‹ Histoire de Cromwell (volume 2)Chapitre 75 sur 160 · LIVRE T^lOISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE T^lOISIÈME

tudes et des retours de la chambre des communes, poussait avec rapidité son expédition victorieuse, à laquelle il était assuré de subordonner facilement tout le reste. Montross , arrivé trop tard pour soutenir le duc Hamilton, se replia vers l'Ecosse. Cromwell le suivit ; et après avoir remis sous l'obéissance les villes de Berwick et de Carlisle, il parut tout-à-coup sur les frontières d'Ecosse , en libérateur et en conquérant. Ses proclamations annonçaient sûreté pour tous les habitants paisibles , et ne menaçaient que l'ennemi qui avait récemment envahi le territoire anglais. Les partisans d'Hamilton dominaient encore dans le parlement d'Ecosse ; mais la marche rapide de Cromwell les chassa bientôt d'Edimbourg. Ce général s'avança sans obstacle, ne rencontrant sur s"bn passage que des députations qui le remerciaient au nom de l'Ecosse. Argyle et ses amis vinrent au-devant de lui, et le conduisirent en triomphe à Edimbourg. L'armée anglaise campa autour des minrs de la ville.

Cromwell reçut les félicitations de toutes les autorités, et leur demanda de ne conserver

l88 HlSTOIltC D£ CROMW.SLL.

dans les eoiplcMS publics aucun de ceux qui avaient participé à la dernière invasion. 11 fit ordonner, par le conseil, la dissolution des troupes que commandait eacpre Montross. Il changea tout à son gré, et détruisit toutes les racines du parti d'Hamilton. Ce n'était pas sans doute quune grande partie de l'Ecosse ne fit des vœux pour le Roi; mais beaucoup de Presbytériens, ayant éprouvé l'intolérance des Royalistes , embrassaient la protection des Indépendants, qu'ils avaient d'abord détestés. Us n'avaient pas encore fait l'expérience du despotisme de l'année , ^t ils s'y livraient au moment où les Presbytériens d'Angleterre cherchaient à l'éviter par ime réiiyion sincère avçç le Roi. CromweU, qu'un pressant intérêt rappelait en Angleterre , s^ fit prier par les Presbytériens écossais pour laisrser , dans leur pays, une portiow des troupes dïiargée de garantir la tranquillité noyveUement rétablie. Il en confia la condwte à Lambert; et après des fétes et des réjouis^ sauces qui célébraient b réunion des deux peuples , ou plutôt des deun partis , il quitta promptement Edimbourg.

Page 1