‹ Histoire de Cromwell (volume 3)Chapitre 44 sur 131 · II · texte numérisé non relu

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l6l HISTOIRE 1>£ CROMWÏILL.

place de3 Rois, et cita leur exemple, pour autoriser les remerciements qu'il adressait à la chambre des communes. « Je m'aperçois, « dit-il , que le parlement , dans le nombre de a ses actes , a pris un soin particulier de ]pour- « voir aux besoins de la république par les « bills sur les impôts qui me sont présentés, (c et auxquels j'ai donné ma sanction; et, sa- <t chant que ce fut toujours la pratique des « chefs de l'état de reconnaître par des reff merciements le zèle et le patriotisme des a communes , je les remercie cordialement de a la bienveillance qu'elles marquent en cela. » Une conspiration découverte vint resserrer cette bonne intelligence, en faisant éclater le zèle de la chambre. Il ne s'agissait cependant que d'un soldat accusé, par deux de ses Camarades, d'avoir voulu assassiner le Protecteur sur la route de Hampton-Court. Ce màlheûreiiic fut condamné en vertu du statut d'Édôuarri ID, le chef de justice ayant déclaré, que pat le mot de Roi on entendait le magistrat suprême, quel que fut son titre. <ie strfdat, nomménSyndercomb, fut trouvé mort dans sa prison , et

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Ton fit de cet obscur conspirateur (i) un agent de la cour d'Espagne et de Charles II. Le pa^lement fit célébrer un jour d'actions de grâces, en mémoire du péril auquel avait échappé le 165;. Protecteur. Après le sermon, la fête se contiiiua par un banquet solennel à Wbite-Hall. ' A la même époque, une anecdote singulière prouvait que le fanatisme qui avait commencé la i^-évoltttion n'avait rien perdu de sa force. Un jeune soldat, qui avait servi sous le gé*néral Lambert , imagina de se faire passer pour Jésus " Christ ; il trouva des insensés qui le suivirent. Il entra dans Bristol , monté sur une ânesse , entouré de fsinatiques ^ qui §elaient sur son passage des flèiu^ et des branches ti'aÉl>re. Ce malheureux fut arrêté , et ie pariement instruisit son procès. Une feule de lettres attestait la singuHère illusion de ses disciple^. Le parlement condamna sérieusement cet insensé comme blasphémateur (a), et lui fit subir la flagellation et le pilori.

(i) Thiirloe*8 state'papers, ▼. vi, p. 90.

(a) The Fariiâmentary hitlory^ y, jtxi, p. 45.

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Peu d« jours après la prétendue conspiration de Syndercomb , le Protecteur fit proposer au parlement de confirmer par une loi iGS'T. 1^ ^^^6 du dixième imposé sur les Royalistes. La chambre composée d'hommes , ou dévoués à Cromwell , ou compromis par la révolution , n'avait pas d'éloignement pour ces mesures de rigueur. Mais elle supportait avec impatience l'autorité des majors -généraux qui en étaient l'instrument ; et les plaintes s'élevaient de toutes parts contre leur tyrannie. Cromwell, qui avait tiré de cette institution tout le service qu'elle pouvait rendre , et qui trouvait maintenant un appui plus légal dans la docilité du parleqient , n'hésita point à sacrifier les majors-généraux^ tout en leur promettant de les maintenir. Peut-être cômmençait-il à s'inquiéter pour lui-même d'une puissance de cette nature. L'intention du Protecteur, à cet égard, se marqua d'une manière peu équivoque par le langage des personnes de sa famille. Cleypole, son gendre, prit la parole dans le parlement, et dit, « qu'il lui suffisait a de lancer le gibier , et qu'il laissait à d'autres

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