LIVRE SECOltD
lui <t ses deux témoins allaient être conduits à la Tour, si quelqu'un en avait fait la proposition. Au reste, que cette anecdote soit véritable ou fausse , il est certain que Crom- , well, embarrassé des soupçons qu'il excitait, et croyant la rébellion assez préparée , quitta brusquement la chambre, et partit pour l'armée. De là il écrivit à la chambre des com- ,g^ munes , qu'ayant appris que la défiance et la haine des soldats contre lui commençaient à se dissiper , il s'était hâté de retourner à l'armée; qu'il avait trouvé les soldats abusés par de j^ux rapports, dont il découvrirait la source. Il annonçait en même temps, que le retour Ai général et des officiers serait un moyen de calmer les esprits et de prévenir de nouveaux désordres.
Tandis que l'armée s'élevait contre le parlement , le Roi , qui était comme le prix du combat , demeurait toujours à Holdenby, sous une garde sévère. On voit , dans les mémoires de (i) Whitelocke, que les commissaires du
(i) Whitelocke's memorialsy p. 246.
l34 HISTOIRE D£ CROMWÉLL-
parlement écrivirent 4 la cl^uzlb^e pour s'excuser qu on eût remis , à leur iixsii , une lettre au Koi. Mais ce n'était plus des royalistes que jle parlement aurait dû de défier. Cromw^U et les Indépendants «vai^nt senti que le sçrt |des événeni^i^ts ne tecia^t plus 4}u'à la personne du Jlcâ; et J'^ylisâpliue de l'armée favorisaîJt t;ou|t^ ^otrepris^ pour enlever ce priace. Fairfax n'avait qu uii« pi>pularité sans pouvoir*; tout ^ faisait pax la volonté de I^ mujtjitude, c'est-à-dire d0 quelques meneurs; et pen^oan^ Bfi i^pon* dait de ce qui se faisait au nom 4^ l'armée.
Dans ce désordre , un sip^ple Qor|iette , nom^ié Joyce 9 suivi de cinq cents cavsdiers , p^ut devant Holdenby , et .demanda qu'on Uii ouvrit les portes au milieu de la njuit. Il aîpul^ pour toute explication 9 qu'il pv^it a£bjre au Kqi et voulait lui parler. Le cpmmapdanl; p4M^* lementaire essaya vainement de repousser cette visite imprévue.JLies soldants, recoonaiss^^nlt leMT^ camarades, se hâtèrent d'puvrir le^ poites poi^ Épatemiser (i). Joyce , après avoir mis des sen-
(t) Whitelocke*ft memorials , p. a53.