‹ Histoire de Cromwell (volume 3)Chapitre 10 sur 131 · LIVRE SEPTIÈME. ^'J · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME. ^'J

narchie. Aux termes de la nouvelle constitution , le parlement qui se renouvelait tous les trois ans, ne pouvait être pendant un intervalle de six mois, à dater de sa réunion, dissous ni prorogé que de son consentement. La compétence du parlement s'étendait à toutes les lois et à tous les impôts ; on n'exigeait pour être élu que t'âge de vingt-un ans , et la réputation d^Hnme intégre et craignant Dieu. Il suffisait , pour être électeur , de posséder un hien réel ou personnel de la valeur de deux cents livres sterling.

Par ces dispositions, Cromwell semblait rendre beaucoup d'influence et de liberté au pouvoir démocratique ; mais il avait tellement multiplié les exceptions , quil anéantissait le droit. Dans «ne foule de cas indiqués l'élection devrait être nulle, et même punissable.

Les mots d'intégrité , de crainte du Seigneur , aussi paissants que ceux de patriotisme ou de cii^isme^ donnaient un scrutin épnratoire dont Cromwell disposait. Le conseil-d'état se trouvait le juge suprême de toutes les difficultés relatives aux élections^ et, par le fait , il devint l'électeur en dernier ressort.

a8 HISTOIRE DE CROMW£LL.

Cette institution du conseil - d'état était le chef-d'œuvre de la politique de Croniwell.

Maître absolu de cette assemblée peu nombreuse , et remplie de ses créatures , il semblait , par son instrument d* état y en faire un corps, constitutionnel , associé au gouvernement , et sur lequel il rejetait une partie du pouvoir. Tout devait se décider par le Protecteur, et la majorité du conseil. Enfin y c'était au conseil qu'était exclusivement réservé le droit d'élire un Protecteur : car Cromwell avait eu soin de ne pas rendre héréditaire cette dignité déjà si choquante pour les Républicains; et, l'on croit même que ce fut un artifice , par lequel il tenait ses prmcîpaux officiers dans la soumission et la rivalité, les amusant l'un après l'autre de l'espérance de lui succéder^

Après la lecture de l'instrument d'état, le lord Protecteur prêta serment de gouverner les trois nations suivant les lois, statuts et coutuines. D'après les premières expressions de ce serment (i), il paraissait fonder son

(i) The Parliamentary history, ▼. xxi, p. a63..

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