‹ Histoire de Cromwell (volume 2)Chapitre 15 sur 160 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

gouverneur de la colonie; il la troubla par ses doctrines ; et dans unte sodété fondée sur la toléi^iïce de tous les cultes , il ne put ni trouver, «i laisser la paix. Bëpoussé vei*s l'Angleterre, il y importa plus de modération , et se vit attaclié an gouvernement )par un emploi honorable; mais une préférence injuste , qui blessait 4'ofgU'eil de sa famille , réveSla son génie tarbulent : il se li\^^ sans réserve à l'amitié séditieuse de Pfîki; et la colère lui rendit tout Mn fanatisme, comme un instrument de vengeance. D'autres noms déjà célèbres suivaient le tnême parti, distingué par Téloqueiice et lé génie politique. Il y avait ausi U4i lïottibré ^%bmiiiés aHients et médié<[îres , qtii devaieht s'élever et doxniner, à mesure que la révolution Avancerait , par cette loi qui condamne Kiia parlement novateur à silbir îejottg dés opinions vioï^niès, après âvoîr été ^empbrté par les gi^ahds talents. C'était paitoi eux qlre se formait la secte tiaissante deà- Indépendants , et que se cachait encore un homme supérieur a tous les partis comme au sien , Cromwell , parvenu à la

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chambre des communes par d'obscures intrigues, et n'apportant au milieu des orateurs du peuple anglais qu'un extérieur vulgaire, un débit inculte, un langage pénible et fas*tidieux. Cependant, lorscju'il vint siéjger dans la chambre, Hampden, le montrant à quelques députés, qui s'étonnaient de la négligence de ses vêtements et de la rusticité de ses manières, leur dit : Ou je me trompe, ou cet homme si mal vêtu et de si pauvre apparence , sera l'un des grands hommes de l'Angleterre.

Le moment de vérifier cette prédiction , la guerre civile approchait par la faiblesse du roi et par l'emportement des communes. Dès .que les débats de la chambre commencèrent à tourner en attaques personnelles contre le roi, Cromwell se fit remarquer par l'amertume de son langage. La reine, catholique et toute puissante sur l'esprit du roi , était principalement en butte à la haine des sectaires , et les amusements les plus innocents de sa Cour servaient de prétexte à leurs pieuses diatribes. Un domestique de Prynne, député presbyte-

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