçm^i^ fliaûi, $ifr de petits vais* seaux montés par d^ eafaiats et d^$ iwimes^ était sous la proteçtiçua de dpwe ^i^iase^iux de guerre que Blake enleYf^ {açUeinent, f^t donc la prise lui livira Via^neviSQ coqyoî q<if ils es«cortaient. Pe plu;^ h^q^s smcès «tteadaient ,553 les ariqes de Blake. Qec^ge Ay^cougb , en acm absence, avait y^.ncu près de PljrmQiith la "" flotte de Trqnip. Blaire ^ saas déclaration de guerre , sans oitlre du p^irltmeot , attaqua une escadre frftpçaise qui protégeait 1^ oooiofteree de la ville de Pmikerque contre l'Espagne.* Il s'empara de plusie.urs vaisseaux ^ et fil «m gcaikd nombre de prisonniers. Telle était l'ir^'lépendance. de l'aipir^l ^qglais et la Êtiblesse de l'administration française , que cette violation de la paix Q attira nul. repxocfoe k Blake^ et n'excita point la guerre entre les deux ^îtats. Le parlemçpt (i) con^ntit à rendre les soldats et les matelots prisonniers. Mais cette divers sion avsiit hî^QJ^oi^r^ Dunkerque aux maiqs
des Espagnols, ennemis de la flranne. Blake,
(1) The Parliamentary history, ▼. xx,p. xoo.
36o HISTOIRE DE CROMWELL.
dans un nouveau combat contre Ruyter, s'ein- ^para an vaisseau vice-amiral, et coula à fond deux autres vaisseaux. Enfin il eut la gloire de bombaltre ensemble les deux grands hommes de la Hollande, Ru^^ér et Tromp, réunis à la téte d'une flotté deux fois supérieure en nombre à l'escadre anglaise ; et s'il fut réduit il céder, il renvoya la ' flotte victorieuse plus maltraitée' que ne l'était la sienne.
' Ces événements se pressèrent en moins d'une année , et <agrandirent dans toute l'Europe le nom de la république d'Angleterre qui 'allait tx>tnbér sous le joug de Cromvrell.
: ' Ce' général commençait à déployer une modération jusque-là fort étrangère à sa politique , et dont les ambitieux ne s'avisent guères dans les révolutions , que lorsqu'ils croient le temps venu de les tentiiiier à leur profit II faut voir (i) dans Liidlôw l'inquiétude des Républicains sur cette conduite. Cromwell se rapprochait chaque jour davantage des membres du parlement qui avaient été le plus contraires
(i) Ludlow*s niemoirs , ▼. i , p. 44^*
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à la violence de ses desseins. En même -temps il affectait de protéger les Royalistes , et il pressait de tout son crédit l'adoption d'un acte d'amnistie eh leur faveur. Par ces ménagements, il cherchait à se faire un appui hors du parti répubUcain, et semblait déjà prévoir que les plus incommodes adversaires de son usurpation ne se trouveraient point parmi ceux qui avaient combattu la révolution. Il alléguait avec art la nécessité de calmer les esprits et de prévenir un désespoir qui armerait dé nouveau les partisans de la cause royale. Cependant l'acte d'amnistie éprouva beaucoup de résistance; ceux qui espéraient que de nouveaux jugements produiraient des confiscations utiles à l'état , voulaient en différer l'adoption. L'ascendant et la volonté de Cromwell emportèrent la loi^ qui fut promulguée le 21 mars i652, époque où la cause royale avait encore des défenseurs sous les armes dans plusieurs parties de FÉcosse et de l'Irlande.
Rien ne put déchir l'obstination du général , dit Ludlow (i), et l'acte passa, le parlement
(i) Ludlow's memoirs, v. i, p. 448.
36a HISTOIRE BE CROMWELL.
ne pouvant se résouclre à lui refu&er aucune demande tant soit peu spécieuse. Toute l'Angleterre sut qu'on en était redeyable à Cromwell (i)) qui rejetait ainsi sur les Républicains la haine de ses propres violences.
Cependant CrQmwell, en même - temps qu il accoutiunait lesRoyalistes à sa protection et à son indulgence , $e ménageait mi appdl parmi leurs plus implacables ennemis. Il affectait, plus que jamais , de faire Thonnéte homme , dit Ludlov^., pout attirer dans. son intérêt le colonel Harri$$on .^jt le colonel ftich ; mais cela concourait çncare à son but principal. En présence de ce& sectaires intraitables il dédamait contre la corruption du clergé et de la justice. Mais il ataifc soin de tourner leiur haîne sur le parlement , dont la mollesse entretenait tous ces abus. Il allait publiant par- tout que ce corps, sans aucune vue de bien public, ne cherchait qu'à se perpétuer dans le pouvoir.
Enfin , Ludlow convient qu'à fort» de calomnies il était parvenu à faire désirer la (Usso-
(i) Elenchus tnoluum nuperorum in Jnglia^ p. 2o4*
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lution du parlement, à beaucoup de gens des plus honnêtes et des mieux intentionnés (i); ce qui chez Lùdlow signifie nécessairement les plus zélés Républicains : et comme il y a •toujours dans les grandes assemblées dès hommes disposés à trahir leur propre pouvoir en faveur de la puissance qui s'élève, des membres même du parlement se prêtèrent aux viies de Cromwell. Les ehaves des églises commencèrent à retentir de déclamations contre le parlement. On prédisait sa dissolution conmie prochaine et ordonnée par le Seigneur. . Cromwell , qui inspirait tfeè faciles prophéties, paraissait les désavouer. Il cherchait encore à couvrir sa puissance de Tassentiilient de la chambre, et il affectait même de conserver tous les scrupulies d'un Républicain. H se servit de ce dernier moyen pont écarter Lambert, dont il redoutait Tambitiôn , et qui , par cette ambition même , se réduisit phis tard au rôle de Tun des plus dociles instrumei^ts du protecteur. La commission de lord-lieutenant dlr-
(i) Lndiow's isiemoirs, t. i, p. 449*
lande, dont Cromwell avait été revêtu pour trois ans, était expirée, et la mort d'Ireton laissait vacant le poste où CromweU lavait placé lui-même. Le parlement désig^na pour la remplir le jiieuteiiant-général Ifionbert, qui depuis long -temps ambitionnait cet honneur.
Cromwell (i) et ses amis dirent hautement qu'un pareil titre et le pouvoir indépendant qui s'y attachait >, étaient un reste des formes monarchiques , incompatible avec un état républicain. Le parlement , docile aux vues de Cromwell, et voulant pourvoir sous un titre plus ipodestç à l'administration de l'Irlande , se contenta* de vpter que l'acte qui. nommait Olivier Cromwell capitaine-général des forces ,et des armées anglaises, s'étendrait à llrlande, et que le général serait requis de déléguer quelqu'un pour coixuqan,der en son nom.
Cromwell choij^it Fleetwop49 auquel il avait donné en mariage sa fi|le , vejive dlreton ,^et qui avait ce qu'il faut de talent poiu* Jbieujàervir ;sans pouvoir se passer d'un maître. Il eiij^î, sou-
(i) Liidlow'i m^moin , y. i, p. 41^.