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confiance et de son ardeur. Il ne concevait pas, disait-il, qu'on pût hésiter et remettre au lendemain la décision d'une chose si peu douteuse. Il le dit à lord Fakland , qui l'avertissait que le débat serait long. Le lendemain , ,5^,^ lorsque le projet eut été emporté, après une discussion prolongée fort avant dans la nuit, et seulement à la majorité de quelques voix, comme il sortait du parlement à deux heures du matin , Fakland lui rappela ce qu'il lui avait dit : <x Oui , reprit Cromwell , une autre fois je vous croirai; mais, ajouta-t-il à l'oreille de Fakland, si la remontrance n'avait point passé, je vendais le lendemain tout ce que je possède , et je n'aurais jamais revu l'Angleterre , et je connais beaucoup d'honnêtes gens qui étaient dans la même résolution. » Depuis cette remontrance , les empiétements des communes furent rapides ; et , poussée d'usurpations en usurpations, plus ambitieuse à mesure qu'elle était plus puissante, ayant trop dépouillé et trop irrité le roi pour oser ne pas lui ravir les derniers restes de sa prérogative , la chaml>re s'attribua la conduite de la guerre d'Ir-'
4a HISTOIRE Dh CaOMWELL.
lande , deman<ia d^ gardes pour elle-même , et ordonna la suppression d'une garde nouvelle que Charles s'était formée. Le roi, par un coup d'autorité sans force et sans dignité , étant venu dans le sein du parlement pour arrêter cinq membres désignés, acheva d'irriter le peuple , et d'oter tout respect aux communes. Les écrits, séditieux $e multifdiè^ rent ; les évéques sont exclus de la chambre haute ; la reine, menacée d'une accusation, fuit 164a. en Hollande. Au milieu des émeutes populaires , le roi se retire à Yorc ; de4à il n^ociait avec le . parlement \ mais déjà la révolte avait gagné par*toot. Charles ^ présente aux portes de la ville de HuU ; le gouvemew*, mêlant à son infidélité le cérémonial de l'obéissance , lui déclare , à . genoux , du haut des murs, qu'il ne peut le recevoir. Les impositions que le parlement offrait aknrs à Charles marquent assez combien la puissance législative devient à son tour injuste et tyraunique , lorsqu'elle a franchi les bornes. Lie parlement s'y réservait la nomination à tous les commandements, à toutes les places, même à
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celle* de gouvçrne^r des enfants du Foi; enfin , anéantissant Véquilibre d^ pouvoirs eonstituUopBels, il n'accordait droit de séaiaice et de suf&age auy pa^ choisis par le roi , que de Taveu de la chambre des cononuBes.
Chsurles aima mteux être détrôné par la guerre que par up avis du parlement > et il arbora l'étendard royal à Nottin^ain y le a4
Apràs avQÎF déclaré trattre à la Datkm qui^ eoaqne assisterait le roi dans «tte guerre^ les deux chambres s'oocapèrent à soutentv leurs décrets par innie année ; dlese firent un appel aux bons Anglais^ les invitant à seoouvir le parlement de leurs priènes , de leurs beNirses et de leurs personnea Le comte d'Essex, memibre de la chambre des pairs ^ prcsbytérie» ^ mais surtout eanemi de. la Gour^fut nommé général, de celte armée, qui, par liabittide pluAÔA que par dérision, é^M levée ai» ncun du roà, qu'elle devait osanhattre. Beancoflop de membres de^ dens chaanfavea pnmnt des grades d'officiers. Gramuidl ntçut, des communea, un brevet, de capitaine, et lef^a dans
sa province une compagnie de cavalerie. Avant que la guerre (ut régulièrement ordonnée de part et d'autre , Cromwell ne pouvait être que chef de partisans. D'abord il éprouva ses nouveaux soldats par une &usse embuscade, chassa des rangs tous ceux qu'il avait vus fiiir, et les remplaça par de meilleurs choix , s'attachant à former une troupe de braves et de 164a. fidèles. Dans la multitude de combats qui marquèrent les commencements de cette campagne , les troupes du parlement , nouvelles et mal composées, étaient en général battues par la noblesse et les milices exercées du roi. Les mémoires de Ludlow ofi&ent quelques exemples de cette inexpérience et de ces &* ciles déroutes, qui rappellent les désastres co* mtques du régiment des portes cochères et du régiment de Corinthe , dans notre guerre de la fronde. Cromwell s'aperçut de ce désavantage inévitable; il dit au fameux Hampden, son ami*et colonel dans l'armée du parlement: «Vos troupes sont, pour la plupart, compoposées d'anciens domestiques , de garçons de tavernes, et de gens de cette espèce. Dans