LIVRE PREMIER
gouverneur de . la colonie ; il la troubla par ses doctrines ; et dans une société fondée sur la tolérance de tous les cultes , il ne put ni. trouver, ni laisser la paix. Repoussé vers l'Angleterre, il y reporta plus de modération , et se vit attaché au gouvernement par un emploi honorable ; mais une préférence injuste, qui blessait l'orgueil de sa famille, réveilla son génie turbulent ; il se livra sans réserve à l'amitié séditieuse de Pym; et la colère lui rendit tout son fanatisme, comme un instrument de vengeance. D'autres noms déjà célèj^res suivaient le même parti, distingué par l'éloquence et le génie politique. Il y avait avfsçi i|n nojflb^re d'hp^^f^flflcis arc)eiits et médipcres , qiji devaient s'élever et dominer, à mesure que la révolution avancerait , par cette loi qui condamne un parlement novateur à subir le joug des opinions violentes, après avoir é|:é emporté par les grands talents. C'était parmi eux que se formait la secte naissant^ des Indépendants , et que se cachait encore ^n homme supérieur à tous Ips partis commq au siet) ^ Çromwell , parvenu à la
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chambre des communes par d'obscures intrigues , et n'apportant au milieu des orateurs du peuple anglais qu'un extérieur vulgaire, un débit inculte , un langage pénible et fas*- ^^^' tidieux* Cependant, lorsqu'il vint siéger dans la chambre, Hampden, le montrant à quelques députés, qui s'étonnaient de la négligence de ses vêtements et de la rusticité de ses manières, leur dit : Ou je me trompe, ou cet hoihme si mal vêtu et dé si pauvre apparence , sera l'un des grands hommes de l'Angleterre.
Le moment de vérifier cette prédiction , la guerre civile approchait par la faiblesse du roi et par l'emportement des communes. Dès que les débats de la chambre commencèrent à tourner en attaques personnelles contre le roi, Cromwell se fit remarquer par l'amertume de son langage. La reine, catholique et toute . puissante sur l'esprit du roi, était principalement en butte à la haine des sectaires , et les amusements les plus innocents de sa Cbur servaient de prétexte à leurs pieuses diatribes. Un domestique de Prynne, député presbyte-