‹ Histoire de Cromwell (volume 3)Chapitre 107 sur 131 · LIVRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE ONZIÈME

à la République contre Charles Stuart et tout autre particulier. Us affectèrent de se souvenir avec intérêt de ce Richard qu'ils avaient tant humilié. Us vinrent à la barre de la iÇSg. chambre présenter une de ces adresses menaçantes, dont Cromwell s'était si souvent servi pour entraver le pouvoir civil. Les demandes de l'armée étaient contenues dans quinze articles , où Ton réclamait la liberté des cultes , excepté pour le papisme et l'église épiscopale, la réforme des cours de justice, des uni versites, la périodicité des parlements, la nomination de Charles Fleetwood au commandement général des armées de la république.

Dans un dernier article, on demandait (i) que toutes les dettes de Richard fussent acquittées , et qu'on lui assurât à lui - même vingt mille livres' sterling de revenu , dix mille à ses héritiers, et huit mille à son honorable mère, afin de. transmettre aux siècles à venir un témoignage de la haute estime que cette nation conservait pour les services ren-

(i) The Parliamentary historj, y. xxi, p. 363.

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dus par son père. Ainsi le nom de Crotnwcll dominait toujours ; et le plus implacable ennemi du Protecteur, Lambert, invoquait main« tenant sa gloire contre la liberté publique.

Mais Ludlow, Vanes, Haslerig, tous ceux qui abhorraient par conscience la tyrannie du Protecteur, devaient s'indigner d'un pareil langage. Les divisions augmentèrent chaque jour entre les partisans de Cromwell, affiranchis par sa nfiort, et les andens martyrs de la république. Le parlement pramit de satisfaire Tarmée; mais, dans sa condescendance, il reprit l'avantage par une mesure hardie. Il ordonna que tous les officiers recevraient des commissions nouvelles de la main de Torateur; et ^ malgré la résistance et les murmures de ces esprits factieux , appuyé de l'exemjde que donnaient Haslerig et Ludlow, il se fit obéit par tous, et, n'osant pas destituer ses ennemis > il eut au moins la satisfaction de les confirmer lui-même dans leurs grades. Lambert eut deux régiments , et se trouva général sous l'autorité de Fleetwood , qu'il faisait mouvoir à son gré. Le parlement , ainsi revêtu de toutes les appa-

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