‹ Histoire de Cromwell (volume 2)Chapitre 16 sur 160 · LIVRE PREMIER. îy · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. îy

rien, fut arrêté pour avoir répandu des libelles , où cette princesse était accusée de danser et de jouer la comédie. Cromwell s'en plaignit à la chambre , et fit ressortir avec véhémence cette arrestation arbitraire ( i). C'était son début dans l'assemblée ; il parlait sans aucun art ; sa voix âpre et mordante était pleine de passion , et se fit écouter sur un sujet , que la disposition des esprits rendait d'ailleurs très -populaire.

Dans une autre discussion relative à des libéralités faites par la reine (a), Cromwell montra la même violence, et -i^'emporta jusqu'à l'outrage, sur quelques objections de lord Manchester, qui cependant était ennemi de la Cour, et qui, peu de temps après, commandaf les troupes du parlement contre le roi. Cromvrell dès-lors montrait sa haine et sa politique par ce mot qu'il répéta plusieurs fois : Je sais bien ce que je ne veux pas ; je ne sais pas encore ce que je voudrais.

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