‹ Histoire de Cromwell (volume 4)Chapitre 119 sur 155 · LIVRE ClITQTriiME. 3'îi r · texte numérisé non relu

LIVRE ClITQTriiME. 3'îi r

dans un bras de mer ^ auquel elle donne' son nom.. i.

Les troupes de Charles étaient couvertes par des fortifications qu'elles avaient ' élevées durant l'hiver. Cromwell leur présenta inutilement la bataille : il emporta sous leul»s yeux une forteresse défendue par une de leurs garnisons; et, ne pouvant les tirer de leurs retranchements, il résolut de faire occuper ie comté, de Fife, sur l'autre bord de la rivière Forthl Lambert battit dans cette j>ro vince un détachement de l'armée royale, commafndëe par le major-général Broi?vrn, qiii avait 'autrefois senviile parlemient. En annonçant cette victoire .au) parlement (i), Cromwell ne manqué pas d'en faire le sujet d'une exhortation sévère.* Il demande qu'on efface tout ce qui peut

blesser les yeux jaloux du Seigneur, îet que Ton cherché de plus en plus le bien ^général ; « car ;les yeux du Seigneur courent çàiefcilà*; a ^t cptnmé il distingué ses ennenns-'i^iifur les ^ punir, de même il n'épargnera point dê^x

(i) The Parliamentary histoYy, v. x7x, p. 494. /. 9.1

3a3 HisToiHE i>e cromwell.

<( ^uicqi^ft il f^t du feieii, d'ilc^ ne davienamit H pas meilleure pour prix de sa douce afifiec*- 4 tÎQii^ JV rhiliBii>lç haïKliesse de tous rappea Jer e^ devoir ém& les propres termiss de « JMvid, pt^woe 119 y verset i34 : Seigneur, «( déHvPenvioi de Foppression d«i homunss, et a je gardem t)e^ commaBdemenis. »

{je Imiit de cette déËitiie fit £»re un mou*yemept à Vsacmée de Chartes , pour se rappnv cher de la ville de Steiiing. Cromwdtt la sut*^ vît 9 ^m pouvoir .la forcer à mw bataille ; ii fit ak^ivs pa^sçF une partie de son armée àana^ le €omH de Fifç , pour pot^ter sur ce point Iput l'el^Ft de M guerre, U y passa bieiftèt htimefy^e ^ ^t a'emp^ra de la ville de St.-|Qinijstown . Il se trouvait ftinsi d^^èns le Boi , et kii fer^ xmit l'iotérîeur de l'Ëcdsse; mais û laûsait la Faute d'Angleterre ouverl^e devant \m. CromiMell ^daigna trop aon ennemi ; il pFévit eependant <^t que Gharies pMivatt faire , puisque^ le ^ fiaiUêt, ë é£FtiRail'(i) au parlenient qti'it ^vMt laifisé aasex de tnoupes pour arr^er la

(i) The Parliamçntiiry bidlçiy^ y- «x, p. 5aa

LITRE CIlTQHliME; 3^3

iQfKrcbe du Roi, s'il essayait de passer en An* gleterriç, Cette précaution rassura si peu le p^l^Uli^pt 9. qu'il autorisa sur «le «champ le QGU6^rd'<état à recrut» quatre mille hommes i65x. de tpoup^s nouirtUes , et fit tow les prépara** tifs dont l'audace de Charles justifia bientôt la n^cefisité*

Quand Charieft vit (derrière lui Cromwell, qui ppuYait» en affamant son camp, le forcer à CQuibaitre, et qui, vainqueur, lui fermait l'asyle des montagnes, alors ses enûntes et son courage le prédpitàrent à-la-fois sur l'Angli^^rre. Les provinces du nord étaient favorables k sa cause ; il réscJut de marcher par^là droit à Londres. C'était au mpins la plus belle manière de ae perdre. 11 pouvait tout espérer d'une pareille surprise , et de la soudaine ré* vi^lution .des esprits. Argyle refusa de suivre le EoL L'âïtreprisiQ Ait conduite avec tant de secret, que le fioi, parti le 29 juiUet, avait un jour de marcbe, avant que Cromwell fût instruit de sa résolution^ Le 6 ao^t il entra en Angleterre par Carlisle, avec une armée de seize mille hommes^ qu'il espérait grossir

ai.

3^4 HISTOIRE DE GROMWELL.

dans la rapidité de sa coufse. Un de ses plus fidèles amis ^ le comte de Derby, retiré dans File de Man, depuis la fin de la guerre, avait été prévenu de l'entreprise, et devait lui amener sur son passage ce qu'il aurait pu réunir de troupes.

Mais au bruit de cette marche , Cromwell se hâtait. Il fit d'abord partir Lambert et quelque cavalerie , pour suivre la trace' du Roi, avec ordre d'inquiéter sa marche , mais de ne point risquer d'action ,* et de conserver ses forces entières, jusqu'au moment où lui-même arriverait avec le reste de l'armée. Il choisit Monck, pour maintenir l'Ecosse en son absence. Il le chargea de veiller particulièrement sur Édinbourg et sur' Leith ; et ' comme il ne pouvait Ipi laisser de forces considérables , il lui prescrivit d'être sévère et' menaçant, d'intimider la noblesse, d'imposer sôlencé'aux prédicateurs, et de faire main-basse sur les garnisons qui se défendraient: instructions (i) que ce général suivit, avec une exactitude qui

le rendit la terreur de l'Ecosse.

(i) Clarendon's hislory, p. 6i5.

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