‹ Histoire de Cromwell (volume 4)Chapitre 18 sur 155 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

reux Strâfford. Le roi^ menacé par des soulèvements^ populaires , entraîné par la fausse politique dé son. conseil épiscopal , accepta ces deux actes : Tun contre le plus fidèle de ses amis , l'autre contre lui*méme , comme le dit WfaiCélocke ; ou plutôt^ il est vrai de dire que Charles , en reconnaissant une assemblée perpétuelle, qui bientôt serait exclusive , en souscrivat|t , pour ainsi dire, la déclaration i64i. de guerre des communes, ne porta pas un coup plus, mortel à sa propre autorité , qu'en abandonnant StràfFord à i'échafaud , et que , par une efirayantè justice, ringradtude du monarqpàe fut sa plus grande faute politique. Enhardies ^ar le siacrifice d'une si noblie victime , les communes s'accoutumèrent à la pensée de verser, au nom de l'État^ lé is^ng le plus illustre. Les cohceMsrons du roi , q^oi* que reçues avec transjport^ are calmèrent pas l'agitation èes commmies; \&t le voyage qu^il fit en Écésse , fonsr te rapprocher de ce peup]^ qui avait douane ]e signal de la frésîssistance , au^entà teur ikiquiétudv^. Les effroyables massacres de l'Irlande , commis par

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les catholiques , fournirent , à l'esprit de faction , le prétexte d'une nouvelle fureur. L'histoire rejette avec mépris les calomnies qui attribuaient à Charles une connivence dans le massacre de son peuple. Mais cm concevra sans peine combien la sombre inquiétude des fanatiques , l'adresse des ambitieux , et la cré^ dulité de la populace , devaient avidement recueillir ces bruits affreux, auxquels leur invraisemblance donnait l'air d'une, grande révélation. Cependant , telle était encore l'incertitude des sentiments puhlics>, que Charles ^ à son retour d'Ecosse , fut reçu par tous les ordres de l'État, avec les plus éclatants té^ moignages d'amour, dans, cette même ville que sept semaines après il devait quitter en fugitif, pour n'y reparaître qu'en prisonnier destiné à mourir sur l'échafaud.

Dès que le roi se retrouva vis*à-vis de sou.

jp'arlement , on proposa , dans la chambre des communes, un projet de remontrance plus véhément que jamais. Pendant que le projet était vivement soutenu par les hommes élo»

quents du parti, Gromwell l'appuyait de sa

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