‹ Histoire de Cromwell (volume 2)Chapitre 49 sur 160 · LIVRE SECOND. I · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND. I

dans le comté de Comouaille (i) avec trois' mille chevaux, attirant après lui toutes les forces de l'ennemi qui , dans Timpatience d'anéantir ce dernier reste de la guerre , le poursuivait sans relâche. Le prince de Galles, voyant arriver Hopton fugitif et serré de si près , désespéra de tenir encore la campagne. Il se jeta dans une barque pour gagner l'île i6a5. de Scilly , d'où bientôt û passa sur le continent. Hopton , poussé aux dernières limites du cornté de Comouaille, voyant l'esprit du peuple aliéné par l'approche des vainqueurs, se résolut à écouter les proposition^ de Fairfax , qui , tout en attendant sa réponse , avait battu un de ses quartiers. La capitulation fut signée le i4 mars; les armes et les chevaux furent ^ livrés à Fairfax, et les hommes laissés' libres , sous le serment de ne plus servir contre le parlement Hopton, avant la signature du traité , s'embarqua pour la France ; Fairfax revint sous les mui^ d'Exeter, qui se rendit au vainqueur.

(1) WhiteIo€ke*3 memorials , p. i99«'iox-2o3.

ibS HISTOIEE DB CBOMWELL.

Aa milieu de ces désastres, un parti roya* liste, formé dans l'Ecosse , parut taire , en hr ▼eur de Charies , une puissante diversion.

Montross , jeune Ecossais d'une illustre maison , d'abord o£Eicier supérieur dans l'armée des Coyenaniaires ^ avait été séduit par la flatteuse bonté du roi, et s'était livré sans réserve à sa cause. Dès- lors, il perdit toute influence sur le gouvernement d'Ecosse; il fut long-temps prisonnier ou fugiti£ Son infsh tigable valeur, sa popularité parmi les montagnards, une foule de tentatives aventureuses lui donnèrent un nouv^u partL II reçut des secours du comte d'Anlrim, seigneur irlandais, et il entreprit la guerre au nom de Charles.

Le comte d'Argyle , possesseur d'immenses domaines en Ecosse , et l'un des plus grands appuis du parti républicain , fut vaincu par Montross , qui put se flatter un moment de rétablir dans ce pays , où commença la guerre civile, l'autorité absolue du Roi. Le dévouement exclusif de Montross n'admettait pas de transaction avec l'esprit de liberté. Il détourna toujours Charles de 'la paix; et les

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