LIVRE SECOND. iSg
tîoQS n^uvelle^. On vota que les soldais rece* vraiftnt ime paye (i) d'ofiiciers; on irota de nouveau que U déclaration du 3o cnars^ cont/e la péûion de Tannée , sm^ e£Escée des registriçs.
Juannéie, dans u^e réunioii à Kewmaiiust, avait déclaré insip^anl» les pi^mttrs toCss que le parlement av^ portés «n ea fiaivear:
£Ue marcha vers Londres , .et sWança jusqu'à Saia|>Âl]>aQS^ A ce bruit ^ le parlement or* dono^ d0$ levées de tivoupes dans Londres ; il clH'i'ic^hait m niéma tiempfl à diviser rarmée par des jS^v^Mn nouvelles , promises aux sol^ dats qui s'engag^roîeptpourr^Kpédilîondlr* lande. Sfai^ l'arn^^ée, niitqie par l'esprit de seçtie e): de oorp($, œ Pépoiidtt à oes fiûblos e|ïbrt§ q[i^0 pov de$ prétentions claH|U6 jeur plu^ tpepaçante^^ Au lieu cbs se faamer à scii il9i|4|[*4ts pi^rROimpl^ 9 ^lle i^ntra dans b réforme de Toidre ppliiti(|i)f ^ et devanda pavticnKérement l'expulmofi de oaze membres (a) des
l'M iimi'i'i
(i) The Parliamentary history, t. xv, p. 397. (1) The Parliamentary history, v. xt, p, 470. — Memqim «f Oeaol iMd fiaUes, p. 1 15.
l4o HISTOIRE DE CROMWELL.
communes 9 qu'elle accusa de haute trahison.
Ces actes d'accusation , et tous les écrits qui furent produits au nom de l'armée, étaient composés sous les yeux de Cromwell, par Ireton , auquel , l'année précédente, tSij. il avait donné sa fille en mariage, et que son courage et l'appui d'une telle alliance avaient élevé au grade de commissaire^énéral de l'armée. Ireton était à-la-fob homme de guerre et de cabinet; et quelques études de jurisprudence lui donnaient une grande facilité pour rédiger, d'une manière forte et subtile, les demandes impérieuses de l'armée. Le co^ lonel Lambert, que la guerre civile avait également tiré de la profession dii barreau , concourait au même travail. Les griefs de l'armée avaient d'ailleurs toute l'absurdité que permet Fei^prit de révolution. On accusait les onze députés d'avoir favorisé le Roi, à l'époque des premières conférences d'Uxbridge , et d'envoyer maintenant des subsides à la Reine ; mais le crime de HoUes et de Stapleton, les plus distingués d'entre eux, c'était leur résistance courageuse aux envahissements de l'ar^
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mée et à l'ambition de Cromwell. Cç général, chaque jour plus puissant, dirigea la haine de Tannée sur ses ennemis personnels ou Sur ceux qui méritaient de l'être. Ainsi Maynard, qui avait défendu Cromwell contre HoUes et Stapleton, fut proscrit avec eux. La chambre résista plusieurs mois avant d'abandonner ses membres accusés ; elle ne céda qu'aux dernières menaces, et (i) fléguisa leur exil sous la forme d'un congé provisoire. C'est encore un caractère de la révolution anglaise , et une conséquence remarquable des vieilles traditions de liberté, que ce respect pour le nom de parlement, qui, dans la chute delà constitution, dans la double fureuj des factions et des sectes, dans les violences de l'armée, dans les épurations arbitraires de la chambre des communes, dans la suppression de la chambre des lords, ne permit cependant la condamnation ni le supplice d'aucun député, d'aucun pair, si l'on excepte ceux qui, prisonniers sur le champ de bataille, pé-
(i) The Parliamentary history, toI. xvi, p. i6i.
rirent par nne Tengeance odieuse , mai» a^ec une $(Me de légalité , non pour feur dissentûneat, mai» pom* leàt révolte.
Cependant le conseil coBunon et le penple de Londre» étaient oppooé&aux conceMonsdii parlement Dan^ ks pa|f s peu aceontomé» à Tempire des lois, les années eMrainenl et dominent le peuple. Mab en Angleterre, où Id libesté srait andeAiement racine dians hs cœvffs, le peuple de Londres aurait tout tenté, pour ne pas être snbjugué par Tarmée. Ce zèle se manifesta par des émeutes quv embarrassèrent le parlement Le penple , s-'étant porté à Westminster , demanda violemment le rappel des onae memBreSi Les* apprentis et les jeunes gens de Londres présentètenf des pétitions appu jée» de menaces^ Les ehambres s'ajournèrent Di»s TinCervaUe , les devex- orateurs, et près de cenC députés de la secte indépendante, effirayés de ees violences ^ ou les prenant pot» prétexte , sottitteat de- Lon* dres, et se retirèrent au csinp de Fairfox.
Cette fuite avait été ménagée par Tinfluence d'Ireton , et les intrigues du jurisconsulte