‹ Histoire de Cromwell (volume 4)Chapitre 19 sur 155 · LIVRE PREfilER · texte numérisé non relu

LIVRE PREfilER

confiance et de son ardeur. Il ne concevait pas, disait-il, qu'on pût hésiter et remettre au lendemain la décision d'une chose si peu douteuse. Il le dit à lord Fakland , qui l'avertissait que le débat serait long. Le lendemain , jS^u lorsque le projet eût été emporté, après une discussion prolongée fort avant dans la nuit , et sei4ement à la majorité de quelques voix, comme il sortait du parlement à deux heures du matin , Fakland lui rappela ce qu'il lui avait dit : <k Oui, reprit Cromwell, une autre fois je vous croirai ; mais , ajouta-t-il à l'oreille de Fakland, si la remontrance n'avait point passé, je vendais le lendemain tout ce que je possède , et je n'aurais jamais revu l'Angleterre , et je connais beaucoup d'honnêtes gens qui étaient dans la même résolution. » Depuis cette re* montrance , les empiétements des communes furent rapides; et, poussée d'usurpations en usurpations, plus ambitieuse à mesure qu'elle était plus puissante, ayant trop dépouillé et trop irrité le roi pour oser ne pas lui ravir les defniers restes de sa prérogative , la chambre . s'attribua la conduite de la guerre dlr*

lande , demanda des gardes pour elle-même , et ordonna là suppression d'une garde nouvelle que Charles s'était formée. Le roi, par ilm coup d'autorité sans force et sans dignité , étant venu dans \^ sein du pariement pour arrêter cinq membres désignés , acheva d'irriter le pfeujile , et d'ôter tout respect aux commuhiés. Lés écrits séditieux se multiplièrent ; les évêqUes sont exclus de la chanâbre haute ; la reine, ihienacée d'une accusation, fuit 1642. en Hollande. Au milieu dés émeutes populaires , le roi se retire à Yorc ; de-là il négociait avec le parlement ; mais déjà' la révolte avait gagné pât-tout. Charles se présente aux portes de là ville de HttU; le gouverneur, inêlaiit à son ih&délité le feéréiiioniàl de l'obéissance,, lui déclaré , à gfehoux , du haut des murs, qu'il hé peut le recevoir. Les propositions que te parienieiit offrait alors à Gharies marquent assez cotttblen la pùiisisance î^islative devient à soh totir injuste et tyrahnique , lofsqu^dilè a franchi les bornes. Le parlement s'y réservait la nominalibn à tous les commandements, à to\ites les placés, «lême à

Page 1