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de le distribuer aux soldats. Le parlement se trouva maître d une ligne de places fortes qui lui servirent à bloquer, pour ainsi dire, le comté de Comouaille et le Devonshire, encore fidèles à la cause royale.
Cromwell , après avoir concouru à ces derniers succès , se chargea d'étouffer une nouvelle- espèce d'ennemis , nés du désordre de la guêtre civile. C'étaient des clubs armés qui s'étaient réunis, sous prétexte de défendre les propriétés du pillage. Ces rassemblements, quoiqu'ils ne parussent pas servir la cause royale, devaient inquiéter le parlement, qui ^ désormais certain de la victoire , était intéressé à maintenir l'ordre. Cromwell marcha sur Shaftesbury ,> rencontra l'un de ces rassemblements, composé de dix mille hommes ^ et sous les ordres d'un chef: il leur dit que ceux de leurs compagnons qui avaient été arrêtés seraient relâchés, s'ils n'étaient pas punissables suivant la loi. Il ajouta que Fairfax leur ferait rendre justice toutes les fois qu'ils auraient à se plaindre de ses soldats; «t il parvint ainsi à disperser cette foule ^
lOa HISTOIRE DE GROMWELL.
qui était une espèce d'année. Une autre réunion , beaucoup moins nombreuse , opposa plus de résistance. Cromwell la fit charger
par ses troupes, et enleva un grand nombre de prisonniers. Dans une lettre au parlement , il propose de renvoyer ces malhetireux (i), et de ne garder que quelques nobles qui les commandaient. C'était le mojren d'empêcher que cette guerre ne prît un caractère politique, et qu'un tumulte ne devint im parti.
Ces attroupements , inévitables dans une époque de confusion civile, se renouvelaient presque sur tous les points du royaume. Le parlement leur fit toujours rude guerre , lorsqu'il étaient ou loyalistes ou incertams , et les employât, quand il fat possible. Au siège de Bristol , qui suivit immédiatement l'expé-
dition de Cromwell, les clubistes dé Sommerset et de Glocester servaient dans Tarmée de Fairfax. Bristol, où s'était jeté le prince Robert avec quatre mille hommes de trouvés, devint le dernier espoir de la causé royale. Cromwell
(i) Whitelocke's tnemorials, p. i6o.
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se hâta de se rendre devant cette place assiégée depuis quelques jours par Tarmée de Fair- &x. Le général ^ après (q[uelqQes propositions de paix inutilement adressées au prince Robert , fit observer, par son armée, «n jour de prières et de jeûne , et prépara tout pour un assaut nocturne. A deux heures du matin commença ^g, ^ l'attaque au cri mille fois répété de Dand.
Bientôt l'armée victoricru^^ entra dans la place au cri de Seigneur Dieu des armées (i). Le siège iBt l'assaut n'avatent coûté à Fairfax que deux cents hommes. Ireton, le gendre de Cromwell , fut blessé. Le- prince* Robert , retiré dans la citadelle , en sortit après avoir rendu la place à dbs conditions plus rigoureuses que celles qu'il avait refusées , et fut recondtiit jusqu'à Oxford. C'était un dernier coup à la fortune de Charles. Le Roi écrivit au prince Robert unie lettre pleitie d^amertume , en y joignant un passeport pour sortir du royaume. Les vainqueurs trouvèrent, dans Bristol 9 de nombreuses mmitlions et éent ■ — ^-»-. — -■ —
(i) 'Whitelocke'8 memorials, p. i66.
I04 HISTOIRE DE CROlffWELL.
quatre pièces d'artillerie. Ces détails furent annoncés au parlement par les lettres de Fairfax et de Cromvrell. On peut croire , disait Cromwell , en finissant la sienne (i), « que «c quelques éloges sont dus à ces braves gens «c dont j'ai tant cité la valeur. Mais la prière « qu'ils vous font , la part qu'ils demandent « dans cette bénédiction., est de pouvoir être « oubliés , pour ne laisser de place qu'aux ce louanges du Seigneur. C'est leur joie d'air voir servi d'instruments à la gloire de Dieu fc et au bien de leiir pays ; ils sont honorés « que Dieu ait daigné les mettre en usage.
« Monsieur l'orateur, ceux qui ont servi dans « cette occasion, savent bien que la foi et les •c prières vous ont conquis cette ville. » La chambre des communes adressa une lettre de remerciements à Cromwell comme à Fairfax.
Après la prise de Bristol . l'armée marcha sur la forteresse de Devises , qui se rendit avx premières approches de Cromwell , et livra un nombreux dépôt d'armes et de vivres.
(i) Whitelock€*A memorials , p. x66.
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Le roi, qui se dirigeait vers Oxford avec. un corps de cavalerie , venait d'essuyer de nouvelles pertes. Cromwell, avançant à la tête de son régiment , s'était emparé de la ville et du château de Winchester. Les généraux parlementaires , pour animer la guerre civile , permettaient le pillage; et le parlement avait plus d'une fois donné aux troupes leur butin (i) pour récompense. En suivant cette méthode y, Cromwell se montra cependant sévère observateur de la discipline et des traités. A la prise de Winchester, ayant reçu les plaintes de quelques soldats de la garnison , qui avaient été dépouillés par les siens , il fit chercher les coupables , ordonna que l'un d'eux fut pendu y et renvoya les autres au jugement du gouverneur d'Oxford (a).
Après Winchester , il fit tomber successivement plusieiurs forteresses occupées par des chek royalistes , entre autres, Basing-House, où s'était fortifié le comte de Winchester,
(i) The Pftrliainentary history, v. xv, p. a4o. (a) Tbe life of Olivier Cromwll, p. 3o.
que Cromwell retint prisonnier, et qu'il livra au parlement. C'était une suite de coups-demain heureux qui détruisaient par partie la cause royale , trop Êiible pour soutenir désormais un choc général.
Cependant Cromwell vainqueur alla rejoindre Fairfax, qui s'occupait à former le siège d'Exeter, et avait encore en tête le jeune prince de Galles, qui commençait l'apprentissage de la guerre au milieu des désastres du trône. Ce prince, après s'être vu enlever , par Cromwell , un corps de cavalerie, se retira seul avec soi^ régiment dans le comté de Comooaille, laissant le reste de l'armée sous la conduite du lord Hopton. .
Fairfax et Cromwell , après avoir achevé le blocus d'Exeter, s'emparèrent du port de Darmouth , et mai^chèrent Sur la ville de Torrington , où s'était ralliée l'armée du prince de Galles , sous les ordres de lord tlopton. L'attaque ccnmmença par lé» dragons de Cromwell. La ville fiit enlevée^ la cavalerie de Hopton mise en déroute, son in£ainterie tuée, prisonnière ou débandée. Le gëûéral se sauva