‹ Histoire de Cromwell (volume 2)Chapitre 44 sur 160 · LITRE SECOND. 9I · texte numérisé non relu

LITRE SECOND. 9I

Tandis que Cromwell et Brown suivaient le roi depuis son départ d'Oxford, et répandaient des émissaires dans tous les comtés, pour les soidever sur son passage , Fairfax s'étant avancé vers Oxford, à la tète de son armée, rappela près de lui les deux généraux, pour former le siège de cette ville. Cromwell fut envoyé dans l'île d'Ely (i) pour y rani* mer le zèle des associations, et prévenir l'influence des agents du roi. En peu de temps il rassembla^ dans les comtés confédérés, trois mille dievaox. Les quarante jours expiraient ; mais Fairfax écrivit, en fiaiveur de Cromwell, une lettre au nom des principaux officiers de l'âoiuée* Ireton , WhâUey , Fleetwood , qui avaient signé cette lettre , étaient ou parents ou confidents de Cromwell. Le parlement, après quelques débats, décida (2) que «Sir Thomas «Fairfax pourrait désigner Cromwell pour «commander sous lui la cavalerie, avec le «titre de lieutenant-général, s'U le jugeait

(1) Whitelocke't memorials , p. 141*143.

(a) The Jonmal of the houaê of commons. Jnne 10 ,

ga HISTOIRE DE GROMWELL.

a convenable. » Dès - lors ^ suivant l'expression de Whitelocke, «il parut grandir dans la face veur du peuple et de l'année, et son éléavation commença d'exciter l'envie.» Mais, dans les temps de faction, l'envie est subordonnée à l'utilité des services , et chaque parti a trop besoin de ses chefs, pour se hâter de proscrire la gloire qui l'offusque, ou l'ambition qui menace de le dominer.

Cependant , Charles I*^' , cherchant la situation la plus avantageuse pour combattre, se retira vers le nord. Tandis qu'il conduisait son avant-garde, Ireton, sur l'avis de Cromwell , attaqua et mit en désordre quelques régiments de l'armée royale , laissés en arrière à Nazeby. Cette alarme, qui vint surprendre le roi au milieu de la nuit, le força d'abandonner sa marche. Il gagna promptement Harborough , où était son corps d'armée , et tint un conseil de guerre , dans lequel la vivacité du prince Robert l'emporta sur les objections des vieux généraux, et fit résoudre la bataille. Le roi revint donc sur l'armée parlementaire qui le suivait, et il la rencontra

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