‹ Histoire de Cromwell (volume 3)Chapitre 9 sur 131 · LIVRE SEPTIÈME. a · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME. a

missaires du sceau , des juges , et des barons de diverses cours , vêtus de robes longues , du lord-maire , des aldermen en robe d'écarlate, du greffier de la viUe, du porte-épée, * tous en voiture. Cromwell venait le dernier , seul dans sa voiture , et habillé de velours noir. Il avait autour de lui sa garde ; et beaucoup d'officiers escortaient k pied, sur les cotés et en avant de sa voiture. Ce cortège se rendit à la salle de la chancellerie dans Westminster. Un fauteuil était préparé. Cromwell se tint debout à Ja gauche de ce fauteuil ; et les commissaires du sceau , les juges , le conseil-d'état, les officiers, s'étant rangés à Tentour, suivant un cérémonial convenu, le major Lambert prit la parole ; il exposa la dissolution du parlement et le besoin pressant des affaires. Au nom de Tannée et des trois Royaumes, il pria le général d'accepter la dignité de Protecteur. Cromwell consentit après beaucoup de résistance; et Vvn de» secrétaires du conseil fit aussitôt lecture de V instrument d'état.

Cet acte , que le conseil des officiers venait de rédiger à la hâte > était combiné avec assez

d'artifice , pçtjir allier quelqiuçs apparences répuMicaiow avee un pouvoir plus fixe, et plus ^^du que oelui-méme.des anciens Roîs.

Le pten^f r article disait : « La suprême au* a ijorît^ légialalive résidera dans une personne, ff et dans le peuple assembla eh parlement ; «c le titre de cette personne sera, lord Protec- « teur de la IU§piubtiqiU^ d' Aogiejterre , d'Ecosse c et dlrlande* »

. La série des attributions du I^otecteur, conipreuait radministratian , la guerre , les traités, le droit de fme grâce, enfin tous les privilèges du tf4>n»* Mais le ret^r de la cbamhre des oommunies était asisuré, et elle était rétd^ saiibs h oonowr.eQbee de la pairie, ce qui flattait Topinion républicaine* Une partie de Xinstrumeni dét^t était conférée à ré^i^r les droit» du parkyoïent. 0« y voyait ipéine inséré , oomtne arti^de fondamental , un tableau du nombre des députés q^jire devait élire chaque >iille, ehaque bowi®, cbaqu^e icpmté. La dissolution de la chaflabre^ prérogiative indi&pen^ sable à la couronne , avait été Tun des grands griefs d^s Républicains oonti% l'ancienne mo-

Page 1