‹ Histoire de Cromwell (volume 2)Chapitre 18 sur 160 · LIVRE P|l£MI£B · texte numérisé non relu

LIVRE P|l£MI£B

reux Strafford. Le roi^ laenacé par des soulèvemeut^ populaires, entraîné par la fausse politique de son copseil épiscopal , accepta ces deux actes : l'un contre le plus fidèle de ses amis, l'autre contre lui-même , comme le dit Whitelocke ; ou pliitôt , il est vrai de dire que Charles , en reconnaissant une assemblée perpétuelle , qui bientôt serait exclusive , en souscrivant, pour ainsi dire, la déclaration i^4i de guerre des communes, ne porta pas un coup plus mortel à sa propre autorité , qu'eii abandonns^nt Strafford à l'échafaud, et que, par une eOrayante justice, l'ingratitude du monarque fut sa plus grande faute politique. Enhardies par le sacrifice d'une si noble victime , les communes s'accoutumèrent à la pensée de verser , au nom de l'État , Iq san^ le plus illustre. Les concessions du rpi, quoique reçues avec tra^sport, ne c^lm^rent pas l'agitation dçs communes; ^t 1^ voyage q(4'i{ fit en Ecosse 7 pour se rapprocher d^ ce peuple qui avs^it doQué le signal de la résissistance» augnpenta kw ii)quiétVL4<9. I^s ef* froyables massacres de l'Iriand^ , commis par

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les catholiques , fournirent , à l'esprit de fac*tion , le prétexte d'une nouvelle fureur. L'histoire rejette avec mépris les calomnies qui attribuaient à Charles une connivence dans le massacre de son peuple. Mais on concevra sans peine combien la sombre inquiétude des fanatiques , l'adresse des ambitieux , et la crédulité de la populace , devaient avidement recueillir ces bruits afireux, auxquels leur invraisemblance donnait l'air d'une grande révélation. Cependant , telle était encore Fincertitude des sentiments publics , que Charles , à son retgur d'Ecosse , fiit reçu par tous les ordres de l'État , avec les plus éclatants témoignages d'amour, dans cette même ville que sept semaines après il devait quitter en €ugitif , pour n'y reparaître qu'en prisonnier destiné à mourir sur l'écbafaud.

Dès que le roi se retrouva vis-à-vis de son parlement , on proposa , dans la chambre des communes, un projet de remontrance plus véhément que jamais. Pendant que le projet était vivement soutenu par les hommes éloquents du parti , Cromwell l'appuyait de sa

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