‹ Histoire de Cromwell (volume 2)Chapitre 74 sur 160 · LIVRE TROISIÈME. l · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME. l

écofisaifi 9 tomba frappé d'un coup mortel ; et ses soldats y dans le désespoir de sa perte , massacrèrent tous les Écossais qui se rendaient. Cromwell se hâta d^adresser à la chambre les détails de cette grande victoire , et cent drapeaux enlevés à l'ennemi. Hamilton fuyait avec 4ooo chevaux et les restes de son infanterie. €romwell le suivit sans relâche , et dans plusieurs combats rapidement livrés , lui enleva toutes ses forces , et le réduisit k errer avec quelques centaines dliommes, pour tomber en6n dans les mains des vainqueurs, qui l'envoyèrent prisonnier au château de Windsor. La chambi^e des pairs , ne trouvant plua de difficulté à dédarer ennemis les Écossais vaincus , proposa la première de célébrer leur défaite par un jour d'actions de ^ees. La guerre , si promptement terminée , portait au comble la réputation de Cromwell, et Tespérance de tous les ennemis du trône. Le Roi , dans sa prison de Wight, apprit cette nouvelle avec douleur. Il eut l'imprudence de montrer ses regrets, et la confiaxuçe que lui avait inspirée l'armée écossaise , qu'il au-

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rait (i), dit-il, renvoyée d'un signe de la main. Toutefois, en dépit de cette victoire , ou même à cause de cette victoire qui augmentait l'as- Cendant de Tarmée, la majorité presbytérienne reprit ses négociations avec le Roi, et parut désirer sincèrement la paix. L'esprit de révolution semblait ne plus se conserver que dans les restrictions excessives que les Presbytériens prétendaient apporter à la prérogative du monarque. Ils voulaient la royauté ; mais ils la voulaient impuissante et désarmée. Ils s'en défiaient encore; ils se précautionnaient contre elle au moment même où ils consentaient à la secourir. Préoccupés de leurs anciennes inquiétudes, ils ne songeaient pas assez que le péril avait changé de place ; et que, s'ils ne se hâtaient de rendre au trône une force véritable , pour y trouver eux-mêmes un asyle , et le trône et la liberté allaient être envahis par la faction militaire.

Cromwell (îi),qui n'ignorait rien des incerti-

(i) The Parliamentary hîstory, v. xvii,p. 421. (2) Ladlow's memoirs ^ t. x , p. 26a.

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