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les rues. La forteresse fut emportée d'assaut ; tst Cromwell fit massacrer sur l'heure toute la gamlscm , qui avût refusé dé se rendre. Il avait envoyé plusieurs détachements à la poursuite des restes de la cavalerie ennemie ; et on arrêtait pftr4i0Ut les malheureux Écoi$sais, contre lesquels une vieille itiimitié animait les habitants des càAipa|;i»è& A peine uh petit nombre se 8aiivèreiit4ls jusque dans leur pays, où ils trouvaient d'autres ennemis non moins implacab)e<9. Le brave Hamilton, laissé sur le diamp de bârtailte , la jambe brisée d'un boulet de canon ^ mourat le lendemain , heureux d'édiapper ainsi au supplice dont le vainqueur voulait en vain flétrir les nobles chels du parti vaincu»
Dons le tt^ansport d'tme si grande victoire, qu'il appelait une miséricorde Muh^nnànte, Cromwell (i) écrivait au partemëni : «Je vous <x prie de diriger toutes vos pensées k la gloire tf du Seigneur, qui a opéré cette grande libé^ (c ration , et de ne pas soufSrir que la satiété
(x) The Parliam#Ét«r]p Ifîflfbry , V. ïM/p. 4^.
« de tant de miséricordes continues produise « parmi vous l'orgueil et la licence , comme il ce est arrivé autrefois à un peuple élu de Dieu. « Mais puisse la crainte du Seigneur, inspirée <c par ses miséricordes mêmes, conserver tou- « jours l'autorité , et maihtenir dans l'humilité « et l'obéissance un peuple si protégé et béni « par tant ^e téipoignages. Que la miséricorde <c et la vérité émanent ,de vous comme un re- «c ipercieincirit offert au Seigneur; c'est là prière « de votr0 humble et EdèJe servitetoiri »
Malgré la pieuse modestie .de ce langage , Lu^low fait . remonter à cette époque la première révélation des ♦ projets ambitieux de CromweH. Il rapporte que Hiigh Peters j fanatique célèbre, dit à son retour de Worcester, que (i) Crojoo^well se- ferait .B(Oi{ Où pouvait le croire en voyapt que, sur le champ de bataille ,;il lajvait conféré dé sa main le gradé de chevalier à, deux de ses officiers, empruntant ainsi ,et Içs usages de la monarchie et la prérogative , perj&oniaelle du . souverain^ ^ .
( I ) LudloWj's^ çoemoirs , . y . t< , /p^ - 4 4 7 *
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Quelle que fût déjà son espérance , les serviles félicitations du parlement devaient l'augmenter. Cette assemblée, sauvée d'un grand péril , ne mit point de bornes à son enthousiasme. Elle fit préparer, à Hampton-Court , un appartement pour Croinwell , et lui envoya une députation, qui devait le féliciter sur le retour de sa santé , lui rendre grâce de ses éminents services , et l'inviter à venir se reposer dans la demeure qu'on lui avait fait préparer , et qui , par le voisinage de Londres , le mettrait à portée d'assister le parlement dans les grandes questions relatives au règlement des affaires publiques. Cromwell, qui^.par des motifs différents, se hâtait aussi de revenir à Londres, rencontra la députation sur sa route , ef l'accueillit avec honneur. Whitelocke (i) rapporte qu'en témoignage de reconnaissance, il fit présent à chaque député d'un cheval et dé deux prisonniers écossais. Â quelque distance de Londres , il fut reçu par le président.Bradshaw, par une foule de^ membres du pai^lement eb
i. (i) Whitelocke's memorials , p. 484. ,,
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par le$ ma^tmto de la cité. Un carrosse d'honneur l'altendait ; et la gazette du cx>nseild'état annonça qu'il ayait iîé reçu avec les i65i. plus grandes acclainatÎDQS de joie. Treize jours après la batailie de Worceater^ il était au mi*lieu du paiement; et, oomne c'était le seul ennemi qu'il pài craindre encore., il agitait les esprits pour nuoeiener ^ancienne que^on d'une repréa^otation plus légale.
Tandis que deux pouvoivs égalemeut injustes se préparaient ainsi à disputer les d^rta du trône , le ▼éritable souverain «rait en Angleterre , sans secours , sans asyle , et protégé par le bruit de aa mort, qui ralentissait l'ardeur de ses ennemis.
Il n^est pas de souvenirs plus attachants que ces infortunes royales, où l'intérêt d'une grande catastrophe historique se mêle à tout ee quf imagination pourrait inventer de combinaisons singulières ^ d'événements romanesques.
Forcé de quitter le diamp de bataille avec la cavalerie de Lesley, Charles s'était bien vite aperçu qu'une si mnabreuse escorte de fuyards ne serait pour lui qu'un péril de plus. Il quitta