‹ Histoire de Cromwell (volume 2)Chapitre 140 sur 160 · LIVRE SIXlÈMi · texte numérisé non relu

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haité que radministration civile fut confiée à Whitelocke, dont le crédit et rimpartialifé le gênaient dans le parlement Mais Whitelocke pefîisa cet honneur , en proportion même des instances que Crofni^ell fit personnellement près de lui.

Cromwell alors fit attribuer à Fleettvood les fonctions civiles ainsi que le pouvoir militaire.

Le but principal de Cromwell était d'affaiblir en Irlande l'autorité de Ludlow , que lui-même y avait envoyé , mais dont il redoutait l'indépendance et le courage. Cependant le lieutenant-^général Lambert parut d'abord profondément blessé de l'injurieuse exclusion que lui attirait Cromv^ell. Il éclata par des plaintes aroères contre le général et son parti ; mais cette ame altièi^e et avide de pouvoir consentit bien vite à prendre le change dans ses ressentiments;* et Cromwell se servit de l'offense qu'il avait faite à Lambert pour lui inspirer une haine ^âoleute contre le parlement qui s'en était rendu l'instrument, et pour préparer ainsi, par le concours d'un si redoutable ennemi , la chute dû seul pouvoir

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qui fît obstacle à son ambition. Le pariement n ignorait pas ces attaques artificieuses et opiniâtres; et Cromwell, sans révéler toute sa haine , tentait le ïM^ de se$ amis en leur cdnfiant à demi , et avec une aorte de teçret , les violences qu'il méditait contre le pariement.

Ce fut ainsi qu4l se plaignît à Vemonf quartier-maitre-général de Tannée , que deux partis opposés le poussaient à un dénouement, auquel il ne pouvait songer quV/ ne sentit ses cheveux se hérisser. <c L'un de ces partis , flia sait-il, est .conduit par le major-génénd Lam- (c bert , qui ne peut pardonner Vinjure que le (c parlement lui a £|ite , en ne lui permettant <c pas de commander en Irlande avec un titre « égal à «on mérite. L'autre paru a pour chef «c le major Harrisson; c'est un honnête homme ce qui a de bcHines intentions^ mais tant d'iaka patience qu'il xie peut attendie le jour du a Seigneur; il me presse de (aire une chkose fc dcmt lui et tous les honnêtes gens auront « lieu de se repentir. » Affectant ainsi d'être emporté par des factions qu'il avait lui-même entretenues ou fait (naître , Gromwell voulait

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