‹ Histoire de Cromwell (volume 4)Chapitre 32 sur 155 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

tuation sanglante , et je dirai presque de lagonie où la longue durée de la guerre Fa déjà réduit ; au point que si nous ne poussons la guerre d'une manière plus vigoureuse et plus efficace , en jetant de côté toutes les mesures de lenteur, comme font des soldats de fortune y transportés au-delà des mers , nous fatiguerons le royaume de notre présence, et nous ferons haïr le nom du parlement. Que disent, en effet, les ennemis? que disent aussi beaucoup de gens qui étaient nos amis à l'ouverture des chambres ? Ils disent que les membres des deux chambres ont acquis de grandes places et des commandements ; qu'ils ont mis l'épée dans leurs mains ; que , par leur influence dans le parlement, par leur autorité sur l'armée , ils s'éterniseront dans le pouvoir, et ne laisseront pas la guerre se terminer promptement , de peur que leur ascendant ne finisse avec elle. J'exprime ici hautement et en face de tous, ce que d'autres murmurent au-dehors. Je suis loin de désigner personne. Je connais le mérite des généraux , membres des deux chambres , qui sont encore en pou-

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voir; mais si je puis manifester ma conscience, sans aucune application personnelle , je sens que si l'armée n'est p;as réglée sur d'autres principes , et la guerre suivie avec plus de vigueur, le peuple m peut supporter la guerre plus long-temps , et qu'il nous forcera à une paix déshonorante. »

Il eut soin d'ajopter, avec uw feinte modération, que la chambre ne devait pas insister rigoureusement sur les néj^ligences ow les fautes que les généraux avaient pu commettre, qu'il s'en reprochait lui - mêjne plusieurs , qu'elles étaient inévitables , et qu'il ne s'agissait plus que de les réparer.

« Nous avons , dit-il alors , des cœurs trop anglais , et frpp dévoués au bien général de la patrie , notre mère , pour que les membres de l'une ou de l'autre chambre hésitent à se rçnonc^r eux-mêmes , et k sacrifier leurs intérêts privés au bien public , sans croire qu'il y ait le moindre déshonneur pour eux , quelle que soit la décision du parlement sur ce grave sujet. »

Cette idée de renoncement volontaire, cet tç

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