‹ Histoire de Cromwell (volume 4)Chapitre 29 sur 155 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

leur approche et de leurs progrès , et une résolution énergique suffirait pour les arrêter. Mais la mollesse publique , et l'empressement des ambitions serviles*, leur fraient la route; et l'esclavage se réserve ensuite pour excuse la rapidité de leur élévation , qui semble avoir surpris les courages, et prévenu la résistance.

Whitelocke et Maynard , consultés sur le sens légal de ce mot incendiaire, et sur l'application qui pouvait en être faite à Cromwell , discutèrent la question en légistes et en hommes prudents. Après avoir fait sentir la diffi- C|ilté de recueillir des preuves suffisantes, et le danger d'une poursuite inutile , ils ne dissimulèrent pas le grand crédit de Cromwell sur la chambre , son talent, sa popularité, et toutes les ressources qu'il trouverait dans luimême et dans ses amis, pour repousser avec avantage une attaque à-la-fois si violente et si vague. HoUes, Stapleton, et quelques autres députés moins formalistes, et plus sincères amis de la liberté, nièrent cette popularité prétendue qui n'eût été d'ailleurs qu'un motif

^O HISTOIRE DE CBOMWELL.

dé plus pour se hêifet de perdre l'ambitieux qiïi: voulait en àbiïset. Mais lé comte (PEssex:; tiiïïirfe , comme tout Iiomme qui côristtlté dànis uii ùiômerit de périï, se détermina pùitt Fôpîniôh dé Whitelôcke, malgré les prières de ses amis, et sur- tout celléé de HoUês, qiiî pénétrait toute ramliitïoiï de Cromwell , et qui rappelait plusieurs de ses actions et dé ses paroïes propres à jtïôfïfier l'acctisatïon proposée.

Cette vaine èônsultàtîoù , qui hé resta pis igiioréè de Crônïwélt, iiè fut pour lui qu'un (r)' avertissement de pou^s'sèr âa fortuné éfî proportion de ïâ hàiné dé ses ettnéiiiis, et de leur impuissance avouée d'èlii-mi'êiiié^.

ÏI était d^aillèùrs pï^éi^èe par la situation gériérale dès événement^ ; les négociations avec lè ftdi n'étaient pas riléritiè^ (2) , et menaçaient de finir par Un traité qîiî , fût-il injurieux à la (ï^bûronne, aurait arrêté la révolution au moîiis

(i) Whitelocke's mémo riais of the english affaîrs , p. ii4* '

(2) Idem y p. 114.

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