‹ Histoire de Cromwell (volume 3)Chapitre 100 sur 131 · LIVRE ONKIÈMS. SSy · texte numérisé non relu

LIVRE ONKIÈMS. SSy

expliqués par les Indépendants , qui s'en moquèrent beaucot^p, et couvrirent de boue les armoiries du Protecteur , mises sur la porte de Fhôtel de Sommerset.

Le a 3 novembre, la cérémonie des funérailles fut enfin célébrée : c'est-à-dire Teffigie de Cromwell (car il n'est plus parlé du corps) fut déposée dans un magnifique cercueil, et portée par dix gentilshommes du palais jusqu'au char funèbre, où deux gentilshommes de la chambre se placèrent à l'une et l'autre extrémité du cercueil. Plusieurs personnages de distinction soutenaient , des deux côtés du char, le crêpe qui le couvrait. Les rues étaient bordées par *de longues files de soldats , portant des branches de cyprès dans leurs enseignes. Après le maréchal du palais, qui dirigeait la marche , venaient les pauvres de Westminster , en deuil , et poussant des cris. Le cortège était immense; il se composait des officiers de la flotte et de l'armée, des juges, du lord-maire, des personnes alliées au Protecteur , des membres de la nouvelle chambre des lords , des ministres étrangers , des com-

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missaires du sceau, des cominissaires de la trésorerie , des lords du conseil privé. Huit officiers de Tannée portaient diverses parties de l'armure du protecteur. Son cheval était conduit par lord Cleypole.

Lorsque le cortège fut arrivé à Westminster^ les dix gentilshommes du palais portèrent le cercueil dans la chapelle de Henri Vil , et le placèrent dans une tombe y où il resta encore quelque temps exposé à la vue.

Ce détail, et beaucoup d'autres particularités sur la translation de l'eflSgie du Protecteur, ont fait supposer que son corps, qui ne paraît pas dans toute la pompe funèbre, ne fut réellement pas enseveli à Westminster.

Les insultes que , suivant quelques récits , Cromwell mourant paraissait redouter pour sa cendre , favorisaient à cet égard toutes les conjectures. L'événemi^at qui justifia cette crainte , fit désirer ensuite à ses admirateurs que la haine se fut trompée dans une si misérable vengeance. Les anecdotes et les fiiusses traditions se multiplièrent. On assurait que son corps avait été jeté dans la Tamise. On

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