‹ Histoire de Cromwell (volume 3)Chapitre 20 sur 131 · LIVRE SEPTIÈME. Ôl · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME. Ôl

tf une vaste conspiration contre sa vie , et celle des principaux membres de son conseil.

Plus de quarante personnes furent arrêtées et prévenues de complicité. Dans ce nombre était un traître, qui cacha long-temps sa bassesse sous une persécution apparente et sous une ancienne renommée de courage et d'honneur, Richard Willis , officier de l'armée de Charles , dépositaÎTe de tous les projets des Royalistes, et les vendant à Cromwell. Le Protecteiu*, après avoir annoncé de l'indulgence pour les Royalistes, et même favorisé ouvertement quelques papistes irlandais, frappa ainsi ce parti, soit qu'il ait eu besoin de le punir, ou qu'il voulût l'effirayer.

Il ne se montra pas moins sévère contre les "Républicains qui ne voulurent pas s'associer à sa tyrannie : ce fut le petit nombre. Il fit comparaître , devant son conseil, le major (i) Harrisson , le major Carew et le colonel Rich. Il accusa le premier d'avoir voulu lui enlever son emploi de général, à l'époque où il se trouvait malade en Ecosse.

(i) Lodlow's memoirs , y. n , p. 48^

CFomwell, n'ayant pu arracher à ces trois £épubiicains le serment de ne rien entre-* prendre contre sa personne et son pouvoir, il les envoya dans diverses prisons.

Milton qui, du milieu de son enthou-* siasme , voyait encore dans CromweU le soutien de la liberté, lui disait alors, dans un écrit plein de la gloire de ses grandes actions : rt O CromweU! respecte l'attente que l'on a « fondée sur toi ; respecte le seul espoir de la ce patrie ; respecte la présence , les blessures ce de tant d'honm^s courageux, qui, sous tes ce ordres , ont combattu pour la liberté ; reste pecte les mânes de ceux qui ont péri dans « cette lutte généreuse ; respecte l'opinion des cr autres peu[^es , et les grandes idjées qu'ils a se forment de cette république , que nous a avons si glorieusement élevée , et qu'il serait « si honteux de voir disparaître. 2> Il le conjurait, dans le même écrit , de lever les entraves , et de rendre à la pensée une liberté de la presse qui l'instruirait lui-même. Mais le jour même

(i) Milton'spolilikal Works, p. X09.

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