XIV OBSERVATIONS
vaient alors paraître décisives pour la perte ou pour raffermissement de la liberté.
En cherchant à retracer ce tableau, si étran-» ger à nos mœurs et à notre destinée , l'historien ne peut être inspiré que par la plus juste , et j'ajouterai la plus facile impartialité. D'ailleurs les véritables hommes de lettres savent bien que l'on ne peut aimer les lettres , sans les préférer à toute autre chose , et sans tout sacrifier à cette vérité, dont elles ont plus besoin que du talent, et qui les honore da-> vantage. Dans les recherches que j'ai faites , pour le choix des autorités, pour la discussion des témoignages, j'ai suivi les traces que M. de Lally-ToUendal avait indiquées dans son brillant Essai sur la vie de Strafford ^ sujet si rempli d'instructions et si voisin de l'époque dont je m'occupe. C'est donc à M. de Lally- ToUendal que je dois offrir particulièrement cet ouvrage, où, à défaut de l'éloquence dont il a donné l'exemple, et qui tient de trop près
PRÉLIMIICAIKES. XY
à la vérité pour n'être pas bien placée dans rhistoire, j'ai voulu reproduire son intègre et savante exactitude , et ses sentiments de justice et de liberté. Qu'il me permette moins de lui adresser un hommage que de m'honorer de son nom. Recevez , mon illustre ami , recevez cet essai d'un jeune homme qui s'est pénétré de vos écrits, comme il partage vos principes ; qui vou(&:*ait imiter les uns , et se rendre digne des autres , et à qui vous accorderez toujours, quel que soit le sort de ce livre, la protection de votre estime et l'encouragement de votre amitié.
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