‹ Histoire de Cromwell (volume 2)Chapitre 34 sur 160 · LIVRE PREMIER. 'jS · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. 'jS

quence dans la conduite des Presbytériens, qui ne voulaient pousser la révolution que jusqu'à un certain point (i),et respectaient le roi en lui faisant la guerre.

Charles voyait cette division avec joie , et en était d'autant moins pressé de faire un traité. Il aurait dû la craindre; car si la guerre se continuait , Tissue de ce schisme du parle* ment ne pouvait être douteuse.

Les Indépendants ne négligèrent pas de couvrir leurs desseins du prétexte de l'intérêt public. Les dépenses de l'armée pesaient sur ht nation , et la longue durée de la guerre, qui les rendait accablantes, était imputée à la lenteur intéressée des généraux , que l'on accusait à* la -fois d'éterniser la guerre par ambition , et de ne pas vouloir qu'elle réussit par attachement à la royauté. Cette accusation était populaire. Il en résultait que l'on devait ou conclure une paix avec le roi, ou choisir de nouveaux généraux. Les Indépendants ayant

(i) Our design was only to reform , not to al ter ; to régula te, and so to save, not to destroy. Holies^ pag. m.

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assez de crédit pour empêcher ce premier dénouement, que tant de difficultés entravaient , étaient maîtres du second (i).

iSAL ^ discussion s'ouvrit par la nécessité de réformer la discipline de l'armée. Un Indépendant assez obscur, Zouch Tate (a), membre du comité de la guerre , exposa , dans le bizarre langage du temps, que l'armée était dans le même état qu'un malade qui consulterait sur un mal au doigt , tandis que la masse entière de son sang serait corrompue.

Cromwell prit la parole (3). Le discours qu'il prononça est trop coiurt et trop simple pour n'être pas fidèlement rapporté comme une preuve que ce génie souple et profond savait à propos se délivrer de l'étalage mystique dont il a fait un si fréquent usage.

« C'est aujourd'hui, dit- il, le moment de parler ou de se taire à jamais. 11 ne s'agit de rien moins que de sauver lé peuple de la si-

(i) Ludlow's memoin, y. I, p. i33.

(a) Whitelocke's memorials of the engliah affaùv , p. ii3.

(3) The parliamentary history, v. XIII, p. 376.

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